Tour de France 1925 (1ère partie) : la présentation de cette édition et la 1ère étape
MAJ le 21 juillet 2025
Pour la 6e année consécutive, le Tour de France ne fit qu’emprunter les routes du Territoire de Belfort, sans étape à Belfort. Avant la Première Guerre Mondiale, à partir de 1907, la Cité du Lion eut ce privilège, mais le retour de l’Alsace à la France, le fit perdre.
Le passage des coureurs fut sur le parcours de la 13e étape, entre Évian-les-Bains et Mulhouse, le lundi 13 juillet.
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Extrait du journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
Toujours organisée par le journal L'Auto, sous la responsabilité d'Henri Desgrange, cette 19e édition se déroula du 21 juin au 19 juillet !
Cet article étant très dense, je le propose en plusieurs parties, la première présentant l’organisation de cette édition et la première étape.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au Sommaire des articles consacrés au Tour de France et à la deuxième partie de cet article.
Première demi-étape de l'article
Présentation de la 19e édition
Pour cette 19e édition, les organisateurs modifièrent le nombre d’étapes, par rapport à l’édition précédente, en passant de 15 à 18 étapes, en conservant peu ou prou, le même nombre de kilomètres (5 de plus).
Le Tour de France 1925 se déroula du 21 juin au 19 juillet, avec au programme 5 430 kilomètres, entre Paris… et Paris, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, d'Ouest en Est.
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Carte du Tour de France 1925 (réal. BF)
Une autre évolution, fut le nombre de jours de repos ! Lors des éditions précédentes, les coureurs alternaient étape et repos. Pour cette édition, ce nombre de jours fut réduit à onze, donc les coureurs devaient courir des journées consécutives sans repos, de la 3e à 6e étape, 7e et 8e étape, et de la 10e à la 12e étape.
Les bonifications en temps appliquées en 1924, furent supprimées.
Le départ réel était prévu le 21 juin, depuis la commune Le Vésinet.
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Carte postale Le Vésinet Multivues (coll. privée)
Le classement général était établi en additionnant les temps réalisés lors des étapes.
Les participants
Au 13 juin, à la fermeture des engagements, 150 coureurs s'étaient inscrits à cette édition. Ils étaient classés dans deux catégories, les 41 coureurs groupés (1ère) ou les 109 touristes-routiers (2e).
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Illustration (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Lors de l’étape, les coureurs ne pouvaient pas bénéficier d’entraîneurs, de soigneurs et de suiveurs.
Les coureurs étaient majoritairement français, belges et italiens, il y avait aussi 4 suisses, 3 luxembourgeois et un espagnol.
Les coureurs groupés (équipe)
En réalité, le départ vit un nombre de coureurs plus faible, seuls 130 concurrents furent qualifiés !
Nouveauté en 1925, furent autorisées les équipes formées de plusieurs coureurs, 12 au maximum; dix furent constituées entre une marque de bicyclette et une marque de pneumatique, regroupant les 39 coureurs qualifiés*
*Coureur qualifié : Coureurs ayant eu sa bicyclette plombée.
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Extrait publicité marque Automoto (doc. Gallica, BNF)
- J. Alavoine-Dunlop (1 coureur, maillot XXX)
- Alcyon-Dunlop (6 coureurs, maillot bleu ciel)
- Armor-Dunlop (2 coureurs, maillot vert clair)
- Automoto-Hutchinson 6 coureurs, maillot violet)
- Christophe-Hutchison (3 coureurs, maillot bleu et bande jaune)
- Labor-Dunlop (2 coureurs, maillot bleu ciel)
- J.B. Louvet-Pouchois (8 coureurs, maillot vert foncé)
- Jean Louvet-Hutchinson (3 coureurs, maillot XXX)
- Meteore-Wolber (6 coureurs, maillot XXX)
- Thomann-Dunlop (2 coureurs, maillot orange)
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Extrait publicité marque Christophe (doc. Gallica, BNF)
Les grosses équipes étaient panachées hormis Meteore qui avait 5 italiens et un français
L’équipe Automoto qui était sur le papier, la favorite, avec le Champion en titre du Tour de France 1924, l’italien Ottavio Bottecchia.
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Extrait du Miroir du Sport, Ottavio Bottecchia (doc. Gallica, BNF)
Ainsi que deux autres anciens vainqueurs du Tour de France, avec le belge Philippe Thys avec 3 tours à son palmarès (1913, 1914 et 1920), et Henri Pélissier (1923). Les trois autres coureurs n’étaient pas des inconnus, avec le frère à Henri Pélissier, Francis, et les frères belges Jules et Lucien Buysse. Ce dernier avait terminé 3e du Tour 1924.
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Carte postale Le belge Philippe Thys (coll. privée)
Celle qui pouvait potentiellement tenir la dragée haute, était l’équipe Alcyon avec le luxembourgeois Nicolas Franz, 2e en 1924, l’italien Bartolomeo Aimo, 4e en 1924 et l’homme en forme, le belge Félix Sellier, 3e en 1922 mais vainqueur du Paris-Roubaix.
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Carte postale Le luxembourgeois Nicolas Franz (coll. privée)
Mais une révélation était tout autant possible…
La création des équipes fit, que les coureurs pouvaient s’entraider (dépannage, ravitaillement...), ce qui n’était pas autorisé dans les éditions précédentes.
Les Touristes-Routiers
Les 91 autres coureurs qualifiés étaient classés dans la catégorie 2, les Touristes-Routiers.
Ils avaient la possibilité de faire appel à un manager, M. Montillon, qui assurait le transport des bagages, la retenue des chambres dans les hôtels. Il intervenait en cas de soins ou autres. Cette prestation était facturée, tout de même, 110 francs.
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Illustration (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Ces coureurs étaient ravitaillés gratuitement par l’organisation lors des 18 étapes, par contre lors des jours de repos, ils devaient se prendre en charge.
Maillot jaune
Le leader du classement général devait impérativement porter un Maillot Jaune; il était prioritaire sur le maillot du champion national.
Bicyclette
Les coureurs ne devaient utiliser qu’une seule bicyclette par ailleurs plombée aux raccords du cadre et aux moyeux des roues; le poinçonnage comme les années précédentes fut abandonné. Une plaque, marquée du numéro attribué aux dimensions définies, était fixée sur l'avant du cadre, peinte en blanc et chiffres en noir.
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Format de la plaque réglementaire (doc L'Auto, Gallica BNF)
L’opération étant effectuée sous la responsabilité de Charles Ravaud et d‘un commissaire.
Les Touristes-routiers ne pouvaient pas changer de marque de bicyclette après que celle du départ soit plombée.
Elles possédaient un développement compris entre 5,35 et 5,60 mètres.
Les voitures officielles
Pour cette 19e édition, 17 voitures officielles accompagnèrent les coureurs, parmi celles-ci
- une Peugeot 18 HP ayant à son bord, Henri Desgrange, le directeur de la course
- une Diatto 20 HP, Louis Cazelis, secrétaire général et Henry Decoin
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La voiture du directeur de la course, une Peugeot 18HP
(doc L'Auto, Gallica BNF)
Quatre marques de coureurs groupés avaient leur voiture, qui véhiculaient chacune un commissaire de course
- une Panhard 16 HP, M. Monyet, directeur d’Automoto, M. Pierrard, directeur sportif
- J.-B. Louvet avec M. Maisonnas, directeur de la marque
- Meteore, avec M. Ponlet, le directeur commercial et sportif
- Aleyron avec M. Feuillet, le directeur sportif
Il y avait aussi les automobiles des journaux suivant la course, L’Auto en auto Dietrich, Le Miroir des Sports, Sporting en auto Voisin, Le Petit Parisien (2 autos), Aéro-Sports avec MM. Pevriller et Chapel, L‘Intransigeant en auto Peugeot, La Dernière Heure de Bruxelles, avec M. Tack et la Gazzetta Dello Sport avec M. Fabio Oriandini, et celles des établissements Gaumont en auto Voisin et du service "Roi de la pédale" en auto Marmont.
Les primes et challenges
Au départ du Tour, les primes principales prévues furent celles de l’organisateur L’Auto et des Produits Gibbs; elles furent complétées d’autres nombreuses, tout le long des étapes, par des sociétés, des municipalités, des commerces et des particuliers.
Prix officiels distribués par L'Auto
Bien entendu, ce Tour de France comme les précédents était doté de nombreux prix attribués par l'organisateur, suivant les résultats des coureurs pour un montant total de 100 000,00 francs.
Les primes pour les coureurs de la 1ère catégorie (équipe)
Pour chaque étape n°4 à 7, 10 & 11 : 600, 400, 300, 200, 150, 100, 100 et 100 francs
Autres étapes : 1 200, 700, 500, 400, 300, 200 et 150 francs
Pour le classement général, 9 primes : 15 000, 7 000, 3 500, 1 500, 1000, 600, 300, 200, 160 et 5 fois 100 francs
Les primes pour les Touristes-routiers (2e catégorie)
Pour chaque étape n°4 à 7, 10 & 11 : 300, 200, 150, 100 75, 50 et 50 francs
Autres étapes : 200, 150, 100 75, 50 et 50 francs
Classement général : montants identiques à celles de la 1ère catégorie.
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Illustration (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Tout Touriste-routier n’ayant pas gagné un montant de 600 francs, touchait 20 francs par jour de présence sur le Tour.
Une nouveauté en 1925, des primes de bonne conduite furent créées, récompensant les deux coureurs ayant fait "le plus d’étincelles" dans l’étape. Montant maximum, 500 francs à la discrétion du directeur du Tour, Henri Desgrange.
Sommes complémentaires (article 80)
Cette catégorie bénéficiait en plus, article 80 du règlement, de 50% des sommes gagnées par les coureurs étant arrivé à 12 ou plus, ainsi que les sommes gagnées par les coureurs ayant abandonné sans motif.
La décision revenait au directeur de la course en fonction de la situation de l'abandon. Le montant redistribué était réparti ainsi
- 40% au premier
- 20% au deuxième
- 12% au troisième
- 8% au quatrième
- 5% au cinquième
Et 15% à répartir par parts égales entre les suivants, à la condition qu’elle ne dépasse pas le montant du 5e au général.
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Illustration (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Primes Gibbs
Plusieurs sociétés annoncèrent avant le départ, l’attribution de primes en compléments de celles du journal L’Auto; la plus généreuse chaque année, fut celle des propriétaires des Produits Gibbs, P. Thibaut et Cie, qui dotèrent cette édition d’une somme totale de 35 000,00 francs se déclinant ainsi
- 1er au classement général : 10 000,00 francs
- 2e au classement général : 5 000,00 francs
- 3e au classement général : 2 000,00 francs
Et au 1er de chaque étape : 1000,00 francs (18 étapes = 18 000,00 francs)
Les commissaires
Pour cette édition, les commissaires furent André Trialoux, ancien coureur et directeur sportif, fort de son expérience, étant présent sur les trois derniers Tours. Il fut épaulé par Henry Dyvrande, avocat à la Cour de Caen (en charge des litiges) et XXX Heil qui avaient, eux aussi, de l’expérience.
Le capitaine Degraine qui était prévu en tant que commissaire, fut le chronométreur à l’arrivée des étapes, en l’absence imprévue de Maurice Machurey.
Paris, départ le 21 juin de la 19e édition
Le départ fictif du Tour de France 1925, comme l'année précédente, s’effectua depuis le parc d’attraction Luna-Park, porte Maillot, lieu permettant de maîtriser les débordements du public.
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Carte postale Paris Luna Park (coll. privée)
Le rendez-vous pour le départ des coureurs, fut donné le samedi 20 juin à partir de 22h30 en ce lieu. Ils devaient émarger la feuille de contrôle et recevoir leur dossard, de 23 heures à une heure du matin. Ces opérations furent effectuées sous la direction de Charles Ravaud de L'Auto; il était assisté d'André Ravaud, Emilien Robert et de Jean Ferry, le président du Vélo Club de Paris.
Le public avait accès au Parc, en réglant un droit d'entrée de 2,00 francs.
Une foule considérable, malgré l'heure tardive, était venue pour voir et applaudir les coureurs, tant à l'intérieur du Luna Park qu'à l'extérieur. La maréchaussée renforcée, avec 200 policiers, sous le commandement du commissaire de police de Neuilly, permettait de contenir les excitations d'un public enthousiaste.
Du côté du Vésinet, les commerçants avaient organisé des animations, type kermesse pour recevoir le public qui voulait voir le départ réel des coureurs, prévu à partir de leur commune.
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Illustration (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
L'appel fut effectué à 1h15 et un quart d’heure plus tard, les 130 coureurs finalement qualifiés firent un départ fictif pour rejoindre Le Vésinet, le lieu de départ réel. La voiture de Charles Ravaud ouvrait la route au peloton. 20 coureurs ne s’étaient pas présentés pour plomber leurs bicyclettes, 2 groupés et 18 touristes-routiers, donc exclu du départ officiel. Officiel, car certains non qualifiés effectuaient tout ou partie des étapes du Tour !
Pour rejoindre la ligne de départ réelle, le cortège, car les coureurs et les organisateurs furent accompagnés par plus de 100 automobiles et près d’un millier de sportsmen… passa devant une double haie de spectateurs applaudissant et criant certains noms des forçats de la route, reconnus.
Il emprunta le boulevard de Verdun, avenue du Roule, boulevard Hardon, le pont de Neuilly, avenue de la Défense, la route de Rueil, la route de Nanterre, le pont de Chatou pour atteindre Le Vésinet.
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Carte postale Le Vésinet Multivues (coll. privée)
Paris-le Havre, 21 juin 1925
Le départ du Tour de France 1925 fut donné à 2 heures du matin, à la hauteur des Établissements Julien Rudolphe, l’ancien As du demi-fond, reconverti à la fabrication de bicyclettes, par Charles Ravaud qui cria l’interjection de circonstance "Partez, messieurs !", libérant les 90 concurrents devant parcourir les 5430 kilomètres pour revenir à Paris, le 19 juillet.
Ils appuyèrent sur les pédales en direction de Saint-Germain-en-Laye pour rejoindre Le Havre, devant effectuer 340 kilomètres pour cette première et longue étape
La course eut du mal à se mettre en route, malgré les kilomètres déjà parcourus, car à Beauvais (90e km), lieu du ravitaillement avec 3 minutes neutralisées, le peloton était toujours formé d’une centaine de coureurs.
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Carte postale Souvenir de Beauvais (coll. privée)
Il fallut atteindre Le Tréport (183e km) pour que la course se décante, et voir un peloton amoindri avec moins de 60 unités, dont les favoris bien présents en son sein.
À 10 heures, le passage des coureurs à Dieppe (212e km), permis aux spectateurs de voir pendant une bonne heure les vedettes du jour, entre le premier petit peloton réduit à 39 concurrents et le dernier coureur.
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Carte postale Souvenir de Dieppe (coll. privée)
Les coureurs sous la forme de petits groupes passèrent à Fécamp (335e km), dont le premier avait à sa tête le belge Joseph Pe qui menait le train devant ses compatriotes Félix Sellier, Omer Huyse et Adelin Benoit, les italiens Ottavio Bottecchia et Bartolomeo Aimo, Francis Pélissier, Jean Alavoine… la côte suivante va commencer à faire éclater ce groupe, aidée… par des crevaisons ! Le premier fut Bartolomeo Aimo qui fut suivi de Félix Sellier. Le train élevé du meneur va faire décrocher Omer Huyse, Jean Alavoine et Francis Pélissier, laissant seuls les deux italiens prendre la poudre d’escampette !
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Extrait carte postale Joseph Pe (coll. privée)
Joseph Pe menait le train d’enfer, avec Ottavio Bottecchia accroché à ses basques sans prendre de relais, bien content d’avoir devant lui ce TGV, du moins cette locomotive (il n’y pas encore de TGV en 1925). Les efforts du touriste-routier ne furent pas récompensés car, lui aussi fut victime d’une crevaison, laissant le voie libre au vainqueur du Tour de France 1924… qui va rejoindre Étretat (308e km) seul.
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Extrait du journal Miroir des Sports
Joseph Pe devant Ottavio Bottecchia (coll. Gallica, BNF)
À 20 kilomètres du Havre, il possédait une marge mesurée s’élevant à 2 mn 33 sur Francis Pélissier et plus de 3 mn 40, sur son concitoyen. Les autres poursuivants étaient à plus de 6 minutes…
L’arrivée au Havre
La ligne d’arrivée de l’étape au Havre (340e km), fut tracée au bout du boulevard François 1er, permettant de disposer d’une ligne droite de 500 mètres, permettant aux milliers de spectateurs, entassés très tôt sur son bord, de pouvoir des coureurs, de loin.
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Carte postale Le Havre Souvenir (coll. privée)
Après l'arrivée, les coureurs devaient se rendre un peu plus loin, au café du Sporting Club, place de l’Hôtel de Ville, pour émarger la feuille de contrôle.
L’organisation de cette fin de la 1ère étape de 340 kilomètres, fut managé par Désiré Angu, le correspondant local du journal L’Auto, qui fut assisté des trois sociétés cyclistes de la ville, le Club Routier, l’UAP et le Vélo Club Normand.
L’entrée des voitures officielles sur le boulevard, annonça l’arrivée des coureurs, du moins du coureur, car l’italien Ottavio Bottecchia était toujours tout seul et franchit la ligne d’arrivée, avec près de 3 minutes sur le second, Francis Pélissier et 6 minutes sur le belge Adelin Benoit.
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Ottavio Bottecchia (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Classement de l’étape = Classement général
1er : Ottavio Bottecchia (I)
2e : Francis Pélissier à 2 mn 59
3e : Adelin Benoit (B) à 5 mn 59
3e : August Verdyck (B)
3e : Théophile Beeckman (B)
3e : Arthur Targez (B)
8e : Nicolas Franz (L) à 9 mn 59
8e : Joseph Pe
8e : Batolomeo Aimo (I)
Le vainqueur, Ottavio Bottecchia, comme en 1924, remportait la 1ère étape au Havre ! Ce doublé annonçait-il la victoire finale ?
Le premier Touriste-routier fut donc le belge Arthur Targez, qui avait mieux fini l’étape que Joseph Pe !
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Fin de la première étape de l'article
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à la deuxième étape de l'article, via le Sommaire.
Épilogue
Même si l’organisation de ce 19e Tour de France fut différente, avec la présence d’équipes de coureurs constituées au lieu de coureurs indépendants, la première étape vit la victoire au même coureur, l’italien Ottavio Bottecchia, endossant le maillot jaune comme en l’année précédente !
Ce doublé annonçait-il la victoire finale du transalpin comme en 1924 ?
JM
Lien pour accéder à l’article cité
Sommaire des Tours de France : Cliquer ici
Références presse : Journal L'Auto (Gallica, BNF), Journaux L’Alsace et La Frontière (Coll. Archives départementales du Territoire de Belfort),
Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…
Infos pratiques
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