Tour de France 1935 (5e partie) : La dernière étape et tous les résultats avec la bio du vainqueur
Les coureurs du Tour de France 1935, après avoir fait une pause d’une nuit à Belfort bien méritée, suite à l’étape partie de Metz, passant par le Ballon d‘Alsace, avaient quitté la Cité du Lion pour rejoindre dans un premier temps Genève, puis effectué un contre-la-montre individuel jusqu’à Évian.
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Extrait titre modifié (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Cette cinquième partie qui conclut cet article assez dense, est consacrée à la dernière étape Caen-Paris, les résultats finaux et à la bio du vainqueur de cette 29e édition.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au Sommaire des articles consacrés au Tour de France et aux articles liés à cette édition de 1935.
Cinquième partie de l'article
Sautons plusieurs étapes pour aborder la 23e et dernière étape.
Dernière étape, Caen-Paris le 28 juillet 1935
Le Tour de France 1935 se termina par cette ultime étape entre Caen et Paris. Il ne restait plus que les 47 coureurs restants, 25 As, 4 individuels et 18 Touristes-routiers, pour effectuer les 221 derniers kilomètres à parcourir, en ce dimanche 28 juillet.
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Extrait carte du Tour (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Le classement général du TOP 5 n’avait pas significativement évolué, depuis celui dressé après l’arrivée à Belfort, malgré le passage par les Alpes et les Pyrénées. On retrouvait trois coureurs présents, dont le Maillot jaune toujours sur les épaules de Romain Maes ! Seuls Antonin Magne et le belge Edgard de Caluwé en étaient sortis suite à leur abandon, respectivement à la 7e et 9e étapes
- 1er : Romain Maes (B) en 134 h 36 mn 24 s
- 2e : Ambrogio Morelli (I) à 15 mn 4 s
- 3e : Félicien Vervaecke (B) à 22 mn 3 s
- 4e : Sylvère Maes (B) à 28 mn 23 s
- 5e : Georges Speicher à 43 mn 55 s
Le transalpin Ambrogio Morelli parti comme Individuel fut intégré à l’équipe italienne en remplacement d’un abandon (celui de Giuseppe Martano ?), comme le permis le règlement de cette édition. Tout comme le belge Sylvère Maes (abandon de Henri Garnier ?).
NA : Il n’y a pas de lien de parenté entre Romain et Sylvère Maes.
On retrouvait par contre deux coureurs belges qui avaient marqué leur passage, dans le Territoire de Belfort, Félicien Vervaecke, le premier au col du Ballon d’Alsace et Sylvère Maes, le vainqueur au Champ de Mars de la Cité du Lion.
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Carte postale Caen Place Saint-Pierre (coll. privée)
Lors de la dernière étape, généralement, les coureurs ont tendance à musarder, une nouvelle fois confirmée car il fallut attendre Pacy-sur-Eure (140e km) pour que se développa la première escarmouche, car lieu d’une prime de 1 000 francs gagnée par René Le Grevès qui la chipât au détriment des touristes-routiers… pas chevaleresque !
Les français, le touriste-routier Aldo Bertocco et Maurice Archambaud, le belge Jules Lowie décidèrent de prendre la poudre d’escampette. Un groupe de 10 coureurs se forma avec les belges Romain et Sylvère Maes, Félicien Vervaecke, l’italien Ambrogio Morelli, René Le Grevès… décidé de ne pas les laisser s’échapper. Le gros du peloton était derrière, laissant courir... Les deux échappés furent rejoints après une dizaine de kilomètres.
De ce nouveau groupe constitué, le touriste routier Paul Chocque attaqua à son tour à Poissy (194e km), mais à nouveau le Maillot jaune avec son compatriote Félicien Vervaecke, l’italien Ambrogio Morelli et René Le Grevès le rejoignirent, laissant les autres coureurs n’ayant pas pu réagir. Mais un incident de course, élimina les deux français.
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Carte postale Poissy Hôtel de Ville (coll. privée)
À Ville-d’Avray (215e km), Romain Maes déposa ses adversaires et partit seul pour effectuer les 6 derniers kilomètres, profitant du travail effectué par Félicien Vervaecke.
Le Parc des Princes en attendant les coureurs
Comme les années précédentes, le métro déversa tôt le matin les parisiens et autres spectateurs près du Parc des Princes, mais ce ne fut pas le seul moyen utilisé pour s’y rendre ! Ce lieu de rendez-vous annuel incontournable, fut rapidement comble… tant pis pour ceux qui n’avaient suffisamment anticipé l’affluence traditionnelle… il ne reste plus qu’à trouver une place à l’extérieur du stade, mais là aussi, elles étaient tout autant prisées.
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Le vélodrome (journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Expérience aidant, la direction du stade proposa dès midi, un programme d’attente alléchant d’environ trois bonnes heures, avec différents types de courses permettant de mettre de l’ambiance, grâce à la variété des types de confrontation.
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Annonce de l’animation (journal L’Auto, Doc Gallica, BNF)
Le prix des places au stade était de
- Loges : 50,00 francs
- Tribunes de L’Auto : 25,00 francs
- Tribune du Tour de France : 20,00 francs
- Tribunes A, B, C et d : 15,00 francs
- Virages : 7,00 francs
Critérium cycliste des "Vieilles Gloires"
Organisé par le journal L’Écho des Sports avec le concours de Dunlop, le "13e Critérium cycliste des Vieilles Gloires", cette course par handicap de 60,5 kilomètres, comprenait 64 coureurs classés dans deux groupes, partis de Lonchamp de 9h45 à 10h27 pour les 40 Limitmen et à 10h30 pour les 24 Scratchmen.
NA : Lors d’une course à handicap, le Limitman (au singulier) était un coureur qui partait lancé, quant au Scratchman lui partait arrêté depuis la ligne de départ. Le niveau d’handicap pouvait varier, donnant plus ou moins d’avance, au premier.
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Illustration Jean Routier (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Le premier arrivé au Parc des Princes sur cette distance de 60,5 kilomètres, fut Gaston Rivierre
-1er : Gaston Riviere, en 2 h 10 mn 10 s
- 2e : XXX Bourgain, à une longueur
- 3e : XXX Williams
- 4e : XXX Charvier
- 5e : XXX De Blauwe
Au scratch, le vainqueur XXX De Blauwe réalisa le temps de 1 h 49 mn 38 s.
Grand Prix du Tour de France Demi-fond (Prix René Pottier)
Cette épreuve sous la forme d’une course de 100 kilomètres derrière moto, en deux manches de 50 kilomètres, entre 6 coureurs, vit la victoire de Charles Lacquehay
- Charles Lacquehay (entraîneur Besson) 1er 2e 1er
- René Brossy (entraîneur Guérin) 4e 1er 2e
- Harry Grant (entraîneur L. Vanderstuyft) 3e 3e 3e
- Robert Grassin (entraîneur Lallier) 2e 4e 4e
- Henri Lemoine (entraîneur M. Jubi) 5e 6e 5e
- Marcel Guimbretière (entraîneur Lavalade) 6e 5e 6e
Les rangs lors de la 1ère manche puis la deuxième et le classement général
Exhibitions
Entre les courses, se déroulèrent des exhibitions, dont celles des acrobates motocyclistes, Les Celmar’s qui avaient aussi réalisé leurs figures au Champ de Mars de Belfort.
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Carte postale Les Frères Celmars (coll. privée)
La Coupe des Nations
Cette épreuve omnium internationale amateur se déroula sous la forme de trois manches et deux finales
1ère manche (1 km départ lancé)
- 1er Guy Lapébie et XXX Cop (B) en 1 mn 11s 20"
- 3e XXX Talbot (GB) en 1 mn 12 s
- 4e XXX Matuizi (I) en 1 mn 14s 20"
2e manche (individuelle, 5 km)
- 1er France 37 pts
- 2e Belgique 35 points
- 3e Italie 30 points
- 4e Angleterre 19 points
3e manche (poursuite, 8 tours)
- 1ère série : 1er Italie, 2e Belgique
- 2e série : 1er France, 2e Angleterre
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Carte postale Boulogne Vélodrome Parc des Princes (coll. privée)
Finale des battus : 3e Angleterre (4 mn 41 s 80"), 4e Belgique
Finale des gagnants : 1er France (4 mn 26 s 60"), 2e Italie (à 6 mètres)
Classement général : 1er France, 2e Belgique, 3e Italie et 4e Angleterre
La France représenté par le VC Lavallois comprenait Robert Charpentier, Guy Lapébie, XXX Mauret et Jean Goujon.
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Image Robert Charpentier (coll. privée)
Robert Charpentier fut triple Champion olympique, à Berlin en 1936 (deux titres en individuel et un par équipe).
Prix du Tourmalet
Cette épreuve de vitesse fut disputée sous la forme de courses scratch, en 6 séries, 3 repêchages, 3 demi-finales et une finale, avec les meilleurs sprinters de second plan.
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Illustration (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Elle fut remportée par XXX Ragot devant XXX Rampelberg et XXX Lapeyre.
Prix du Galibier
Pour cette dernière épreuve, la victoire revint à XXX Perrot, devant XXX Couderc et XXX Wuyard
Exhibitions
Comme écrit précédemment, des exhibitions furent effectuées comme celle du Champion spécialiste du virage, Herbyn’s !
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Le Champion Herbyn’s (coll. privée)
Il était capable de virer sur les chapeaux de roue.
Arrivée de la dernière étape du Tour de France 1935
Sur la piste du vélodrome du Parc des Princes, les coureurs devaient effectuer la ligne droite et un tour complet, pour franchir la ligne d’arrivée finale du Tour de France 1935.
Si les spectateurs furent informés par le speaker de l’avancée des coureurs pendant le déroulement des animations, il ne donna pas qui était devant… La surprise fut totale dans les rangs quand ils virent déboucher comme une flèche… le Maillot jaune seul ! Ses poursuivants arrivèrent quand Romain Maes levait les bras de la victoire, en passant la ligne d’arrivée. Le belge avait eu la volonté de terminer ce Tour de France 1935 en beauté. Un Maes remplaçait un autre… car Sylvère Maes avait remporté cette étape en 1934 !
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L’arrivée de Romain Maes
(journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Il mit ainsi sa 3e victoire d’étape dans son escarcelle, après celles de Lille (1ère) et Cannes (11e).
Le belge Félicien Vervaecke remporta le sprint pour la 2e place, devant l’italien Ambrogio Morelli et le touriste-routier Paul Chocque. Le peloton arriva à près de 5 minutes du vainqueur (4 mn 52 s).
Le vainqueur avait mis 6 h 57 mn 45 s, il bénéficia de 2 mn 93 s de bonifications
-2e : Félicien Vervaeck (B) à 39 s
- 3e : Ambrogio Morelli (I) même temps
- 4e : Paul Chocque (Individuel) MT
- 5e : René Le Grevès MT
Pour l’occasion, le Baron Eugène Herry, sénateur, était venu en tant que représentant du gouvernement belge, ainsi qu’Alfred Martougin et Alban Collignon, les représentants de la Ligue Vélocipédique Belge et, Hubert Baudot, le président du Comité sportif de la Fédération belge. Ils félicitèrent chaudement leur compatriote mettant à l’honneur leurs pays.
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Le triomphe de Romain Maes par RED
(journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Les belges remportèrent 8 étapes, quatre par Jean Aerts, trois par Romain Maes et une par Sylvère Maes.
Les français furent plus voraces avec 13 étapes; les 6 restantes revinrent aux italiens.
Le classement général
La dernière étape eut tout de même un impact sur le classement général car Georges Speicher perdit sa 5e place suite à la casse de son vélo, au bénéfice du belge Jules Lowie, donc la France n’eut aucun représentant dans le TOP 5 ! Maurice Archambaud termina à la 7e place. Après 5 éditions remportés par un français, les belges dominèrent cette édition, avec les 1ère, 3e, 4e et 5e places. Seul l’individuel italien Ambrogio Morelli, remplaçant un abandon dans l’équipe nationale, vint s’assurer cette très bonne 2e place.
Antonin Magne avait abandonné sur la 7e étape suite à une chute.
Romain Maes domina ce Tour de France 1935, de la tête et des cuisses, car il porta le Maillot jaune dès la 1ère étape, à Lille et le conserva sur les 20 jours de course suivant (21 étapes en ligne + 6 contre-la-montre inclues).
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Carte postale Romain Maes (coll. privée)
1er : Romain Maes en 141 h 32 mn 58 s (via 8 mn 7 s de bonifications)
2e : Ambrogio Morelli (I) à 17 mn 52 s (via 7 mn 45 s)
3e : Félicien Vervaecke (B) à 24 mn 6 s (via 5 mn 46 s)
4e : Sylvère Maes (B) à 35 mn 24 s (via 2 mn 18 s)
5e : Jules Lowie (B) à 51 mn 26 s
6e : Georges Speicher à 54 mn 29 s (via 2 mn 15 s)
7e : Maurice Archambaud à 1 h 9 mn 29 s (via 5 mn 43s)
La Belgique remportait ainsi son 9e Tour, donc le tiers des éditions, avec 4 coureurs dans le TOP 5 de cette édition; mais toujours devancée par la France avec 14 victoires, le Luxembourg (3) et l’Italie (1).
Le premier Touriste-routier fut Gabriel Ruozzi (F), qui termina à 9e place, à 1 h 34 mn 4 s (via 3 mn 24 s).
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Carte postale Gabriel Ruozzi (coll. privée)
Il faut descendre à la 13e place, pour trouver le 1er Individuel, Charles Pélissier, à 2 h 23 mn 21 s (via 3 mn 45 s), en sachant que cette catégorie fut le réservoir des équipes des As.
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Carte postale Charles Pélissier (coll. privée)
Il est le benjamin cycliste de la famille, avec Henri l’aîné et Francis le cadet. Ils ont remporté 5 étapes au total (1, 2 et 2) mais aucun Tour de France.
46 coureurs, sur les 84 au départ, terminèrent le Tour de France 1934.
Le 1er classement de la Montagne
Après les 15 cols, la victoire du classement du 3e Prix du meilleur grimpeur, créé en 1933, revint au belge Félicien Vervaecke avec 128 points; il succédait à l’espagnol Vincente Trueba (1933) et René Vietto (1934).
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Carte postale Félicien Vervaecke (coll. privée)
Il devança ses compatriotes Sylvère Maes (92 points) et Jules Lowie (62 points). Le touriste-routier Gabriel Ruozzi se classa à la 4e place (61 points), à 2 points du podium.
Le classement par équipe
Le prix du Challenge International revint à la Belgique, devant la France et l’Allemagne. Elle avait aussi remporté les 2 étapes du contre-la-montre par équipe.
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Carte pub L'équipe de Belgique (coll. privée)
De gauche à droite : Jean Aerts, Gustave Danneels, Edgard De Caluwé, Henri Garnier, Louis Hardiquest, Romain Mes, Jozef Morenhout et Félicien Vervaecke
Ce classement comptabilisait les temps des 3 premiers coureurs des équipes nationales.
Anecdote
Quelques anecdotes sur cette 29e édition du Tour de France et un drame.
La journaliste Titaÿna
Sur le Tour de France, la gente féminine ne fut pas la bienvenue, hormis les infirmières. La première qui s’y risqua, fut Colette (Sidonie Gabrielle Colette) en 1912, mais elle le fut en tant que reporter du journal Le Matin ! Une autre journaliste, Titaÿna (Elisabeth Sauvy), fut présente sur le Tour de France 1935, elle écrivit quatre papiers pour le quotidien Paris-Soir, "Au-dessus de la fourmilière", "Poésie sur le Tour", "Les lecteurs du Tour" et "La fête de la liberté".
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Extrait livre Titaÿna par Benoît Heimermann (coll. privée)
Sur ce Tour de France 1935, se produisit un drame !
Lors de cette édition, furent utilisées des jantes Duralumin qui ne supportèrent par la canicule, provoquant le déjantage du boyau. Si elles furent remplacées rapidement pour les As, il en fut tout autre pour les autres. Lors de la 7e étape entre Aix-les-Bains et Grenoble, l’individuel espagnol Francesco Cepada chuta dans le descente du Galibier pour cette raison et tomba sur la tête. Il fut même percuté par l’italien Adriano Vignoli qui ne put l’éviter, qui se fractura la clavicule. L’espagnol remonta sur sa machine malgré les douleurs puis s’écroula suite à sa perte de connaissance.
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Francesco Cepada (photo Wikipédia)
Il décéda à Grenoble trois jours plus tard, le 14 juillet, malgré les soins prodigués. Il fut le premier coureur mort en course.
Cette version ne fut pas la seule, d’autres citent qu’il fut percuté par une auto comme le furent Antonin Magne et le belge Gustave Danneels qui durent abandonner !
Georges Speicher
Le titi parisien de Ménilmontant qui était assez susceptible et particulièrement têtu fit le coup de poing avec un membre de la maréchaussée lors de ce Tour, du moins en distribuant un à un brigadier ! La cause, voulant changer de pignon pour sa chaîne, dans le col d’Allos (9e étape, Gap-Digne), et n’y arrivant pas, les spectateurs vinrent l’entourer ce qui devint oppressant pour le coureur passablement énervé ! Pour se dégager, il donna ce coup de poing à ce brigadier qui porta plainte auprès de son supérieur.
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Carte postale George Speicher (coll. privée)
À l’arrivée, le colonel prit contact avec Henri Desgrange, le directeur du Tour, pour que le cogneur vienne à la gendarmerie, mais celui-ci refusa, offusquant vouloir se reposer. Le patron du Tour obtint qu’une lettre d’excuses ferait l’affaire, qu’il rédigea lui-même et la signa même à la place du récalcitrant. Il fut prévu que George Speicher remette la lettre au brigadier le lendemain, le Tour passant devant la gendarmerie. Mais il ne s’arrêta pas, lançant la lettre au passage tout en vociférant "Où il est, ce con-là, où il est ?". Ce fut Jacques Godet qui rapporta cette anecdote sur le vainqueur du Tour de France 1933.
Le vainqueur 1935
Romain Maes est né le 10 août 1912 à Zerkegem, commune au nord-ouest de la Belgique. Il est le treizième enfant de la famille.
Dès 17 ans, il participa à ses premières compétitions cyclistes et passa professionnel en 1933, dans l’équipe Alcyon-Dunlop. Sa première victoire, il l’obtint la même année sur la course par étape du Circuit de l’Est, et termina 3e étape sur le Paris-Dunkerque. Il récidiva l’année suivante sur le Circuit de l’Est, en ayant avant, remporté la 4e étape du Paris-Nice. Il prit la 3e place sur le Paris-Bruxelles.
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Fiche Romain Maes (coll. privée)
Toujours en 1934, sélectionné dans l’équipe nationale belge par Karel Steyaert, il participa à son premier Tour de France où il abandonna à la 10e étape; il avait pris la 2e place des 1ère et 3e étapes.
En 1935, il gagna le Paris Lille et surtout le Tour de France avec 3 étapes. Il finit 3e sur le Circuit des Régions flamandes, du Paris-Rennes et des Six jours de Paris avec Sylvère Maes.
L’année suivante, il remporta le Circuit de Paris, termina 2e sur Paris-Roubaix et abandonna à la 7e étape.
Sur le Paris-Roubaix de 1938, il aurait dû gagner mais il oublia d’effectuer le tour final et fut doublé…
Il remporta le Circuit des Régions flamandes en 1939. Nouveau Tour de France, avec le gain de la 2e étape et le Maillot jaune pour l’étape suivante, il abandonna de nouveau suite à une chute lors de la 8e étape. Il prit la 2e place du Tour des Flandres.
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Carte photo Romain Maes (coll. privée)
Il courut jusqu‘en 1942, avec la 2e place de l’Omnium de la Route.
La roue tournant, il tint un bar à Bruxelles qu’il intitula "Le Maillot Jaune".
Il décéda le 22 février 1983 à Grand-Bigard, commune à l’ouest de Bruxelles.
Fin de l'article
Épilogue
Après 5 victoires françaises, le belge Romain Maes vint arrêter l’hémogénie française pour s’approprier le Tour de France 1935, en prenant le Maillot Jaune dès la 1ère étape et en le conservant jusqu’à Paris, bien aidé par ses compatriotes.
Les Belges ne laissèrent que la 2e place à l’italien ex individuel Ambrogio Morelli du TOP 5; le premier français Georges Speicher termina 6e lui qui perdit la 5e place suite à une casse de son vélo lors de la dernière étape.
Pour l’Équipe de France, la chute d’Antonin Magne, à la 7e étape, fut très pénalisante.
Ce Tour de France 1935 qui vint à nouveau sur les routes du Territoire de Belfort, avec deux points d’orgues, le Ballon d’Alsace et Belfort. Félicien Vervaecke repassa en tête le col comme en 1934, et Jean Aerts remporta l’étape dans la Cité du Lion.
JM
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Références presse : Journaux La Frontière et L’Alsace (coll. Archives départementales du Territoire de Belfort, AD90), Journaux L'Est Républicain, Le républicain de Belfort et la République de l’Est (doc. Archives municipales de Belfort, AMB),
Référence livres : Tour de France Histoires extraordinaires des géants de la route, Les 100 histoires du Tour de France
Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…
Infos pratiques
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