Compte-rendu du 45e Salon des Collectionneurs, du 26 octobre 2025 à Belfort
Tradition oblige, comme toujours, pour les évènements organisés par les Collectionneurs & Cartophiles du Territoire de Belfort, ici avec le concours de la mairie de la ville, je rédige un compte-rendu. En ce 45e Salon des Collectionneurs, qui s’est déroulé le 26 octobre 2025 à Salle des Fêtes de Belfort, il était difficile d’y échapper deux fois plutôt qu’une !
Car un problème informatique de disque dur fit que je fus obligé de le rédiger une 2e fois, car le fichier de la première version finalisée ou presque, fut corrompu ! Donc impossible à récupérer… et à charger sur le blog !
(photo BF)
Côté météo, ce dernier dimanche d’octobre fut mi-figue mi-raisin, le matin couvert et l’après-midi la pluie, avec une température assez frisquette.
Préambule
Suite à une décision prise en Assemblée générale en 2024, l’association n’organise plus que 2 évènements par an, la Bourse toutes Collections intitulée "L’An Nouveau des Collectionneurs", en janvier, la prochaine est prévue le 16 et le Salon des Collectionneurs, qui était planifié traditionnellement en début avril est maintenant décalé en octobre, en lieu et place, de la 2e Bourse annuelle, qui était intitulée "La Bourse de Rentrée des Collectionneurs".
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Initialement prévu le 9 octobre, le Salon fut déplacé par la mairie à cette date, pour permettre le déroulement de la Fête de la Science nationale (du 3 au 13 octobre). Malgré ce déplacement de la date en fin de mois et les annulations d’inscriptions d’exposants, le nombre final atteint, via d’autres tardives, permis de respirer un peu la dernière semaine… Il y eut même un bon renouvellement, avec plusieurs nouveaux exposants.
(photo BF)
Une nouvelle foi, la Salle des Fêtes était parée pour proposer un bel étalage d’une grande variété de collections traditionnelles et plus confidentielles…
Si le premier indicateur était donc au vert, le deuxième serait-il au diapason, par la présence du public ?
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Dès l’ouverture ou presque, le feu passa au vert car un bon flux de collectionneurs et de visiteurs envahit peu à peu les allées, jusqu’à la pause du déjeuner. L’après-midi vit aussi une belle audience formée majoritairement par des visiteurs plus que des collectionneurs.
(photo BF)
Il faut remercier le journal L’Est Républicain et la radio Ici Belfort-Montbéliard (ex France Bleu), car les deux organes d’informations avaient bien relayé l’organisation du Salon. Le premier dans deux éditions, même avec une erreur de date corrigée le lendemain, et le deuxième via plusieurs émissions dont une interview. Sans compter, les différents sites internet communiquant cette manifestation dans les sorties potentielles.
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Comme à chaque Salon ou Bourse organisé par les Collectionneurs & Cartophiles du Territoire de Belfort, ce rendez-vous, incontournable depuis 1977, s’appuie sur deux pôles d’attractivité, la galerie marchande et la partie exposition.
La galerie marchande
Commençons par l’attraction principale, la galerie marchande, qui est la partie la plus courue par les collectionneurs et les visiteurs…
(photo BF)
Elle était formée d’un mixte de professionnels dont un nouveau, de collectionneurs et de sociétaires proposant un large éventail de collections dites standards, mais aussi d’objets plus hétéroclites, les uns plus que les autres. Ce capharnaüm bon enfant permet de satisfaire traditionnellement les attentes des collectionneurs et des visiteurs, ces derniers n’étant pas moins focalisés que les premiers !
Comme toujours, deux écoles, des étals structurés pour la présentation des objets en vente et des étals avec un joyeux bordel… Tout comme certains objets se retrouvent au sol comme une punition, ne demandant que de pouvoir remonter pour être exposés, même les pleurs ne sont pas toujours entendus...
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Certains ont une tendance expansionniste qu’il faut recadrer gentiment, mais fermement, car il faut conserver dégagées les allées pour permettre la circulation du public. Comme ces poupées qui ont bravé l’interdit !
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Ne pas oublier, que l’angle de vision est un élément permettant de voir ou ne pas voir certains objets; la solution optimisée est le passage dans les deux sens des travées de circulation !
(photo BF)
Concernant le négoce, la différence se voit facilement par la démarche, là où le collectionneur va interpeller l’exposant pour savoir s’il possède tel objet avec plus ou moins de précision, le visiteur va observer, toucher ou pas, avec plus ou moins de timidité, réfléchir… c’est l’exposant qui doit interpeler son Client potentiel mais avec doigté, pour ne pas le faire fuir…
Partons à la découverte de quelques objets…
Dans ce compte-rendu, je propose de mettre en lumière un certain nombre d’objets présents en cette journée, sans volonté quelconque de privilégier l’un plus que l’autre… c’est plus un rapport entre visuels et textes potentiels, voire de petits délires… donc sans prise de tête, tout en y mettant un éclairage particulier !
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Ces lampes furent utilisées un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître…
Pour éclairer un peu vos lumières, elles n’étaient pas destinées à l’éclairage mais elles possédaient des caractéristiques techniques destinées au fonctionnement des postes de radio… à lampes, qui firent fureurs dans les années 1940 pour écouter Londres, tout comme dans les années 1950 pour écouter le jazz entre autres, jusqu’au début des années 1960, avant qu’arrivent les postes de radios à transistors vecteurs de la musique des Yéyés. Ce dernier lui aussi ayant disparu ou presque, n’ayant plus l’écoute des consommateurs.
Pour poursuivre ce reportage high level, je ne peux pas passer sous silence, le clou de cette journée, avec le changement d’horaire, qui par définition est un perturbateur institutionnel !
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Confirmé par au moins deux cas côtoyés, le premier un visiteur qui s’était infiltré par l’accès réservé aux exposants; il considérait qu’on était en retard pour l’ouverture des portes pour le public, prévue à 9 heures. Il fut assez difficile de le convaincre qu’il avait… une heure d’avance !
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Le deuxième fut un exposant qui commençait à remballer, peu avant 16 heures.
Poursuivons notre balade dédiée à la découverte d’objets m’interpellant, sans se faire de nœuds au cerveau… dans le but de rédiger ce compte-rendu attendu ou pas.
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Comme pour chaque Salon ou Bourse, nous avons des VIP. En ce mois d’octobre, un gaulois de bon aloi, Obélix qui avait pourtant le cœur gros, car pas de sangliers à l’horizon… il y a bien un Lion, mais trop coriace car trop vieux, de la pierre. Une situation de fringale auquel il devait face, même s’il y avait de bons sandwiches, mais ce n’était qu’une petite miette pour son estomac…
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De plus, un autre désagrément difficilement supportable, car son fidèle compère, Astérix, avait préféré aller en Lusitanie pour dédicacer leur dernier ouvrage, sorti trois jours plutôt.
Même si le Salon n’a pas vu un journaliste de L’Est Républicain, venu prendre des notes pour un article potentiel, nous avions un Petit Reporter renommé, en la présence de Tintin, venu humer l’ambiance de ce temple non grec, malgré ces colonnes sur la face principale de l’édifice accueillant ce rendez-vous, mais un temple de la collection.
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Venu pour quelques heures, du moins son impresario l’espérait, il est resté plus longtemps que prévu, submergé de bonheur de profiter de cette ambiance… ne voulant pas partir, au désespoir du premier qui attendait sa commission !
Parmi les autres personnalités qui s’étaient invitées, à défaut de la présence de Goldorak qui fête ses cinquante ans, il y avait Albator, sous la forme d’un vinyle. Il est né en 1969 dans un manga qui a déferlé en France dans les années 1970, se concurrençant pour être le leader de la galaxie.
(photo BF)
Un potentiel article ?
Pour poursuivre dans les prises de pouvoir, sur des étals, des objets en phase avec la situation internationale conflictuelle, en présentant des objets militaires, mais ceux-là grand merci sont inoffensifs.
(photo BF)
La collection suivante avec un objet plein de flamme, devenu un peu désuet au fil du temps, comme de nombreux autres, il n’a plus le feu sacré qu’il soit en boîte ou en pochette.
Cet objet de grande consommation éphémère a subi la dure loi de l’innovation, car les boîtes d’allumettes furent peu à peu ringardisées dans les années 1970, par un autre objet, le briquet !
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Qu’elles soient en boîte ou en pochettes, elles n’ont pas pu rivaliser même quand il est devenu jetable…
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Sous forme de pochettes, elles étaient support publicitaire pour des commerces, des sociétés ou entreprises…
Le briquet lui-même commence à subir lui aussi, cette même déchéance peu à peu,, car les vapoteurs et vapoteuses n’ont nul besoin de cet objet, pour s’alimenter en produits pas très naturels, dont certains sont addictifs.
Comme quoi, il peut y avoir de la fumée sans feu !
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Pour finir cette traditionnelle revue d’objets ou presque, un focus aussi sur cette collection toujours tendance actuellement, les cartes Pokémon sans s ! Ce dérivé des jeux vidéo Nintendo fait un tabac, sans fumée, depuis plusieurs années. Pour les béotiens comme moi, chaque carte représente une créature avec ses attaques et statistiques, utilisée pour combattre à l’image des jeux vidéo.
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Si elles servent à jouer, elles sont aussi collectionnées, voire très collectionnées, avec des raretés synonymes de valeurs insoupçonnées, par les non connaisseurs.
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Par contre, une tendance inflationniste de la valeur de certaines cartes peut à terme, provoquer la mort pas seulement virtuelle de cette collection; d’autres exemples par le passé l’ont démontré, tels les télécartes, les pin’s… la seule garantie de sa survie est sa double utilisation, en étant aussi un jeu.
À chaque Salon ou Bourse, ou presque, le Lion fait table, ici pour passer peut-être d’un tiers à un autre tiers... aux lecteurs de décoder ! Même s’il n’est pas de pierre, le collectionner pèse des kilos.
(photo BF)
Ami (e) participant (e), qu’avez-vous pensé de mon billet ?
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Votre retour m’intéresse… mais ne sera pas rémunéré !
Expositions
Pour ce 45e Salon des Collectionneurs, l’association ne proposa pas une, mais deux expositions.
La première concernait le 120e anniversaire de l’ouverture du Marché couvert dit Fréry. Elle permettait de découvrir l’historique du projet, de la genèse à l’ouverture le 5 juin 1905.
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Né de l’avant-projet de l’architecte belfortain Eugène Lux en 1898, le projet final fut conçu par l’architecte Jules Doré, travaillant pour l’entreprise Schwartz & Meurer qui réalisa la structure métallique. Les fondations et la maçonnerie furent effectuées par l’entreprise belfortaine Adrien Guidon.
NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder à l’article rédigé en plusieurs parties, consacré à cet édifice sur le blog du CartophiLion.
La deuxième en lien avec le 45e anniversaire des Salons de la Carte Postale à Belfort. Le premier fut organisé en 1977, par la Fédération des Œuvres Laïques, lors de 4e Foire aux livres; la carte postale étant l’invité d’honneur.
L’exposition présentait un historique des cinq premiers Salons. Après 1977, vinrent ceux de 1979, 1980 et 1981, toujours organisés par la Fédération des Œuvres Laïques, et 1982, qui vit la prise en charge de l’exposition par la toute nouvelle association du Cercle Cartophile du Territoire de Belfort, le début d’un long chemin avec la volonté d’offrir un lieu convivial où la collection est reine !
NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder à cet historique, via le Sommaire. Les articles de chaque année sont mis progressivement en ligne.
Ces deux expositions étaient complétées de la présentation d'autres cartes postales éditées par le club, d’une part, la Collection Prestige du Territoire de Belfort (110 cartes, une carte par village), un concept unique en France, avec le même artiste franc-comtois, Christian Odile, et d’autre part, celles mémorisant des évènements, des anciens métiers du département...
45e anniversaire
Pour cet anniversaire, des affiches des anciens Salons organisés par l’association, refirent surface, du moins furent exposées au balcon, contemplant leur dernière descendance.
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Elles couvrent la période 1982 à 1998, du 5e au 21e Salon.
(photo BF)
À cette période, l’affiche était un outil majeur de la communication pour tout association qui voulait promouvoir son évènement. Elles disparurent peu à peu, avec d’une part le retrait des mécènes assurant le coût de création et d’impression et d’autre part, l’arrivée des franchises dans les commerces qui refusaient la pose sur leurs vitrines.
Carte postale de la 45e Salon
Pour commémorer ce 45e Salon des Collectionneurs, une carte postale fut créée en lien avec l’exposition principale, le 120e anniversaire de l’ouverture du Marché couvert dit Fréry.
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Carte postale 45e Salon des Collectionneurs
(conception JM, réalisation BF)
Elle communie passé et présent, avec le plan du projet conçu par l’architecte Jules Doré et des éléments de décoration de l’édifice rénovés en 2024-2025.
On y trouve aussi, les marques des deux entreprises qui construisirent cet édifice public toujours vivant.
Éditée avec un tirage de 100 exemplaires, elles furent vendues 2 euros et sont presque épuisée.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à l'article consacré à la conception de cette carte postale.
Une banderole toute retournée...
Un petit facétieux, du moins qu’il se croyait, a basculé la banderole derrière les barrières, mais manque de bol, elle est marquée des deux côtés. Qui croyait prendre fut pris…
Le prochain rendez-vous programmé est pour la 54e Bourse toutes collections, prévu le dimanche 18 janvier 2026, réservé aux non professionnels et aux sociétaires. Ce n’est que partie remise, car les professionnels seront accueillis le 11 octobre 2026, dans le cadre du 46e Salon des Collectionneurs.
Épilogue
Une nouvelle fois, le défi fut relevé d’organiser un bel évènement dans la Cité du Lion. Comme toujours, des Collectionneurs et Cartophiles du Territoire de Belfort se sont dévoués pour proposer cette belle animation annuelle, grâce aussi à la présence des exposants, fidèles ou nouveaux.
Une très belle récompense fut l’audience importante en ce dimanche 26 octobre 2025.
JM
Reportage photos : BF & JM
Liens pour accéder aux articles cités
Le Marché couver dit Fréry, le Sommaire: Cliquer ici
45e Salon des Collectionneurs, la carte postale : Cliquer ici
Infos pratiques
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