Tour de France 1925 (3e partie) : L’étape finale, les résultats et la bio du Maillot jaune
MAJ le 29 juillet 2025
La première partie de l’article était consacrée à l’organisation de cette 19e édition du Tour de France et à sa première étape, et la deuxième partie concernait la 15e étape entre Évian et Mulhouse, en passant par le Territoire de Belfort.
Dans cette troisième partie, nous arrivons au terme de ce Tour de France 1925, avec la dernière étape, les classements finaux et autres, et la bio du vainqueur.
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Extrait du journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
Cette compétition était organisée par le journal L'Auto, sous la responsabilité d'Henri Desgrange, elle se déroula du 21 juin au 19 juillet !
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au Sommaire des articles consacrés au Tour de France et aux deux premières parties de cet article.
Troisième tiers-étape de l'article
La situation au 20 juillet 1925, avant le départ
Avant d’aborder la 18e et dernière étape, il me semble nécessaire d’effectuer un point sur la situation de cette 19e édition du Tour de France que nous avions quitté à la fin de la 15e étape, avec l’italien Ottavio Bottecchia, à la tête du classement général.
Après 17 étapes, l’italien Ottavio Bottecchia était toujours à la tête du classement général, en tête depuis l’arrivée à Perpignan, lors de la 9e étape.
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Carte postale Le double vainqueur Ottavio Bottecchia (coll. privée)
- 1er : Ottavio Bottecchia (I) en 204 h 16 mn 58 s
- 2e : Lucien Buysse (B) à 54 mn 34 s
- 2e : Bartolomeo Aimo (I) à 56 mn 51s
- 4e : Nicola Frantz (L) à 1 h 10 mn 44 s
- 5e : Albert Dejonghe (B) à 1h 24 mn 2 s
Le 1er français, Romain Bellanger, se situait à la 12e place 4 h 26 mn du leader.
Concernant, les touristes-routiers, le belge Léon Despontin était le premier d’entre-deux, à 5 h 24mn 13 s.
Comme on peut le constater, le transalpin possédait une belle marge sur ses adversaires, à la veille de la dernière étape.
Lors de l’étape Metz-Dunkerque, fut éliminé un touriste-routier, Jules Deloffre pour être arrivé hors délai au contrôle de Dunkerque.
Dernière étape : Dunkerque - Paris
Comme l’année précédente, le départ de la dernière étape de cette 19e édition, fut donné de Dunkerque pour relier le Parc des Princes à Paris après 18 étapes, et effectuer les 340 derniers kilomètres sur les 5430 kilomètres du programme du Tour de France 1925.
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Carte postale Un souvenir de Dunkerque (coll. privée)
En ce dimanche 19 juillet, il ne restait plus que 48 coureurs pour prendre ce dernier départ, sur les 130 qui avaient quitté Le Vésinet le 21 juin, comprenant 25 coureurs en équipe et 23 touristes-routiers.
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Extrait du journal L'Auto Ottavio Bottecchia (doc. Gallica, BNF)
Un ex- concurrent qui ne l’était plus officiellement, éliminé à la fin de l’étape Metz-Dunkerque, le touriste-routier Jules Deloffre, s’était joint à eux, car il voulait continuer à concourir pour la Prix de 2 000 francs du Touring Club de France. La direction du Tour lui avait donné le feu vert.
Le leader du classement général, l’italien Ottavio Bottecchia avec près d’une heure d’avance sur ses adversaires, devait simplement les suivre, en évitant la chute. Même une crevaison ne serait que peu impactante ! Il était assuré ou presque de recevoir la gerbe de fleurs du vainqueur.
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Extrait du journal L'Auto Ottavio Bottecchia (doc. Gallica, BNF)
Le départ à Dunkerque fut donné à 2 heures du matin, sous la pluie, par le commissaire Lucien Cazelis, après les opérations d’enregistrement à la table de contrôle qui fut installée au Café des Arcades, place Jean Bart, sous la responsabilité de XXX Capelle le correspondant du journal L’Auto.
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Carte postale Dunkerque Place Jean Bart (coll. privée)
NA : Le Café des Arcades est situé à droite sur cette carte postale.
Le départ fut effectué sur le quai Saint-Omer, le long du canal de Bourbourg, devant une foule considérable venue malgré le départ dans la nuit, il fut précédé de la Marseillaise.
Traditionnellement, la dernière étape était relativement calme, du moins le début. Confirmation de cet adage, à Calais (42e km) le peloton passa avec l’ensemble des coureurs. À Boulogne-sur-Mer (82e km), le peloton est un peu étiré, les premiers avec le leader de la course passant à 6h10 et le tout dernier touriste-routier, 7 minutes plus tard.
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Carte postale Un souvenir de Boulogne-sur-Mer (coll. privée)
Même à Abbeville (163e km), les spectateurs virent passer un peloton reformé, seul deux coureurs sont détachés, non pas devant, mais derrière; l’italien Vincenzo Bianco à 14 minutes et François Chevalier à 38 minutes dû certainement à son destroyer que les jambes avaient du mal à faire avancer.
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Extrait journal le Miroir des Sports Les coureurs à Abbeville
(doc. Gallica, BNF)
Toutefois, ce fut un peloton un peu réduit à 35 unités qui entra à Beauvais (248e km) à 13h24, où était installé un poste de contrôle fixe, tenu sous l’autorité de M. Genestoux, le correspondant du journal L’Auto, assisté des membres du Vélo Club Beauvoisien. À sa tête, l’armada des belges Jules et Lucien Buysse, Christophe, Théophile Beeckman… mais aussi le Maillot jaune Ottavio Bottecchia, son compatriote Bartolomeo Aimo, le luxembourgeois Nicolas Frantz… donc tous les leaders du classement général étaient présents dans le bon wagon.
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Carte postale Un souvenir de Beauvais (coll. privée)
Une vraie cohue attendait les coureurs à Poissy (315e km), qui vit passer peu après 16 heures, un groupe de huit coureurs emmenés par Ottavio Bottecchia et Jean Alavoine qui reçut les faveurs du public. Derrière à moins de 5 minutes, un deuxième groupe d’une dizaine d’unités, emmené par Lucien Buysse, tentait de revenir sur l’échappée ou voire, de limiter les dégâts. Paris n’était plus qu’à 28 kilomètres.
Le Parc des Princes
Comme pour les années précédentes, le Tour de France 1925, du moins les coureurs de cette compétition annuelle finissaient cette randonnée de 5430 kilomètres sur le vélodrome du Parc des Princes
Tradition toujours, le stade avait fait le plein bien avant 14 heures. Le secteur autour fut envahi par les sportsmen, car si les places étaient là, non payantes, elles étaient chères à conquérir vu le nombre de prétendants.
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Carte postale Boulogne Vélodrome Parc des Princes (coll. privée)
Un service d’ordre sous la direction du commissaire du 16e arrondissement, M. Gault, veillait au grain pour rendre la foule tranquille, du moins qu’elle ne vienne pas sur la route.
À cette occasion, la tradition voulait aussi, qu’avant l’arrivée des coureurs, les spectateurs pouvaient profiter d’un programme alléchant proposé par les organisateurs.
Le programme
Une première partie, avec le couple mari et femme Les Bostons proposèrent des numéros d’équilibre et des sauts à motocyclette, et une exhibition du dénommé Albert Derancourt dit « Bébert de Montlhéry), avec sa voiture de course Salmson 7 CV.
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Carte postale Albert Derancourt sur une Salmson (coll. privée)
En 1925, Albert Derancourt n’avait que 10 ans ! Il avait passé et obtenu son permis de conduire en 1921… L’année suivante, il roulait à plus de 130 km/h sur l'autodrome de Montlhéry, avec une automobile Salmson qui appartenait à sa mère !
Ensuite vinrent quatre courses avec des spécialistes des vélodromes
- Le Prix du Tour de France : 2 manches, 20 km, avec motos, 7 coureurs, Boyer, Dupuy, Larrue, Maronnier, Morin, Paillard et Pattney
- Le Prix du Galibier, 2 manches, 10 tours, classement par points, une trentaine de concurrents
- Une course à handicap sur 500 mètres, avec des amateurs
- Une course à primes, pour professionnels, 6,66 km, 10 tours, 10 coureurs
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Carte postale René Maronnier derrière son entraîneur Sauge
(coll. Privée)
Ces animations furent accompagnées musicalement avec plusieurs formations
- l’orchestre du vélodrome
- la musique du 21e régiment d’infanterie coloniale
- le Rappel du Point-du-Jour
- le Soleil de Clichy
- la Fanfare des Établissements Hutchison, avec son chef M. Hubert
L’autre vainqueur du Tour
Mais avant ces animations, arriva le vainqueur d’un Tour de France particulier… je développerai un peu plus loin cette information. Proposer un peu de suspense n’est pas désagréable pour le conteur…
Paris, l’arrivée de la 18e étape
Les spectateurs dans le stade étaient informés du déroulement de la course, via des tableaux tenus à jour, plutôt, tenus à jour tous les quarts d’heure voire moins, via les ardoisiers. Les coureurs apparemment voulaient profiter de cette dernière étape, ils avaient une heure de retard… sur l’horaire prévisionnel.
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Carte postale Boulogne Parc des Princes (coll. privée)
Pour franchir l’arrivée, ils devaient effectuer un tour de piste participant aussi, au record sur les 666,66 derniers mètres. Le premier recevait une prime de 300 francs.
Comme toujours des voitures officielles précédaient les coureurs d’un petit quart d’heure, annonçant ainsi leur arrivée imminente.
Retour… sur le Tour pour les derniers tours de roues
Un coup de clairon, et les 20 000 spectateurs virent débouler cinq coureurs sur la piste pour tenter de remporter l’étape finale, celle de prestige. Lucien Buysse menait devant Ottavio Bottecchia, l’autre italien en forme, Bartolomeo Aimo, Romain Bellenger et Jules Buysse, le frère du premier.
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Carte postale Lucien Buysse (coll. privée)
À l’entrée du virage, le Maillot jaune dépose le belge devant lui mais le français Romain Bellenger n’a pas renoncé à cette victoire potentielle et vint titiller l’italien; ils passèrent la ligne d’arrivée presque en même temps, presque, car ce fut Ottavio Bottecchia qui fut déclarer vainqueur, par le commissaire de course, André Trialoux.
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Extrait journal le Miroir des Sports L’arrivée des coureurs
(doc. Gallica, BNF)
Le Maillot jaune, le cannibale avant Eddy, remportait la dernière étape comme il avait gagné la première au Havre, et celles de Bordeaux et Bayonne.
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Extrait journal le Miroir des Sports Ottavio Bottecchia (
doc. Gallica, BNF)
Ce fut la ruée des photographes et des reporters, le tour d’honneur du vainqueur accompagné des battus du jour fut ovationné. Les autres coureurs arrivèrent et furent plus ou moins applaudis en fonction de leur popularité. À l’applaudimètre, Jean Alavoine et Nicolas Frantz furent les vainqueurs.
Parmi les arrivants, Jules Deloffre qui termina, même qu’officieusement, son 13e Tour de France, et remporta la prime de 2 000 francs, offerte par le Touring Club de France.
Le record du jour sur la piste du vélodrome fut l’italien Alfonso Piccin en 55 secondes devant le luxembourgeois Charles Krier 59 s et Jean Alavoine en une minute, pile poil. Ottavio Bottecchia termina 8e avec le temps d’une minute et 6 secondes.
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Carte postale Jean Alavoine, illustration (coll. privée)
Ce dernier, tellement sollicité, oublia de signer la feuille de contrôle, il le fit après avoir pris sa douche, être massé, habillé propre comme un sou neuf...
Les coureurs devaient aussi faire vérifier le poinçonnage de leur bicyclette et être pesés, par Charles Joly en charge de cette dernière activité.
Classement général du Tour de France 1925
Après sa victoire en 1924, l’italien Ottavio Bottecchia remporta le Tour de France 1925, lui qui prit le Maillot dès la première étape, au Havre, dû le rendre à Brest (3e étape), le reprendre à Bayonne (7e étape), le laisser à nouveau, à Luchon (8e étape) et le reprendre définitivement à Perpignan (9e étape).
NA : La première étape se déroulait sans porteur du Maillot jaune.
Donc il fut porteur du Maillot jaune sur 13 des 17 étapes potentielles de cette 19e édition. Ne renouvelant pas son exploit de l’année précédente où il l’avait porté sur les 14 étapes, devenant le 3e coureur réalisant cet record, après Maurice Garin en 1903 et le belge Philippe Thys, en 1914.
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Livre Ottavio Bottecchia (coll. privée)
- 1er : Ottavio Bottecchia (I) en 2194 h 10 mn 18 s
- 2e : Lucien Buysse (B) à 54 mn 20 s
- 2e : Bartolomeo Aimo (I) à 56 mn 37s
- 4e : Nicola Frantz (L) à 1 h 11 mn 24 s
- 5e : Albert Dejonghe (B) à 1h 274 mn 42 s
Le 1er français, Romain Bellanger, termina à la 11e place, à 4 h 26 mn 10 du leader. Il avait remporté la 2e étape, entre Le Havre et Cherbourg; la seule dans l’escarcelle française, maigre consolation.
Le premier Touriste-routier fut Léon Despontin à 5 h 28 mn 7 s, l’équivalent de la 15e place au général tous coureurs.
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Extrait journal le Miroir des Sports Léon Despontin
(doc. Gallica, BNF)
Le premier Touriste-routier français, fut Eugène Dhers à la 4e place du classement de sa catégorie.
La moyenne horaire
La moyenne du vainqueur du Tour de France 1925 fut de 24,877 kilomètres/heure (en 1924 : 24,018).
Le vainqueur fit une moyenne de 24,775 km/h.
Les récompenses
Les coureurs percevaient des primes de l’organisateur, en fonction de leurs résultats obtenus sur les étapes et leur position au classement général. Les attributions étaient définies dans le règlement du Tour.
D’autres primes furent distribuées par des municipalités, des sociétés, des commerces, des personnes…
Les primes pour les professionnels par le journal L’Auto
Ottavio Bottecchia toucha le montant de 23980 francs dont 15 000 francs au titre de la victoire finale.
Quant aux suivants
- 2e Bartolomeo Aimo (I) : 7 7640 francs
- 3e Lucien Buysse (B) 12 790 francs
- 4e Nicolas Frantz (L) : 6 226 francs
- 5e Henri Martin (B) : 4100 francs
- …
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Extrait fiche Le luxembourgeois Nicolas Frantz (coll. privée)
Les Touristes-routiers
Concernant les Touristes-routiers, ce fut Michele Gordini qui remporta le plus fort montant, 2 550 francs devançant Léon Despontin, avec 2 150 francs.
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Extrait journal le Miroir des Sports Michele Gordini
(doc. Gallica, BNF)
Les primes Gibbs
La société Gibbs (savons et produits Gibbs), par l’intermédiaire de MM. P. Thibaud et Cie offrit aux trois premiers du classement général de belles primes.
Le Maillot jaune Ottavio Bottecchia reçu le montant de 10 000 francs; le 2e Lucien Buysse, 5 000 francs et le 3e Bartolomeo Aimo, 2 000 francs.
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Carte postale Ottavio Bottecchia (coll. privée)
Comme pour les éditions précédentes, de nombreuses autres primes furent offertes par de généreux et nombreux donateurs aux coureurs… tout au long du parcours de cette 19e édition du Tour de France.
Anecdotes
C’est un chapitre que j’ai créé, il y a quelques tours qui permet de découvrir d‘autres facettes de cette compétition qui fit couler beaucoup d’encre… aujourd’hui des dizaines de milliards d’octets
Note
Dans l’article consacré au Tour de France 1924, j’ai abordé dans le même chapitre, l’histoire de l’abandon des frères Pélissier, Henri et Francis, lors de la 3e étape, qui s’élevaient contre les conditions dantesques subies pour effectuer les 15 étapes, pour eux un vrai chemin de croix.
Un livre situe l’évènement en 1924 et un autre, en 1925.
Livre Les forçats de la Route par Albert Londres (coll. privée)
Suite au travail effectué sur ce Tour, je pense que l’auteur du 1er livre a raison.
Ayant développé ce sujet dans l’article consacré au Tour de France 1924, je vous y renvoie.
NA : Un lien en fin de texte vous y mène directement.
L’arrivée du Tour avant le Tour !
Le Tour de France 1925 fut aussi le théâtre du film "Le Roi de la Pédale" de la société Gaumont, réalisé par Maurice Champreux, à partir du roman-cinéma de Henry Decoin et Paul Cartoux.
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Extrait du journal L'Auto Annonce sur Biscot (doc. Gallica, BNF)
Le synopsis met en scène un passionné de vélo, Fortuné Richard joué par Georges Biscot (1886-1945), le chanteur-comique, qui veut participer au Tour de France. Groom, il trouva un emploi chez un fabricant de bicyclettes, ce qui le rapprochait de son objectif.
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Carte postale Georges Biscot (coll. privée)
Les préparatifs et le départ de la course au Vésinet furent filmés, tout comme des étapes, et bien entendu les scènes finales se jouèrent à l’arrivée au vélodrome du Parc des Princes.
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Photo publicitaire Départ de Biscot (coll. privée)
Les scènes finales du film furent de haute volée, avec le sprint, gagné bien sûr, l’émargement de la feuille de contrôle, la remise du bouquet au vainqueur par la dénommée Bouboule de gomme (Geneviève Juttet), le baiser de la belle Simone Piérard (Blanche Montel)… les spectateurs furent aussi des acteurs du film tels des figurants.
Affiche du film (coll. privée)
Le film est sorti sur les écrans le 16 octobre 1925.
Le Maillot Jaune
Le double vainqueur du Tour, Ottavio Bottecchia, qui portait définitivement le Maillot Jaune depuis Perpignan, lors des étapes dans les régions limitrophes avec son Italie natale, ne voulut pas porter cette couleur, car il avait reçu des menaces de mort. Il est vrai qu’il dénonçait la dictature du régime italien du Duce Mussolini !
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Carte postale Ottavio Bottecchia, équipe Automoto-Hutchison
(coll. privée)
Pour éviter d’être reconnu, il portait le maillot violet de son équipe Automoto-Hutchison, avec l’accord d’Henri Desgranges.
Le vainqueur du Tour de France 1925
Ottavio Bottecchia est né le 1er août 1894, à San Martino di Colle Umberto, un hameau de la commune de Colle Umberto, province de Trévise, au nord-est de la Botte. Ottavio comme huit, le huitième enfant et denier bambino de la famille. Quittant l’école très tôt, il apprit le métier de maçon.
Ayant rédigé sa bio, lors du Tour de France 1924, je vous y renvoie.
NA : Un lien en fin de texte vous y mène directement à la 2e partie de l'article de 1924, où est présente sa bio..
Fin de l'article
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à la seconde étape de l'article, via le Sommaire.
Épilogue
Après une première victoire en 1924, l’italien Ottavio Bottecchia remporta un 2e Tour de France consécutif.
La modification du déroulement de la 19e édition avec l’autorisation aux coureurs de participer au sein d’équipes de marque, apporta une animation salutaire à l’épreuve.
Elle fut dominée par les italiens et les belges; les français passèrent au travers de l’édition, le meilleur Romain Bellanger termina 11e et il fut le seul à gagner une étape.
JM
Liens pour accéder aux articles cités
Sommaire des Tours de France : Cliquer ici
Tour de France 1924, 2e partie : Cliquer ici
Références presse : Journal L'Auto (Gallica, BNF), Journaux L’Alsace et La Frontière (Coll. Archives départementales du Territoire de Belfort),
Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…
Infos pratiques
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