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LE CARTOPHILION
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11 juillet 2025

Tour de France 1905 (2e partie), Nancy-Besançon par le Ballon d’Alsace et Belfort

Après avoir découvert l’organisation de cette 3e édition du Tour de France, et la première étape, nous entrons dans le vif du sujet, en un mot et même en plusieurs, avec une double première en 1905 ! La deuxième étape emmenait les coureurs de Nancy à Besançon, avec le franchissement d’un col pour la première fois !

 

Cette étape avait un parfum particulier, car pour la première fois, le Tour de France venait sur les routes du Territoire de Belfort, et le premier col à escalader fut le Ballon d’Alsace !

Annonce Tour de France 1905 (Journal L'Auto, Gallica BNF)

 

Si Belfort ne pouvait pas s’offrir un feu d’artifice en avant-première, car la Cité du Lion ne fut que ville de passage en 1905, elle marqua des points (de la montagne), pour le futur. Les coureurs s’arrêtèrent tout de même, pour signer la feuille de contrôle et se désaltérer !

 

Au programme de la deuxième étape de cet article, le déroulement de cette étape Nancy-Besançon.

 

NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder au Sommaire des Tours de France, dont la 1ère partie de cet article.

 

Deuxième partie de l'article

 

Pour mémoire

 

Lors de la 1ère étape entre Noisy-le-Grand et Nancy, la victoire revint à Louis Trousselier qui était un des favoris du Tour, il devança avec une marge de 3 minutes, Jean-Baptiste Dortignacq et René Pottier, donnant ce classement au général, mais en points (1, 2 et 3 points).

 

2e étape : Nancy – Besançon, le 11 juillet 2025

 

Comme annoncé avec force trompettes, la 2e étape Nancy-Besançon empruntait les routes du Territoire de Belfort, sans s’arrêter ou presque, et avait pour la première fois sur le Tour de France, un col à franchir avec celui du Ballon d’Alsace.

Annonce Tour de France 1905 (Journal L'Auto, Gallica BNF)

 

Le programme de l’étape

 

Départ de Nancy ou presque, puis Lunéville (28e km), Baccarat (53e km), Épinal (95e km), Remiremont (122e km), Le Thillot (143e km), Saint-Maurice (148e km), le Ballon d’Alsace (165e km), Lepuix (187e km), Giromagny (189e km), Chaux (193e km), Valdoie (197e km), Belfort (202), Danjoutin (205e km), Trétudans (210e km), Châtenois-les-Forges (212e km),

L’étape Nancy-Besançon (Journal L'Auto, Gallica BNF)

 

La suite de l’étape, avec Nommay (214e km), Montbéliard ( 219e km), L’Isle-sur-le-Doubs (242e km), Clerval (253e km), Baume-les-Dames (268e km) et l'arrivée à Besançon (299e km).

 

Une étape de 299 kilomètres

 

Le contrôle de départ de la 2e étape Nancy-Besançon, fut installé au Grand Café du Glacier, place Stanislas, sous l’autorité de Robert Desmarets, le correspondant du journal L’Auto, l’organisateur du Tour.

Carte postale Nancy Grand Café du Glacier (coll. privée)

 

Le départ de Nancy, fut donné en réalité à Jarville, à 3 heures du matin, le mardi 11 juillet 1905, sur la route de Strasbourg, à la hauteur du café-restaurant du Haut de la Côte. En ce lieu, fut effectué l’appel, avant de lâcher les 44 coureurs restants sur 60 au départ, pour une première sur le Tour de France, avec le col du Ballon d’Alsace à franchir, dépassant l’altitude des 1 000 mètres !

Carte postale Jarville La Grande Rue (coll. privée)

 

Dès le départ, les hostilités furent engagées et rapidement un peloton d’une vingtaine d’unités prit les affaires en main. Mais avant d’arriver à Lunéville (28e km), les coureurs rencontrèrent des spectateurs un peu encombrant, qui occupaient la route en rang serré, des moutons avaient décidé d’effectuer un piquenique sur cette voie empruntée par des bipèdes à bicyclette.

 

La ville vit arriver ce petit peloton formé de 18 coureurs, en avant-garde, il possédait 10 minutes d’avance sur l’horaire estimé prévu à 3h35. On y trouvait les favoris, Hippolyte Aucouturier, Louis Trousselier, Henri Cornet, René Pottier, Louis Petit-Breton…

Carte postale Lunéville Gruss (coll. privée)

 

Après les moutons, les coureurs durent faire face à de nouveaux empêcheurs de rouler, avec la présence de clous, des vrais clous et non des clous de girofle !

 

Épinal (95 km) fut atteint peu après 6 heures où était prévu un contrôle. La foule peu disciplinée, avait envahi les rues où devaient passer les coureurs. Ils devaient s’arrêter car un poste de contrôle fixe était prévu, pour signer la feuille de contrôle. Ils en profitèrent pour se ravitailler.

Carte postale Épinal Papillon souvenir (coll. privée)

 

Les favoris en-tête à Lunéville avaient une toute légère avance sur les autres concurrents du groupe de tête, Petit-Breton était à une minute, les suivants commençaient à décrocher suite à l’allure imposée par les meneurs.

 

Le petit peloton formé peu à après le départ, ne l’était plus au passage à Remiremont (115e km) car 7 coureurs avaient creusé irrémédiablement un écart de près de 10 minutes, Hippolyte Aucouturier, Henri Cornet, Émile Georget, Julien Maitron, Lucien Petit-Breton, René Pottier et Louis Trousselier,

 

Peu avant 8 heures, ce groupe, moins Julien Maitron, arriva au pied du Ballon d’Alsace, où ils enfourchèrent des bicyclettes avec un développement plus faible, 4,50 mètres, mises à leur disposition. Car ils devaient affronter les 12 kilomètres de la route exigeante pour atteindre le col, avec des pentes de 8 à 10%.

 

Lucien Petit-Breton fut retardé lors du changement de machine, suite à la maladresse d’un aide ! Il vit partir ses 5 concurrents qui appuyèrent énergiquement sur les pédales, voyant l’opportunité d’éliminer un candidat à passer en tête du col de cette nouvelle difficulté mise au programme de cette 3e édition du Tour.

Carte postale Ballon d’Alsace un des dernier lacet (coll. privée)

 

Après les premiers kilomètres, Henri Cornet attaqua ses adversaires, provoquant le lâcher prise de Louis Trousselier, obligé de laisser partir les quatre autres… À nouveau, le vainqueur 1904 lança une nouvelle attaque qui fit décrocher Émile Louis Petit-Breton.

 

Ce dernier se croyant le plus fort à cet exercice fut contré par Hippolyte Aucouturier mais le 3e larron, René Pottier qui avait attendu son heure, le rattrapa et le décrocha pour passer en tête le sommet.

 

René Pottier fut donc le premier coureur à franchir le col du Ballon d’Alsace le 11 juillet 1905.

Carte postale René Pottier (coll. privée)

 

Nouveau changement de bicyclette, pour dévaler les pentes et tenter de conserver son avance.

 

Sur l’itinéraire prévu qui passait par Lepuix, Giromagny dont c'était jour de marché, Chaux, Valdoie, Offemont via Le Martinet, Belfort via le quai Vauban, le pont Carnot et la place Corbis, René Pottier conserva son avance.

 

Derrière lui, vinrent Hippolyte Aucouturier, Remi Cornet et Louis Trousselier, mais ne purent le rattraper, avant d’entrer dans la Cité du Lion.

 

Belfort (198e km)reçoit pour la 1ère fois, le Tour

 

Pour accueillir le premier passage de cette 3e édition du Tour de France, les belfortains et autres, qui n’étaient pas montés au Ballon d’Alsace, étaient venus au bord des routes dès 9 heures, le passage était prévu vers 10h30, pour applaudir les coureurs venant pour la première fois sur ces routes du Territoire.

Carte postale Belfort 1905 (coll. JM)

 

Les coureurs devaient s’arrêter que quelques minutes dans la Cité du Lion, sans pouvoir le visiter, seulement signer la feuille de contrôle et se rafraîchir. Pour effectuer les enregistrements du passage, les commissaires s’étaient installés devant l’Hôtel de l’Ancienne Poste tenu par Jean Weber, place Corbis, qui était le siège de l’Automobile Club.

Carte postale Belfort Hôtel de l’Ancienne Poste (coll. JM)

 

Ce lieu emblématique de Belfort, vit d’autres Tours de France !

 

NA : Un lien en fin de texte, permet d’accéder à l’article consacré à cette importante enseigne de Belfort.

 

À la table de contrôle, il y avait le représentant du journal de L’Auto, Charles Chaussin fils, le président du Cycle Belfortain, Jules Wolf, le président des Sports Réunis de Belfort, Alfred Cerf, les présidents des Vélocipédiques Belfortains et des Touristes Belfortains. Leurs membres s’étaient positionnés pour aider la maréchaussée à maintenir un couloir de passage des coureurs.

 

René Pottier arriva donc le premier à 9h53, pour effectuer la signature prouvant son passage, se passa une éponge sur le visage à la buvette organisée par la société Peugeot, pour ceux courant avec leurs bicyclettes, but un bouillon et remonta sur sa machine pour rejoindre Besançon, distant de 101 kilomètres.

Carte postale René Pottier (coll. privée)

 

Il fut suivi à 2 minutes par Hippolyte Hippolyte Aucouturier, puis à 4 minutes par Louis Trousselier, à 5 minutes par Julien Maitron, à 10 minutes par Remi Cornet et Louis Petit-Breton…

 

Pour cette premier passage à Belfort, mettons à l’honneur les autres coureurs

 

Germain Fourchotte à 30 mn, Julien Gabory à 36 mn, Lucien Petit-Breton à 39 mn, Jean-Baptiste Dortignaqc à 1h 03mn, Elie Monge à 1h 12 mn, Jean-Baptiste Fischer à 1h 17 mn, Paul Chauvet à 1h 19 mn, Augustin Ringeval à 1h 42 mn, Martin Soulié à 1h 50 mn, Alois Catteau à 1h 53 mn, Léon Leygoutte à 2h 37 mn, Georges Seres à 2h 44 mn, Gustave Guillarme, Camille Fily et Maurice Carrère à 2h 52 mn, Georges Pasquier et Edouard Wattelier à 2h 53 mn, Philippe Pautrat à 2h 37 mn, Auguste Théo et XXX Pinchau à 3h 04 mn, Auguste Daumain à 4h 38 mn, Maurice Decaup, Henri Richard et Henri Pépin à 5h 47 mn, Clovis Lacroix à 5h 51 mn, Fernand Lallement à 7h 13 mn.

 

Le 33e et dernier coureur fut Pierre Desvages qui arriva à Belfort, à 18h 21 mn. Le vainqueur de l’étape était arrivé à Besançon, depuis plusieurs heures.

 

Le contrôle fut fermé à l’horaire défini, 19 heures

 

Un fait de course !

 

Pour la suite de la course, suivant les journaux locaux et même suivant les reporters du journal L’Auto, on a des information un peu contradictoires ! Chacun raconterait-il son histoire ? Je vous laisse juger…

 

Le journal L’Alsace tout comme Le Journal de Belfort

 

Voici une première version d’un fait s’étant déroulé à Châtenois-les-Forges

 

"A Châtenois, la machine de Pottier heurte un obstacle, la roue de derrière se brise ; un amateur qui est là prête sa bicyclette au vaillant coureur qui continue sa route, ayant un kilomètre d’avance."

 

Le journal Le Haut-Rhin Républicain

 

Une deuxième version donnée par ce titre de presse

 

"Sur la route de Châtenois, un cycliste du nom de Burrer de Châtenois, qui accompagnait Pottier l’a heurté et a brisé la roue d’arrière de sa machine. Pottier, mis ainsi en impossibilité de poursuivre sa route, pleurait déjà de rage quand un employé de la maison Terrot passa juste à point. Enfourcher sa bécane sans seulement se donner la peine de prendre les provisions que portait son autre machine fut l’affaire d’un instant pour Pottier, qui changea ensuite à Montbéliard."

 

Le passage dans la Cité des Princes

 

À Montbéliard (215e km) était installé un contrôle volant* au café Choulet, avenue des Fosses, tenu par des membres des comités des Sports Réunis Montbéliardais et du Vélo Club.

 

*Contrôle volant : Si les coureurs étaient informés des contrôles fixes, par contre, ils ne l’étaient pour les contrôles volants.

Carte postale Montbéliard Rue des Fosses (coll. privée)

 

Parcourons, non pas à bicyclette, mais en lecture, la suite des comptes-rendus de la presse sur la suite de ce fait de course !

 

Le journal L’Alsace tout comme Le Journal de Belfort et le bulletin La Voge

 

Ces 2 journaux et le bulletin possèdent le même compte-rendu dans la Cité des Princes.

 

"À Montbéliard, Pottier, Hippolyte Aucouturier et Louis Trousselier sont ensemble;  au milieu de la ville, le peloton fait une chute sans gravité, heureusement. Les trois cyclistes sont vite en machine et repartent à un train d’enfer.
Tous les coureurs avaient bonne allure, malgré la température torride.
"

 

Le Journal L’Auto

 

Deux versions descriptives différentes dans le journal L’Auto !

 

   - Dans le descriptif détaillé ville par ville

 

"Pottier tombe sur les contrôleurs avec trois-quarts d’avance. Il est, en effet, 10h 25. Le champion de Levallois est seul ; il ne ralentit même pas devant le contrôle, se sachant poursuivi. En effet, Hippolyte Aucouturier arrive à 10h28. Il demande si Pottier est loin. On lui fait part du faible retard qu’il a sur le leader.
  - Ca va bien, répond-il simplement, je l’aurai avant Besançon.
Puis le grand Hippolyte disparu, c’est au tour du joyeux Louis Trousselier
"

 

   - Dans les commentaires, certainement d’un autre reporter

 

"À Montbéliard nous rejoignons Louis Trousselier qui arrêté au contrôle, prend quelques soins nécessaires pour l’état de son estomac. Un peu plus loin voici Pottier, que nous pronostiquions déjà comme gagnant certain, occupé à changer le tube de sa roue avant, qui a crevé. Naturellement, Hippolyte Aucouturier lui a repris le commandement, non sans lui avoir en passant donné un tube de rechange, accomplissant ainsi une action qui vaut d’être signalée."

 

Comme vous avez pu le lire comme moi, on y perd les pédales… je préfère poser sinon pied à terre, ne pas tenter de construire une hypothèse chancelante !

 

Le 4e coureur qui passa devant la table de contrôle fut Julien Maitron à 10h45, Remi Cornet à 10h50, Germain Fourchotte à 11 heures…

 

À noter, que les quatre premiers coureurs chevauchaient une bicyclette Peugeot, construite à une petite dizaine de kilomètres de Montbéliard, à Valentigney.

Carte postale Valentigney Usine Peugeot (coll. privée)

 

Il restait 84 kilomètres aux coureurs pour rejoindre Besançon.

 

La suite de la course, direction Besançon

 

Le premier, à Baume-les-Dames (168e km), fut Hippolyte Aucouturier, peu après midi, 12h12 pour être précis, devançant René Pottier de 8 minutes, suivit de Julien Maitron, Rémi Cornet, Germain Fourchotte…

Carte postale Baume-les-Dames Vue générale (coll. privée)

 

Un autre groupe formé de Louis Petit-Breton, Julien Gabory, Jean-Baptiste Dortignacq… tentait de revenir sur la tête de la course.

 

L’arrivée à Besançon (299e km) fut prononcée à… 3 kilomètres de la ville, toujours dans le but de maîtriser les mouvements de foules qui avaient laissé des traces chez l’organisateur, suite aux nombreux débordements constatés lors des deux éditions précédentes. Elle fut effectuée sous la direction d’Abran avec son drapeau jaune, aidé par le représentant du journal L’Auto, XXX Drouhart et d’autres personnes…

 

La victoire revint à Hippolyte Aucouturier qui passa la ligne à 13h11.

Image Félix Potin Hippolyte Hippolyte Aucouturier (coll. privée)

 

Le coureur bien épuisé eut ses paroles hachées "À je n’ai jamais rien fait de plus dure. Ce fut terrible, surtout la montée du Ballon où Cornet et surtout Pottier nous ont men’… la dance que vous avez été témoin..."

 

La suite du classement de la 2e étape

 

   - 2e René Pottier à 10 minutes
   - 3e Louis Trousselier à 26 minutes
   - 4e Julien Maitron à 33 minutes
   - 5e Rémi Cornet à 45 minutes

 

Le Classement général

 

   - 1er René Pottier avec seulement 6 points, était en tête

Carte postale René Pottier (coll. privée)

 

   - 2e Hippolyte Aucouturier avec 9 points
   - 3e Louis Trousselier avec
9 points
   - 4e Rémi Cornet avec 21 points
   - 5e Jean-Baptiste Dortignacq avec 28 points.

 

Au bout de deux étapes, les écarts étaient déjà importants entre les cinq premiers du classement général.

 

Fin de la 2e partie de l’article

 

NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder à la 3e partie de l’article via le Sommaire des Tours de France, ainsi qu’à la 1ère partie.

 

Épilogue

 

Ce Tour de France de 1905 fut une édition particulière, d’une part pour les coureurs avec l’ascension du premier col sur cette jeune compétition, et d’autre part pour le département belfortain, qui l’accueillait, pour la première fois. Ces routes offraient leur plus haut col, avec le Ballon d’Alsace.

 

Ce fut René Pottier qui traversa tout le département en tête.

 

La deuxième étape entre Nancy et Besançon, fut remportée par un des favoris, Hippolyte Aucouturier.

 

JM

 

Liens pour accéder aux articles cités

 

Sommaire des Tours de France : Cliquer ici

 

L'Hôtel de l'Ancienne Poste : Cliquer ici

 

Références presse : Journaux La Frontière, Le Haut-Rhin Républicain et L’Alsace (doc. Archives départementales du Territoire de Belfort), Journal L'Auto (doc. Gallica BNF), La Voge (doc. BF), Divers autres titres…

 

Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…

 

Infos pratiques  

 

Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.

 

En cliquant sur une photo ou un document, vous pouvez l’agrandir.

 

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