Karine Philippot, aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002
Après sa participation aux Jeux Olympiques d'hiver de Nagano en 1998, la terrifortaine Karine Philippot s'était à nouveau qualifiée pour participer à l’édition suivante, aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, se déroulant aux USA, en 2002.
Elle avait gouté à cette compétition avec des résultats sinon mitigés, du moins pas à la hauteur de ses attentes, donc elle avait une revanche à prendre !
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Karine Philippot (photo AFP)
Il est vrai qu'elle avait progressé dans sa discipline, le ski de fond, sur la période 1998-2002, succédant aux Jeux. Elle avait remporté des titres de Championne de France et était devenue une des 30 meilleures fondeuses mondiales (le gotha, appelée le TOP Rouge), avec des places dans les 20 premières et même une 10e place, le 12 janvier 2002, à Nove Mesto, en République Tchèque, donc de bon augure.
Deux articles sont consacrés à cette période entre les deux éditions des Jeux.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder aux articles consacrés qui lui sont consacrés, via le Sommaire des Athlètes Terrifortains et à sa participation aux Jeux de Nagano, via le Sommaire des Jeux Olympiques d’hiver.
Le ski de fond aux Jeux Olympiques
Pour mémoire, le ski de fond fit son apparition dès l’origine des Jeux Olympiques d’Hiver organisés à Chamonix, en 1924. Deux épreuves masculines furent au programme, les 18 et 50 kilomètres.
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Carte postale Chamonix Ski de fond (coll. privée)
Il fallut attendre les Jeux d’Oslo de 1952, pour que les féminines puissent concourir elles aussi, aux médailles olympiques, sur une épreuve de 10 kilomètres.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à l'article détaillé sur l’histoire du ski de fond aux Jeux Olympiques.
Qualifiée pour Jeux de Salt Lake City
Karine Philippot apprit le 17 janvier 2002, qu’elle était sélectionnée pour participer aux 19e Jeux Olympiques, se déroulant aux États-Unis, à Salt Lake City. Elle s’en doutait au regard de ses résultats, mais tant que l’information n’est pas donnée…
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Extrait BF Salt Lake City 19e JO de (coll. privée)
Elle fut l’une des 118 athlètes retenues par la Commission Nationale du Sport de Haut Niveau (CNSHN), sous la présidence de Madame Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports. Dans sa discipline, il y avait aussi Annick Vaxelaire-Pierrel.
Karine Philippot réussissait ainsi la passe de deux, il ne restait plus qu’à bien se préparer pour obtenir de bons résultats.
NA : À la fin du texte, des liens permettent d’accéder aux articles sur la présentation et le déroulement des Jeux de Salt Lake City, via le Sommaire des JO d’hiver.
La préparation
Avant de partir pour les États-Unis, notre sélectionnée effectua un stage de deux bonnes semaines aux Saisies (1 800 m), car elle ne partait que six jours avant la première épreuve, prévue le lundi 11 février 2002.
Son programme d’entraînement fut concocté par son coach, Jean-François Deveaux.
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Carte postale Les Saisies (coll. privée)
Elle aurait préféré être dans une station un peu plus haute en altitude, pour être dans la configuration de Salt Lake City, du moins comme celle des pistes de ski de fond qui étaient prévues pour ces Jeux.
La première semaine, la rougemontoise privilégia le volume et la deuxième semaine, l’intensité.
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Karine Philippot (photo journal Le Pays, doc AMB)
Interviewée fin janvier, elle donna ses impressions "Là, je suis aux Saisies jusque fin janvier avec la volonté de bien me préparer. Pour les Jeux, tu te transcendes ! On rêve évidemment tous du podium mais le but réel est de finir le plus près possible des meilleures et ne pas avoir de regret. D'ailleurs, je ne ferai pas toutes les courses car simplement participer ne m'intéresse pas, l'objectif reste la performance. Toutefois, je ne me fixe aucun objectif précis car ça entraîne une certaine pression et après, je me plante !".
La troisième semaine, elle passa quelques jours en Italie, avant de rejoindre Salt Lake City.
Arrivée sur le site prévu pour les compétitions de Soldier Hollow, elle poursuivit son entraînement sur les pistes du lieu, pour se familiariser avec la neige et tester le fartage à adapter.
Championnat de France de Mass-start
Pendant sa préparation, elle participa au Championnat de France de Mass-start, le samedi 2 février, à Villard-sur-Boège (Haute-Savoie), qu’elle remporta devant Annick Vaxelaire-Pierrel et Aurélie Storti.
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Carte postale Villard sur Boège (coll. privée)
Donc avec un nouveau titre de Championne de France, avec une médaille d’or synonyme de bon présage ?
Salt Lake City
La 19e édition des Jeux Olympiques se déroula du 8 au 24 février 2002, dans la station américaine de Salt Lake City, elle était la 3e ville américaine à organiser cet évènement quadriennal, après Lake Placid en 1932 et Squaw Valley en 1960.
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Carte postale Affiche des Jeux (coll. privée)
Pour ces Jeux, 77 pays participèrent totalisant 2 399 athlètes (1 513 hommes et 886 féminines) pour se mesurer sur 15 disciplines, se déclinant en 78 épreuves.
Les 12 épreuves de ski de fond, réparties à égalité entre hommes et femmes, se disputèrent sur le site de Soldier Hollow.
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Soldier Hollow pendant les Jeux (photo Wikipédia)
44 pays étaient représentés par 260 skieurs, 157 hommes et 103 femmes.
Les six épreuves féminines étaient
-10 km poursuite
- 15 km classique
- 30 km classique
- 15 km libre
- 1,5 km sprint
- Relais 4 x 5 km
Karine Philippot était engagée sur deux épreuves.
Lundi 11 février, le 15 km classique
Lors de la première épreuve à son programme, sur le 15 kilomètre classique, Karine Philippot termina à une très bonne 9e place, donc dans le TOP 10, à 44 secondes de l’italienne impressionnante, Stefania Belmondo qui se couvrit d’or, devant la tchèque Kateřina Neumannová et la russe Julija Tchepalova.
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Karine Philippot (photo journal Le Pays, doc AMB)
Après sa course, la terrifortaine débriefa sur sa performance "J’étais bien placée au départ… je ne me suis pas laissée enfermer sur la première courbe et j’ai tenu jusqu’au 11e kilomètre. J’étais dans le groupe des dix premières. Les trois derniers kilomètres ont été terribles. J’ai souffert comme jamais pour chercher cette 9e place."
Elle visait une place dans les huit finalistes.
Elle poursuivit "À la fin du 15 kilomètres, j’étais brûlée. Je suis allé au bout de la souffrance. D’une manière, le ski de fond est un sport extrême."
Vendredi 15 février, le 10 km poursuite
Pour sa deuxième épreuve qui comprend deux courses, le 5 km classique et le 5 km libre, elle débuta par une assez mauvaise place sur la première, en terminant 37e en ayant concédé 1 mn 14 s, à la russe Olga Danilova.
Elle eut une réaction d’orgueil sur la deuxième, le libre étant sa tasse de thé, du moins étant plus performante sur ce style de pas. La preuve, elle prit une 13e place, ce qui permit de revenir à la 21e place, dommage car à une place du TOP 20. Elle avait concédé au final, 1 mn 18s, toujours de la russe Olga Danilova qui fut Championne Olympique… pour un temps !
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Karine Philippot (photo journal Le Pays, doc AMB)
Car la russe et sa compatriote Lariza Lazutina furent exclues pour dopage, la première perdant son titre sur le 10 kilomètres poursuite et la seconde sur le 30 kilomètre classique, ainsi que ses médailles d’argent sur le 10 kilomètres classique et le 15 kilomètres libre.
Épilogue
Pour cette nouvelle participation aux Jeux olympiques, Karine Philippot était montée d’un cran, en obtenant une belle 9e place sur le 15 kilomètres classique, à une place des huit finalistes. Par contre sur le 10 kilomètres en poursuite, son résultat fut moins probant, avec 21e place, en-deçà de l’attendue.
En résumé deux performances contrastées, pour cette deuxième olympiade, mais nettement meilleures qu’à Nagano, quatre ans plutôt. Elle avait progressé au niveau international et, ce constat devait lui apporter de la grinta pour les prochains Championnats du Monde.
Pourquoi pas, une 3e participation aux Jeux en objectif, avec une marche sur l’un des podiums ?
JM
Liens pour accéder aux articles cités
Le ski de fond aux Jeux Olympiques : Cliquer ici
Les Jeux Olympiques d’hiver, le Sommaire : Cliquer ici
Sommaire des Athlètes Terrifortains : Cliquer ici
Références sites Web : Wikipedia, FIS, Sports Reference, Sport365, Les Sports Info, Esprit Bleu, CIO, Divers…
Référence presse : Journal Le Pays (doc. Archives municipales de Belfort)
Infos pratiques
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