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LE CARTOPHILION
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2 août 2025

Tour de France 1935 (1ère partie) : La présentation de cette 29e édition !

Depuis 1927, Belfort accueille la compétition cycliste certainement la plus prestigieuse et surtout la plus populaire, une nouvelle édition, celle du Tour de France 1935, ne fit pas exception. La Cité du Lion fut de nouveau à l’honneur, en tant que ville étape, donc assurait l’arrivée et départ des coureurs.

Publicité du journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)

 

Pour la septième fois, les coureurs rejoignaient Metz à Belfort, le 7 juillet lors de la 4e étape, en passant par le Ballon d'Alsace qui fut le premier sommet franchi lors d’un Tour de France, celui de 1905 (3e édition). Le lendemain, ils partirent en direction de Genève (Suisse).

 

Au regard de la densité de cet article sur la 29e édition, j'ai préféré le proposer en plusieurs parties.

 

La première partie de cet article est consacré à la présentation de cette nouvelle édition.


NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au Sommaire des articles consacrés au Tour de France et aux articles liés à cette édition.

 

Première partie de l'article

 

Le Territoire de Belfort, offre ses routes au Tour de France

 

Pour la 27e fois, les routes du Territoire de Belfort recevaient les coureurs du Tour de France

 

  - 17 fois comme ville étape (arrivée et départ)
  - 10 fois comme ville de passage
  - 16 fois en passant par le Ballon d'Alsace (2 fois en 1913 et 1914)

Carte postale Souvenir de Belfort (coll. JM)

 

Belfort, ville étape (arrivée et départ) : 1907 à 1914, 1927 à 1935
Belfort, ville de passage : 1905, 1906, 1919 à 1926
Ballon d'Alsace, sommet au programme : 1905 à 1914, 1930, 1933 et 1935

 

Tour de France, le parcours 1935

 

Au programme de cette 29e édition, le Tour de France proposa un parcours de 4338 kilomètres réalisés en 21 étapes plus 6 contre-la-montre, du 4 au 28 juillet 1935; même distance à peu près qu’en 1934.

 Tracé du Tour de France 1935 (création BF)

 

Le parcours du Tour de France reprenait, peu ou prou, celui de l’édition précédente, toujours dans le sens horaire, choix repris en 1933.

 

Trois nouvelles villes-étapes vinrent rejoindre celles déjà choisies les années précédentes, Narbonne (Aude), Rochefort (Charente-Inférieure) et Vire (Calvados).

 

Quinze cols étaient au programme

 

   - Vosges : Ballon d’Alsace
   - Alpes : Aravis, Galibier, Laffrey, Vars, Allos et La Turbie
   - Pyrénées : Puymorens, Port, Portet d’Aspect, Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque

 

130 coureurs furent au départ de cette 29e édition.

 

   Pour mémoire, l’évolution du nombre d’étapes

 

Au fil des éditions, le nombre d’étapes fut de 6 à l'origine en 1903 à 23 en 1934, en passant par 11 en 1905, 13 en 1906, 14 en 1907, 15 en 1910, 18 en 1925, 17 en 1926, 24 en 1927, 22 en 1928, 21 en 1930, 24 en 1931, 21 en 1932, 23 en 1933 & 1934, et à nouveau 21 en 1935.

 

4 jours de repos furent placés après les arrivées à Évian (5e), Nice (10e), Luchon (15e) et Pau (16e).

Illustration Perrier (journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)

 

Le départ fut donné dans la capitale, comme lors des autres années, avec un départ fictif depuis le siège de l'organisateur, le journal de L'Auto, rue du Faubourg Montmartre, quant au départ réel, il se fit au Vésinet, commune située au nord-ouest de Paris.

 

L'arrivée, comme les années précédentes, se déroula sur la piste du Parc des Princes, à Boulogne.

 

   Pour mémoire, les dates de chaque col gravi pour la 1ère fois

 

De 1903 à 1912 : Dans le sens Vosges, Jura, Alpes et Pyrénées, à savoir l'ordre des premiers cols gravis

 

  - 1905 : Vosges, 1er col avec le Ballon d'Alsace (1174 m)
  - 1906 : Alpes, les cols de Laffrey (910 m) et Bayard (1250 m)
  - 1910 : Pyrénées, les cols de Port (1249 m), Portet-d'Aspet (1069 m), Peyresourde (1568 m), Aspin (1489 m), Tourmalet (2115 m) et Aubisque (1709 m)
  - 1911 : Jura, le col de la Faucille (1320 m)
 

Carte postale Pyrénées Col de Port 1249 m (coll. privée)

 

De 1913 & 1914, 1919 à 1932 : Changement de sens avec Pyrénées, Alpes, Jura et Vosges

 

De 1933 & 1935 : Retour dans le sens Vosges, Jura, Alpes et Pyrénées

 

Tour de France 1935, les nouveautés

 

Comme à chaque nouvelle édition ou presque, des innovations ou évolutions furent testées.

 

Des coureurs "Indépendants" ou "Individuels"

 

En 1935, fut la présence de 24 coureurs dit "Indépendants" ou "Individuels" dans 6 équipes nationales.

 

Elles étaient un réservoir pour les équipes nationales, car en cas d’abandon d’un coureur, elles pouvaient puiser un "Indépendant" ou "Individuel" pour compenser ! 

 

Le prêt de bicyclettes entre coureurs

 

Le règlement permis de se prêter les bicyclettes dans une même équipe, suivant ces impositions

 

   - Entre Paris et Évian : Les coureurs d’une même équipe ne peuvent échanger leurs bicyclette
   - Entre Évian et Pau : Les équipiers pouvait prêter leur vélo au leader, hormis le 2e et 3e du classement
   - Entre Pau et Paris : La réglementation ne s’appliquait plus

 

Les contre-la-montre

 

Six contre-la-montre furent inclus dans ce parcours, pour un total de 322 kilomètres; la première fut créée en 1934. Parmi ces nouvelles épreuves, deux furent par équipes et six en individuel.

 

Chaque contre-la-montre fut couru dans la continuité d’une étape (même journée)

 

   - Genève-Évian : 35 km en individuel, suite à Belfort-Genève (4e étape)
   - Marseille-Nîmes : 60 km par équipe, suite Nîmes-Montpellier (13e)
   - Narbonne-Perpignan : 74 km en individuel, suite Montpellier-Narbonne (14e)
   - Bordeaux-Rochefort : 30 km en individuel, suite Rochefort-La Rochelle (18e)
   - La Rochelle-La Roche-sur-Yon : 60 km par équipe, suite La Roche-sur-Yon-Nantes (19e)
   - Vire-Caen : 55 km en individuel, suite Nantes-Vire (20e)

 

Donc en réalité, le parcours comprenait 21 étapes dont 6 en deux demi-étapes.

  

Le Grand Prix de la montagne

 

En 1933, à l'initiative du directeur du Tour, Henri Desgrange, fut créé le Grand Prix de la montagne; ce prix récompensait le coureur, ayant capitalisé le plus de points dans les 15 cols du programme, si le juge était présent. Le premier au sommet obtenait 10 points, le deuxième neuf points… et le 10e le dernier point

Illustration (journal L'Auto, coll. Gallica, BNF)

 

Le Maillot à pois ne fut créé que seulement en 1975.

 

Les bonifications

 

Le système de bonification des vainqueurs d'étapes mis en place en 1934, fut reconduit avec une minute 30 attribuée au premier de l’étape et 45 secondes au deuxième.

 

Le vainqueur de l’étape bénéficiait une bonification supplémentaire si l’écart avec le deuxième, était de plusieurs secondes, l’écart était déduit de son temps à l’occurrence de 2 minutes maximum.

 

Cette dernière fut aussi appliquée pour les 15 cols du Tour.

 

Tour de France 1935, les coureurs

 

Depuis 1930, le Tour de France se courait en équipes nationales; décision prise par Henri Desgrange, le directeur du Tour, pour éviter la mainmise des marques et… permettre une victoire française. Cette disposition se concrétisa avec les victoires tricolores d’André Leducq en 1930 et 1932, d’Antonin Magne en 1931 et 1934, Georges Speicher en 1933.

Carte postale Antonin Magne Vainqueur 1934 (coll. privée)

 

Avant cette disposition, il fallait remonter à 1923, pour voir une victoire française, celle d’Henri Pélissier.

 

Les équipes

 

Le peloton était formé d'une part de cinq équipes nationales représentant cinq nations, comprenant chacune 8 coureurs

 

   - Allemagne (maillot jaune, ceinture noire et rouge)
   - Belgique (maillot noir, ceinture jaune et rouge)
   - Espagne (maillot violet, ceinture jaune et rouge)
   - France (maillot bleu ciel, bandes blanche et rouge)
   - Italie (maillot vert, ceinture blanche et rouge)

Maillot de l'Équipe de France (doc. Site La Grande Boucle)

 

La nouveauté en 1935, 24 coureurs "Indépendants" ou "Individuels" par équipe nationale, représentant 6 nations avec 4 coureurs

 

   - Allemagne (maillot gris clair, ceinture blanche)
   - Belgique (maillot gris clair, ceinture jaune)
   - Espagne (maillot gris clair, ceinture violet)
   - France (maillot gris clair, ceinture bleu ciel)
   - Italie (maillot gris clair, ceinture verte)
   - Suisse (maillot gris clair, ceinture rouge)

Maillot des Individuels (doc. Site La Grande Boucle)

 

NA : Les deux intitulés portent à s’interroger, car un "Indépendant" ne devrait pas être lié à une équipe… et un "Individuel" dans une équipe !

 

Ces coureurs étaient sélectionnés parmi les meilleurs routiers des années précédentes ou ayant obtenu de bons résultats au cours de la saison.

 

A ces deux catégories nationales, il y avait aussi les traditionnels "Touristes-routiers" seulement au nombre de trente, tous français, portant un maillot jaune avec une bande noire.

Maillot des Touristes-routiers (doc. Site La Grande Boucle)

 

Les "Touristes-routiers" touchaient 100 francs par jour pour leur subsistance et ils furent sponsorisés, les numéros 101 à 115 par la marque Persil et les numéros 116 à 130 par les Margarines Astra. La première attribua la somme de 50 francs, à chaque coureur par étape effectuée, et la deuxième doubla le montant journalier donné par le journal L’Auto.

 

En plus, elles leur fournissaient pour chacun, le maillot, la casquette et la musette.

 

Les favoris

 

Depuis l’organisation du Tour en 1930, par équipe nationale, les coureurs français tiraient avantage de cette configuration de course.

Carte Unis-Sport L’équipe de France (coll. Privée)

 

Ainsi, l’Equipe de France possédait les trois vainqueurs totalisant le gain des cinq éditions courues depuis cette nouveauté, André Leducq (1930 et 1932), Georges Speicher (1933) et Antonin Magne (1931 et 1934).

Carte publicitaire Georges Speicher (coll. privée)

 

Pour compléter ce trio, il y avait le sprinter René Le Grevès qui avait remporté 4 étapes en 1934, Maurice Archambaud (5e en 1933), René Vietto, le vainqueur du dernier Paris-Nice, René Debenne et Jules Merviel.

 

Concernant leurs adversaires, on retrouvait ceux du Tour 1934, dont les italiens Giuseppe Martano (2e) et Francesco Camusso (3e), et le belge Félicien Vervaecke (4e), à ceux-ci, l’équipe italienne pouvait compter aussi le dernier vainqueur du Tour d’Italie Vasco Bergamaschi, sans oublier le grimpeur espagnol Vicente Trueba…

Carte postale Giuseppe Martano (coll. privée)

 

Parmi les "Indépendants" ou "Individuels", il y avait des belles pointures, tels que Roger Lapébie qui avait remporté 5 étapes en 1934, Charles Pélissier cumulant 14 étapes depuis 1929, et encore l'italien Ambrogio Morelli (6e en 1934)

Carte postale Charles Pélissier (coll. privée)

 

Mais comme toujours, tout au moins comme souvent, une surprise n'était pas à exclure ! Et surtout, il ne fallait pas oublier que chez les Touristes-routiers, on y trouvaient de bons coureurs. 

 

Pour prendre part à la course, les coureurs devaient

 

   -Signer le règlement, en ayant pris connaissance, avec nom, prénom, âge et lieu de naissance
   - Se faire photographier et peser
   - Se soumettre à une visite médicale

 

Tour de France 1935, autres points

 

Les officiels

 

Comme pour l'année précédente, trois commissaires de course furent présents sur le Tour, de trois nationalités différentes pour l'impartialité des décisions à prendre, dont l’italien XXX Spositi, le belge Fernand Ardant et XXX

 

Ils étaient accompagnés d’un commissaire technique, XXX Verri en charge de l’équipe italienne.

 

Georges Biscot fut le starter comme les années précédentes; l’artiste donna les départs, et aux arrivées, aida les juges à l’arrivée des groupes.

Carte postale Georges Biscot (coll. privée)

 

Le directeur sportif du Tour de France fut Henri Manchon en charge d’entretenir la bonne harmonie physique et morale des coureurs.

 

Le chronométrage fut assuré par Maurice Machurey, qui était l'officiel de l’UVF.

 

Un manager, XXX Straboni fut en charge des "Touristes-routiers" pour s’occuper de la location des chambres, ou tout autre besoin, dans le cadre de la logistique pour les périodes hors course.

 

En 1935, les organisateurs purent bénéficier de l’apport de deux gendarmes mis à disposition par le général Gest, le sous-directeur de la gendarmerie. Précédant le peloton, leur mission fut de s’assurer de l’absence d’obstacles sur la route empruntée. Ils avaient tout pouvoir pour dresser des contraventions ou autres si nécessaire, et furent transportés par une automobile Hotchkiss décapotable

 

Les bicyclettes

 

Les As et les "Individuels" pouvaient utiliser leur cadre personnel mais ils devaient être émaillés jaune, équipés du guidon et de la selle, sinon l’organisation fournissait les bicyclettes conforme au règlement, où  pouvait faire le peindre à la couleur définie par le règlement.

 

Elle fournissait les roues avec jantes Duralumin et des pneus Wolber ou Dunlop, les freins Bowden, les courroies Lapize, les chaînes Brampton avec graissage Técalémit, les cale-pieds Christophe, les porte-guidons et les pièces de rechanges, voire la bicyclette de remplacement en cas de casse.

Illustration (journal L'Auto, coll. Gallica, BNF)

 

De même, ces coureurs reçurent les maillots, les lunettes, les imperméables, les musettes.

 

Les "Touristes-routiers" devaient utiliser les bicyclettes mises à disposition par les organisateurs du Tour, avec 20 boyaux, complété d’un kit comprenant un jeu de plateau, un jeu de couronne, une paire de pédales, un jeu de cuvettes de direction et une chaîne.

 

Ils purent les récupérer à partir du 30 juin, au Vel d’Hiv’ à Paris. Le chef-mécanicien du Tour, M. Dizy, fut présent sur place, pour leur donner toutes les informations nécessaires.

 

Comme les années précédentes, les bicyclettes possédaient une plaque avec son fond blanc et les chiffres du numéro en noir; elle était poinçonnée via des plombs posés pour éviter les fraudes.

Opération de poinçonnage (journal L'Auto, coll. Gallica, BNF)

 

À la fin du Tour, les bicyclettes des AS pouvaient être achetées pour la somme de 521,00 francs; seule la hauteur du cadre pouvait être spécifiée, pas le nom du coureur !

 

Les véhicules officiels

 

Pour transporter les organisateurs, six voitures Hotchkiss furent utilisées où prirent places le directeur de la course, Henri Desgrange, le rédacteur en chef du journal L’Auto, Jacques Goddet, le secrétaire général Lucien Cazalis, les commissaires de course, les deux gendarmes, l’agent de liaison.

Les 6 véhicules Hotchkiss (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)

 

Il y avait 3 voitures du type 17 CV six cylindres et 3 du type 13 CV quatre cylindres, dont une décapotable pour les gendarmes. Elles furent complétées par deux Peugeot, pour les personnes assurant la vente et la propagande.

 

Cinq camions Lattil furent affrétés pour assurer plusieurs fonctions, atelier, magasin, réserve et le transport des valises (150) et une camionnette. Les masseurs furent véhiculés dans ces transports.

Les 6 camions Latil (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)

 

Le Tour comprenait aussi les voitures de presse, très nombreuses et une caravane avec des voitures publicitaires sous la responsabilité de M. Mayzaud. Il avait à sa disposition, un motocycliste pour effectuer les liaisons entre la caravane et le peloton.

 

Le chronométreur et les ravitailleurs voyagèrent par le train.

 

La caravane

 

Depuis 1930, le Tour de France s'appuyait budgétairement sur la présence d'une caravane publicitaire palliant l'absence des marques de cycles et de pneumatiques ! Les participants devaient offrir des récompenses numéraires significatives aux coureurs en fonction des résultats. Chaque année, elle devenait de plus en plus importante et le public était demandeur de son passage et surtout de ces distributions de gadgets…


Parmi les voitures publicitaires, on retrouvait les Établissements Lévitan (meubles), la Compagnie des piles Mazda, la source Perrier, la crème Razvite, les produits Surdol (traitement des plaies), les produits de coiffure Brycream, l’élixir Quintonine, la Vache qui rit,

 Publicité Razvite (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)

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Radio diffusion

 

Pour la septième année consécutive, les services de radioreportage "L'intransigeant" (journal et Match), effectuèrent avec le concours de la radiodiffusion d’état, le radioreportage du Tour 1935. Un nouveau car fut aménagé avec des équipements plus modernes permettant d’optimiser les lignes téléphoniques (4 micros ou pick-up), d’enregistrer sur disques souples en continu d’un évènement, de disposer d’une salle technique avec amplificateurs, graveurs, reproducteurs, et de posséder une plate-forme en toiture pour les radios-reporter.

Illustration Publicité (Journal L’Auto, coll. Gallica, BNF)

 

Les reporters furent Jean Antoine, XXX Gautier-Chaumet et L. R. Dauven, avec la collaboration de Robert Perrier.

 

Plusieurs stations régionales participèrent aux diffusions.

 

Les journaux "Le Petit Parisien", "Paris-Soir" et le "Miroir des Sports" s’associèrent pour en faire de même, avec comme reporters, Georges Briquet et Alex Virot.

 

Il fut diffusé plusieurs émissions par jour.

 

Postes télégraphiques, téléphones et bélinographes

 

Pour le Tour, le ministère des PTT délégua la brigade présidentielle sous la compétence M. Lacroix. Elle devait expédier aux quatre coins de l’Europe plus de 100 000 mots télégraphiques, mettre les lignes téléphoniques à disposition, utiliser aussi pour les radiodiffusions et les téléphotographies, système Belin.

 

Le journal L’Auto s’était équipé d’un appareil Bauot quadruple pour être autonome, permettant de télégraphier entre la ville étape et le bureau à Paris.

 

Les primes

 

L’organisateur L’Auto versait les primes officielles aux coureurs mais la plus grande partie était versée par les marques présentes dans la caravane qui s’étaient engagées. Au départ du Tour, le montant prévu s’élevait à 1 079 850 francs.

 

Challenge International

 

Créé en 1930, le Challenge International récompensait l'équipe nationale ayant le meilleur temps cumulé sur leurs trois (ou quatre) premiers coureurs au classement général.

 

Concours de pronostiques

 

Un grand concours de pronostics fut organisé par L’Entraide Sportive, qui comportait plus questions dont trouver le vainqueur de chaque étape.

L’annonce du concours (Journal L’Auto, coll. Gallica, BNF)

 

Souvenirs

 

Un certain nombre des souvenirs furent édités pour cette 29e édition du Tour de France.

 

   La carte du tour

 

Le journal L’Auto avait édité une Carte officielle du Tour de France 1935.

L’annonce de la vente de la carte du Tour
(Journal L’Auto, coll. Gallica, BNF)

 

   Cartes postales

 

La librairie de L’Auto avait édité des cartes postales sur les principaux coureurs français, avec Maurice Archambaud, Roger Beaufrand, René Brossy, Robert Grassin, Marcel Guimbretière, Roger Lapébie, André Leducq, Raymond Louviot, Antonin Magne, Lucien Michard, Roger Peix, Georges Paillard, Charles Pélissier, Maurice Richard, W. Saval, Georges Speicher et René Vietto. Elles étaient vendues 0,75 franc pièce (1,25 franco) en cas d’envoi).

Carte postale Maurice Archambaud (coll. privée)

 

En complément de celles-ci, fut vendue une série de 40 cartes postales consacrées aux AS du Tour et la photo signée du directeur du journal L’Auto, Henri Desgrange. La pochette fut vendue 2 francs (3,25 francs si envoi).

 

   Les photos des AS

 

Une autre série de documents officiels fut vendue, les photos dédicacées des AS et signées, par Photo-Sport à Paris, au tarif de 1,00 francs (+ 1,50 franc en timbres pour l’envoi).

 

Fin de la première partie de l'article

 

NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à la deuxième partie de l'article.

 

Épilogue

 

Avec cette première partie, on découvre l’organisation et la déclinaison détaillée des différents items concernant cette 29e édition du Tour de France 1935.

 

Ce fut le dernier Tour de France organisé sous la direction d'Henri Desgrange.

 

JM

 

Liens pour accéder aux articles cités

 

Sommaire des articles sur le Tour de France : Cliquer ici

 

Références presse : Journaux La Frontière et L’Alsace (Collection Archives départementales du Territoire de Belfort, AD90), Fascicule Paris-Belfort cycliste 1933 (doc. BF)

 

Référence Web : Wikipédia, Le Miroir des Sports et L’Auto (Gallica, BNF), Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…

 

Infos pratiques  

 

Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.

En cliquant sur une photo ou un document, vous pouvez l’agrandir.

 

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