Belfort, le Marché aux puces du 3 avril 2016
MAJ le 25 mars 2026
Après avoir proposé un petit historique sur le Marché aux puces de Belfort, lancé en septembre 1966 par Claude Struck, je vous propose de vous faire découvrir celui du dimanche 3 avril 2016.
Place d’Armes, Cathédrale Saint-Christophe & kiosque à musique (photo JM)
Chaque premier dimanche du mois, hormis en janvier et en février, le Marché aux puces de Belfort prend possession de la Vieille Ville, avec comme épicentre, la place d’Armes.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au petit historique du Marché aux puces de Belfort.
Point de départ : la place d’Armes
Malgré un soleil timide, j’ai décidé d’effectuer un reportage photographique sur ce rendez-vous mensuel belfortain du premier dimanche du mois, de mars à décembre. La brocante se déplaçant au parc d’exposition d’Andelnans en janvier et février.
Avant d’entrer plus en avant sur le marché aux puces, prenons le temps de contempler les deux magnifiques parterres de tulipes que les jardiniers des espaces verts ont réalisés sur le perron de la mairie.
Après ce détour botanique, restons sur la place d’Armes, dominée par l’église Saint-Christophe en cours de réfection, où de nombreux brocanteurs ont installé leurs étals ou déposé simplement leurs objets à même le sol.
Les transactions entre vendeurs et clients, voire les simples renseignements demandés par les badauds ne sont pas perturbés par les notes silencieuses du kiosque de musique…
Les milliers, que dis-je, les dizaines de milliers d’objets exposés ne sont là que pour être acquis par des acheteurs potentiels. Certains profitent d’une exposition plus attractive leur donnant une chance supplémentaire pour passer dans d’autres mains…
A l’opposé de la mairie, le Moblot et l’Alsacienne de la statue Quand-Même regardent avec bienveillance ce manège de la matinée où de plus en plus de visiteurs arrivent, regardent, jaugent, touchent, discutent… et inversement, de moins en moins d’objets restent sur les étals.
Dans la masse des objets exposés des différents stands, des opportunités de combinaisons ou de mariages existent, comme le suggèrent les deux photos suivantes où une chambre d’enfant peut accueillir ce baigneur bien seul.
Poursuivons notre ballade plus en avant, en remontant la Grande Rue où les voitures sont interdites, ce qui parait normal au regard de ce type de déballage, quoi que…
car je découvre un bouchon formé par un flot de voitures comme bloquées en attente au péage…
Petite particularité, elles sont toutes d’un autre siècle !
Ici le bruit de fond des échanges entre brocanteurs et acheteurs potentiels laisse entendre la douce musique d’un saxophoniste délivrant des notes gratuites, exemptes de justificatif…
Toujours, aux abords de la Petite Fontaine, d’autres émetteurs de notes sont aphones ne perturbant point ainsi la mélodie délivrée par le musicien pratiquant avec son instrument à vent*.
*Le saxophone ne fait pas partie de la famille des cuivres.
Quittons la Grande Rue pour prendre la rue de la Grande Fontaine,
et redescendre via la rue des Bons Enfants. Là aussi, les étals sont riches d’objets de grandes variétés, qu’ils soient de collections ou pas, très souvent, utilisés simplement à titre de décoration.
Si suspendre du linge est interdit, suspendre des cartes botaniques ne l’est point ! Pour les conserver, ne faut-il pas faire sécher les plantes…
Grace à ces cartes, nous arrivons rue du Général Roussel.
Si l’orgue de la messe domine à l’intérieur de Saint-Christophe, derrière la cathédrale, un duo de guitaristes apporte un peu de chaleur à défaut de soleil.
Peu après, je découvre une famille d’ours en fâcheuse posture. Elle ne semble pas avoir eu les attirances des promeneurs, il faut dire que le brocanteur n’avait pas essayé de les mettre en valeur ou inversement, le peu de volonté du brocanteur à les mettre en évidence, fit que les promeneurs, acheteurs potentiels, n’ont point jeté leur dévolu sur ces peluches.
A défaut de rayon de soleil, la lumière peut venir de l’éclairage où deux types s’opposent, la bougie et l’électricité.
Cet enchevêtrement de chaises n’est pas destiné aux badauds fatigués par cette sortie dominicale mais elles sont en attente d’acheteurs et, en attendant, se reposent, elles !
La sortie de la rue du Général Roussel débouche sur la place de la Grande Fontaine. Donc, c’est sur cette place qu’est né en 1966, un premier déballage, minimaliste, qui deviendra au fil du temps, le Marché aux puces de Belfort.
Il va voir sa popularité s’accroître pour dépasser largement le cadre du département, de la région et même les frontières du pays, puisque allemands et suisses viennent en nombre pour acquérir de nombreux objets. C’est un peu de notre patrimoine qui s’expatrie…
Même à la lumière de cette lampe, je ne connaissais pas cette variété de gramophone transformé en tourne-couverts… les microsillons pourraient-ils être gravés au couteau ?
Avant de quitter la place, devant la boutique Antic’Arts, un plâtre rappelle que nous sommes dans la Cité du Lion…
/image%2F0405742%2F20260325%2Fob_29407b_img-24295r.jpg)
Revenons vers la place d’Armes via la rue du Canon d’or où sont installés d’autres brocanteurs devant le Palais du Gouverneur et devant l’antiquaire qui, lui, a baissé la grille de fermeture.
Dans l’exposition de leurs objets à vendre, des brocanteurs les regroupent par thème ou sont, eux-mêmes, spécialisés dans un thème (verroterie, opaline, vieux grès, poupées, meubles…).
Dans ce secteur, pas de musicien… le violoniste est peut-être au violon* et son violon a perdu ses cordes ! Les spectateurs dépités ont quitté leur chaise faute de musique.
*Dans le rue des Boucheries, la rue à gauche de la mairie, est implantée la prison.
La balade se termine en revenant sur la place d’Armes où d’autres objets s’étalent sur les étals ou à même le sol, la fragilité étant l’un des critères du choix. Les plus fragiles sur les tables, les autres au sol.
NA, question : Pourquoi mettre les objets les plus fragiles sur la table, s’ils tombent, la probabilité tend à penser qu’ils vont casser… au sol les plus fragiles ne risquent-ils pas moins, surtout si l’on les dépose sur une bâche ?
Manque de pot malgré le grand nombre présent sur l’établi, le brocanteur voisin ne veut pas qu’on teste sa chaise longue.
Si une majorité d’objets sont de petites tailles, d’autres sont de dimensions imposantes ou volumineuses, il faut avoir prévu son coup et leur coût pour les ramener à la maison. Une sacoche de vélo ou un sac à dos, ne fera pas l’affaire.
Souvent en fin de matinée, les dernières transactions entre acheteurs et exposants débouchent positivement; ces derniers étant enclins à baisser leur prix pour éviter de remballer leurs objets.
Si les organisateurs du FIMU sont en recherche de bénévoles, ce brocanteur, lui, est en recherche d’un musicien et de spectateurs !
Pourtant on dit que tout finit par une chanson, "Pas là" comme le chante Vianney depuis 2014.
La petite ballade dans ce lieu hétéroclite se termine…
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au petit historique du Marché aux puces de Belfort.
JM
Lien pour accéder à l’article cité
Belfort, l’historique du Marché aux puces : Cliquer ici
Infos pratiques
Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.
En cliquant sur une photo, vous pouvez l’agrandir.
---o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o---



















