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LE CARTOPHILION
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21 février 2022

Jeux Olympiques d’hiver 1968 à Grenoble, le déroulement (les cérémonies, les épreuves, les athlètes, les résultats…)

MAJ le 26 janvier 2026

 

Après avoir découvert dans la première partie de l’article, la présentation des Jeux Olympiques 1968 organisée à Grenoble et sur d’autres sites limitrophes, la deuxième partie est consacrée au déroulement de la compétition internationale quadriennale, depuis la cérémonie de l’ouverture des Jeux à celle de la clôture, en passant par les principaux résultats et les meilleurs athlètes.

Carte postale Les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 (coll. privée)

 

Le Jeux se déroulèrent du 6 au 18 février 1968.

 

NA : En fin de texte, des liens permettent d'accéder à la 1ère partie de cet article et au Sommaire des articles sur les Jeux Olympiques d'hiver.

 

Deuxième partie

 

L'ouverture des Jeux

 

La cérémonie d’ouverture du 6 février 1968, en présence du Président de la République, le Général de Gaulle, se déroula dans le stade olympique (provisoire) où un imposant escalier permettait l’accès à la vasque.

Carte postale Grenoble Stade olympique et l’escalier (coll. privée)

 

Ce stade provisoire, car non conservé après les Jeux, pouvant accueillir 60 000 personnes, fut conçu par deux architectes grenoblois, Bruno Pouradier-Duteil et Georges Pillon.

 

Il revint à La Marseillaise, d'ouvrir la cérémonie lançant le départ du défilé des 37 délégations des athlètes, regroupées par nation.

 

Le porte-drapeau de l’Équipe de France était le douanier vosgien Gilbert Poirot, originaire de La Bresse. Il était notre meilleur spécialiste du saut à ski. Il finira à la 10e place, aux tremplins de 70 et 90 mètres.

 

JO 1968 Grenoble Gilbert Poirot Porte-drapeau

Gilbert Poirot le porte-drapeau (Photo Est Républicain)

 

Les discours furent prononcés par Albert Michallon, le président du Comité d'organisation et Avery Brundage, le président du CIO.

 

Après l'ouverture des Jeux prononcée par le Président de la République, ce fut le patineur Alain Calmat, le médaillé d'argent à Innsbruck en 1964, le dernier porteur de la flamme, qui devant 60000 personnes et 500 millions de téléspectateurs, grimpa les 96 marches pour atteindre la vasque et l’embraser.

 

JO 1968 Grenoble Flamme Alan Calmat R

Alain Calmat montant les marches (Photo Fox Sport)

 

La Vasque

 

Forte impressionnante avec ses quatre mètres de diamètre, la vasque pesant 550 kilogrammes, fut installée au sommet de l'escalier via un hélicoptère. Elle était équipée de 70 brûleurs et resta allumée toute la durée des Jeux, ce qui initialement, n'était pas prévu.

Carte postale de l’escalier et de la vasque (coll. privée)

 

Chaque site où se déroulèrent les compétitions, possédait une vasque d'un format plus réduit, de 80 centimètres de diamètre, équipée de huit brûleurs.

 

Serment Olympique

 

Le serment olympique fut proclamé par le skieur jurassien, Léo Lacroix.

 

"Au nom de tous les concurrents, je promets que nous prendrons part à ces Jeux olympiques en respectant et suivant les règles qui les régissent, en nous engageant pour un sport sans dopage et sans drogue, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l'honneur de nos équipes."

 

Quelques exploits…

 

Lors de ces Jeux, eurent lieu des exploits d'athlètes à mettre en valeur.

 

Jean-Claude Killy

 

Pour cette Xe Olympiade, un athlète, de plus français, va réaliser un grand exploit, Jean-Claude Killy* car il remporta les médailles d’or sur les trois disciplines de ski alpin.

Jean-Claude Killy, magazine Paris-Match du 17 février (coll. privée)

 

*Jean-Claude Killy : Né à Saint-Cloud le 30 août 1943, il grandit à Val d’Isère. La neige était son élément, il devint un excellent skieur et donna à la France de nombreux titres, dont cette triple médaille d’or aux JO de Grenoble en 1968. Après la neige, il fut attiré par le macadam. Il participa à des courses automobiles dont les 24 heures du Mans. Il revint à sa première passion et participa à son développement, comme membre au FIS (Fédération Internationale de Ski). Avec Michel Barnier, ils lancèrent l’idée de réaliser les Jeux d’Hiver à Albertville. Il devint membre du CIO en 1995 et participa à la candidature de Paris, pour les Jeux d’Été en 2012.

 

Il rejoint un autre champion, l’autrichien Toni Sailer qui avait gagné les trois épreuves de ski alpin en 1956, à Cortina d’Ampezzo (Italie).

Carte postale Toni Sailer (coll. privée)

 

Le vendredi 9 févier, pour la première épreuve, la descente, il remporta la victoire pour huit centièmes sur un autre français, Guy Périllat et le suisse Jean-Daniel Dätwyler à 47 centièmes. Le troisième français finit à la huitième place, Bernard Orcel.

Podium de la descente G. Périllat, JC Killy et JD Dätwyler
(Photo Wikipédia)

 

Pour la deuxième compétition, le géant, dès la première manche en ce dimanche 11 février, il déposa ses concurrents; le suisse Willy Favre à 1"20, ses compatriotes Guy Périllat à 2"04 et Georges Mauduit à 2"12. Le lendemain contrôlant la deuxième manche, il signa sa deuxième victoire olympique. Au classement des deux manches, il devança toujours le suisse Willy Favre et l’autrichien Heinrich Messner qui réalisa une superbe seconde manche en reléguant à la quatrième place, Guy Périllat pour 23 centièmes. Georges Mauduit ne prit que la neuvième place, ne renouvelant pas son excellent temps lors de la première manche.

 

Photo JO 1968 Grenoble Podium Géant Favre Killy Messner R

Photo du podium du Géant : W. Favre, JC Killy et H. Messner
(Photo CIO)

 

Le 17 février, Killy se présenta à la première manche du slalom pour réaliser un exploit, gagner les trois épreuves alpines.

 

Mais cette journée fut à rebondissement ! Notre double médaillé d’or donna tout et remporta cette première manche malgré un départ dans le brouillard. Dans la deuxième manche, c’est le norvégien Haakon Mjoen, 10e à la première manche, qui réalisa le meilleur temps devant le français et l’autrichien Karl Schranz qui déposa réclamation. Il prétendit qu’il avait été gêné par un officiel pour le passage des portes 18 et 19 pendant son slalom. Il fut autorisé à repartir et s’intercala à la deuxième place et même pris la première place, le norvégien étant disqualifié après avoir manqué deux portes dans cette deuxième manche. Mais il était dit que cette journée apporterait des surprises… jusqu’en début de soirée ! Le jury après consultation de la vidéo, décidèrent de disqualifier aussi l’autrichien !

 

Le français fut déclaré champion olympique du slalom devant les autrichiens Herbert Huber et Alfred Matt.

 

Photo JO 1968 Grenoble Podium Slalom Huber Schrantz Killy R

Photo du podium du Slalom : H. Herber, JC Killy et A. Matt
(photo CIO)

 

Ainsi Jean-Claude Killy réussissait son challenge en étant triple champion olympique.

 

JO 1968 Grenoble Médailles Jean Claude Killy BF

Les 3 médailles du champion (Photo CIO)

 

De plus, comme les épreuves de ski alpin de ces Jeux comptaient aussi pour le Championnat du Monde, Jean-Claude fut doublement titré pour chaque catégorie. Il remporta aussi le titre de champion du monde en combiné nordique, mais l’épreuve n’était pas olympique pour ces Jeux.

 

Peggy Fleming

 

Un grand moment des Jeux fut sans contestation, l’épreuve de patinage artistique féminine. Une grâce a survolé la glace de la patinoire de Grenoble, l’américaine Peggy Fleming. Par son expression artistique, elle domina ses concurrentes qui durent une nouvelle fois se satisfaire des places suivantes, telles l’allemande de l’est Gabrielle Seyfert (argent) et la tchécoslovaque Hana Maskova (bronze).

 

Photo JO 1968 Grenoble Peggy Fleming

La patineuse américaine Peggy Fleming (doc. privé)

 

Devenue héroïne nationale, elle eut un pont d'or en intégrant le spectacle Ice Folies; la publicité s'empara aussi de son image.

 

Vladimir Belousov

 

Un autre exploit pour ces olympiades se déroula au tremplin de 90 m à Saint-Nizier-Du-Moucherotte. Deux athlètes dépassèrent pour la première fois la barre des 100 mètres; ce furent le russe Vladimir Belousov (101,5 m) et le Tchécoslovaque Jiri Raska (101 m) respectivement médaille d’or et d’argent. Le norvégien Lars Grini prit la troisième place, n’ayant pu dépasser la barre des 100 mètres.

Finalistes du grand tremplin : J. Raska, V. Belousov et L. Grini
(photo CIO)

 

Toini Gustafsson

 

La fondeuse suédoise Toini Gustafsson glana les deux médailles d’or en individuel, sur les distances du 5 km et du 10 km, et la médaille d’argent en équipe sur le 3x5 kilomètres.

Photo Toini Gustafsson (doc. Wikipédia)

 

Eugenio Monti

 

Si lors des Jeux, apparaissaient de jeunes pousses qui venaient faire leurs armes au contact de l’élite, d’autres vinrent finir en beauté, ou presque, leur carrière d’athlète de compétition. Ce fut le cas de l’italien Eugenio Monti qui a 40 ans fut double médaillé d’or en bob à deux et à quatre. Il fut surnommé "Rosso volante" (le Rouge volant) car il possédait des cheveux roux et une extraordinaire vélocité.

 

Photo Eugenio Monti 2

Eugenio Monti dit "Rosso volante" (coll. privée)

 

Quatre ans plutôt, il avait donné un écrou d’essieu à l’équipe anglaise de bob à deux, pour réparer leur matériel ayant souffert dans la première manche. Ils gagnèrent la seconde manche et devinrent champions olympiques devant les deux équipes italiennes, dont l’équipage d’Eugenio Monti finissant troisième !

 

L'équipe de France

 

Killy ne fut pas le seul skieur médaillé d’or, une autre skieuse apporta sa contribution à l’équipe de France pour ce métal tant convoité.

 

Marielle Goitschel

 

Notre Marielle Goitschel, championne olympique d’Innsbruck en 1964 en géant, récidiva mais dans l’épreuve de slalom où sa sœur Christine avait remporté la médaille d’or. Elle gagna devant la canadienne Nancy Greene et sa compatriote Annie Famose.

 

Photo JO 1968 Grenoble Slalom Famose Goitschel Pompidou Greene R

Le 1er ministre Pompidou félicite les françaises (coll. privée)

 

Annie Famose

 

La médaillée de bronze Annie Famose ne se contenta pas de cette seule breloque, elle prit l’argent dans le géant, battue par la canadienne Nancy Greene, mais devant la suissesse Fernande Bochatay.

Photo du podium du géant féminin : A. Famose, N. Greene
et F. Bochatay (doc. privé)

 

Isabelle Mir

 

Une troisième fille, Isabelle Mir, vint rejoindre ses quatre compatriotes et ainsi, apporter sa contribution à la récolte de médailles de l’équipe de ski alpin. Elle vint s’intercaler dans le trio autrichien, en prenant la seconde place de la descente derrière Olga Pall et devant Christl Haas.

Podium de la descente I. Mir, O. Pall et C. Haas (Photo Corbis Image)

 

Le ski alpin français avec ses 8 médailles put être fier de ses résultats, étant même le fournisseur exclusif ou presque des médailles acquises par la France, dans tous les cas le pourvoyeur de l’or.

 

CPM JO 1968 Grenoble Equipe de France Ski Femme

Carte postale Télé 7 jours Équipe féminine de ski (coll. privée)

 

CPM JO 1968 Grenoble Equipe de France Ski Homme

Carte postale Télé 7 jours Équipe masculine de ski (coll. privée)

 

Patrick Pera

 

La dernière médaille, en bronze, fut conquise par le tout jeune patineur Patrick Pera, qui venait d’avoir 17 ans; il était le benjamin de ces olympiades. Malheureusement, la concurrence était fort rude face à l’autrichien Wolfgang Schwarz et l’américain Timothy Wood. Mais belle récompense, pour le futur septuple champion de France (de 1966 à 1972).

Podium du patinage artistique : T. Wood, W. Schwartz et P. Pera
(doc. privé)

 

Anecdotes

 

S'il y a eu des exploits, il y a eu aussi des moments ou évènements très particuliers !

 

Erika Schinegger

 

Lors de ces Jeux, 50 tests de féminité furent effectués par la commission médicale du CIO. Un seul posa problème, celui de la skieuse autrichienne Erika Schinegger. Sa salive révéla la présence d'hormones mâles et non féminins !

L'autrichienne Erika Schinegger (coll. privée)

 

Des examens complémentaires confirmèrent que des organes mâles s'étaient développés dans son corps de façon interne. Après une opération, elle devint Erik.

 

Elle (ou il) qui fut en 1966, Championne du monde de descente à Portillo au Chili, donna en 1988, sa médaille à sa dauphine, Marielle Goitschel !

 

Marielle Goitschel

 

La varoise Marielle Goitschel pas en manque de faire des blagues, avait glissé aux journalistes, après avoir reçu sa médaille d'or dans le slalom, qu'elle se fiançait avec Jean-Claude Killy !

 

Image Poulain Marielle Goitschel RImage Poulain JC Killy R

Images Poulain Marielle Goitschel & Jean-Claude Killy (coll. privée)

 

Ce dernier, bien sûr pas informé, tomba de son camion de pommes… pourtant, il n'avait pas glissé !

 

Trio américaine ex æquo

 

En patinage de vitesse, le classement du 500 mètres féminin fut un peu particulier car 3 patineuses furent déclarées deuxièmes ! La gagnante, la Soviétique Ludmilla Titova Holum, âgée de 16 ans devança les américaines Jennifer Fish, Dianne Holum et Mary Meyers arrivées avec le même temps, en 46 secondes 3/10e.

 

Photo JO 1968 Grenoble Meyers Holum Fish & Tilova R

Meyers, Holum, Fish et Titova Holum (photo CIO)

 

Donc un podium sans médaille de bronze !

 

Ole Ellefsaeter

 

L'épreuve de ski de fond du 50 kilomètres fut remportée par le norvégien Ole Ellefsaeter… le jour de ses 29 ans ! Autant s'offrir soi-même son cadeau, tant qu'affaire, une belle médaille d'or !

Le fondeur norvégien Ole Ellefsaeter (photo Wikipédia)

 

Il remporta aussi l'or par équipe sur le 4x10 kilomètres.

 

Une autre de ses activités qu'il menait en parallèle avec le ski de fond, était la chanson; dès 1966, il avait à son actif des chansons sorties sur des vinyles 45 tours. 

Le chanteur norvégien Ole Ellefsaeter (coll. privée)

 

Cérémonie de clôture

 

La cérémonie de clôture de ces Jeux se déroula le 18 février, au Stade de glace, sous la présidence du 1er ministre, Georges Pompidou.

 

Au début de cette cérémonie, le président du Comité olympique français, Jean de Beaumont, remit les médailles du slalom, l'or à Jean-Claude Killy, puis aux autrichiens, l'argent à Herbert Huber et le bronze à Alfred Matt.

 

La flamme olympique portée par le lutteur Daniel Robin devança l'entrée des délégations sur le stade. 

Carte postale Grenoble Cérémonie de fermeture des Jeux  (coll. privée)

 

Trois Dauphinoises en costume traditionnel remirent des roses rouges aux Japonaises de Sapporo (Japon), qui elles étaient vêtues dans leur kimono ancestral, devant les autorités sportives et le public au Stade de Glace.

 

Puis vint la levée du drapeau japonais, avant le discours de clôture prononcé par le 5e président du CIO, l'américain Avery Brundage

 

Tableau des médailles

 

106 médailles furent distribuées à 15 nations.

 

Au classement général final, ce fut la Norvège qui finit en tête en totalisant 14 médailles (6 en or, 6 en argent et 2 en bronze). Elle devançait l’Union soviétique avec ses 13 médailles (5 en or, 5 en argent et 3 en bronze) et... la France.

Carte postale illustrée émises pour les Jeux (coll. privée)

 

Avec 9 médailles (4 en or, 3 en argent et 2 en bronze), l'Équipe de France obtint son meilleur résultat sur les Jeux Olympiques d'hiver, avec comme point d'orgue, le triplé en or de Jean-Claude Killy, le seul de cette Olympiade.

 

Fin de l'article

 

NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à la 1ère partie de cet article, concernant la présentation de ces Jeux Olympiques à Grenoble.

 

Épilogue

 

Ces Jeux furent une grande réussite par une organisation à la hauteur des enjeux; la presse fut d'ailleurs assez dithyrambique. Par contre si plus de 500 000 billets furent vendus, ce fut beaucoup moins que prévus, moitié moins !

 

Ils permirent de dynamiser la ville qui attira de nouvelles sociétés venues s'installer et des enseignants-chercheurs. Elle profita aussi de tous les investissements effectués dans de nouvelles infrastructures.

 

La ville de Grenoble se porta à nouveau candidate pour organiser des Jeux, en 1976 pour suppléer Denvers et en 2018. Les Alpes Françaises sont choisies en 2024, par le CIO, pour organiser les Jeux Olympiques de 2030.

 

Lors de cette Olympiade, plusieurs premières, hormis les tests de féminité, il fut effectué 86 contrôles antidopage par la commission médicale du CIO et les chronomètres automatiques firent leur apparition.

 

Une autre première fut, après les Jeux, la réception des athlètes français à l'Élysée, par le Président de la République, Charles de Gaulle.

 

JM

 

Lien pour accéder aux articles cités

 

Jeux Olympiques d’hiver 1968 à Grenoble, la présentation Cliquer ici

 

Sommaire des articles sur les Jeux Olympiques d'hiver : Cliquer ici

 

Références : Wikipédia, Site du CIO, Site Esprit bleu (Site Olympique français), Site Sports-Référence, Divers sites Web…

 

Infos pratiques  

 

Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.

 

En cliquant sur une photo, vous pouvez l’agrandir.

 

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