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LE CARTOPHILION
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12 juillet 2026

Coupe du Monde de Football 1986 au Mexique (3e partie), huitièmes de Finale !

MAJ le 14 juillet 2026 

 

La troisième partie de l’article est consacré aux huitièmes de finale de la 13e Coupe du Monde de Football jouée au Mexique, en 1986.

 

À la fin de la deuxième partie de l'article, on connaissait les 16 équipes qualifiées lors du 1er Tour de la phase finale, s'engageant dans la suite de la compétition, avec des matches à élimination direct, des huitièmes de finale.

Affiche Coupe du Monde Mexique 1986 (coll. privée)

 

Le pays organisateur, le Mexique étant l'une des huit Nations encore en liste… tout comme la France.

 

NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder aux articles précédents de cette Coupe du Monde, via le Sommaire.

 

Troisième partie de la phase Finale

 

2e Tour de la phase Finale

 

Pour le tirage au sort du 15 décembre 1985, la structuration documentée des matches sous forme d’un calendrier de la compétition, depuis la phase du 1er Tour en 6 Groupes, jusqu’à la finale, était déjà élaborée. Il ne restait plus qu’à remplir les 16 premières cases des nations tirées au sort, pour avoir une vue complète du déroulement de la compétition.

 

Huitièmes de finale

 

Pour mémoire, les équipes qualifiées à la fin des matches de poules

 

  - Groupe A : Argentine, Italie et Bulgarie
  - Groupe B : Mexique, Paraguay et Belgique
  - Groupe C : URSS et France
  - Groupe D : Brésil et Espagne
  - Groupe E : Danemark, Allemagne de l’Ouest et Uruguay

  - Groupe F : Maroc, Angleterre et Pologne

 

Parmi elles des surprises, avec la présence du Maroc et du Danemark qui avaient fini en Tête de leur groupe !

Extrait du journal Le Pays (doc. AMB)

 

Donc la France avait pour adversaire, le Champion du Monde en titre, l’Italie !

 

Mexique-Bulgarie, le 15 juin

 

Le premier match des huitièmes de finale vit le Mexique rencontrer la Bulgarie le 15 juin, au stade Azteco à Mexico, devant 114 555 spectateurs.

 

Chez elle, L’Équipe du Mexique dirigée par l’entraîneur Bora Milutinovic, remporta la rencontre 2-0, en étouffant la Bulgarie, réalisant leur meilleur match depuis le début de la compétition. Son meneur du jeu, Manuel Negrete, ouvrit le score à la 35e minute sur un super ciseau acrobatique qui vint se loger dans le petit filet.

Image Manuel Negrete (coll. privée)

 

Le deuxième fut marqué par Raúl Servin qui doubla la mise à la 61e minute.

Image Raúl Servin (coll. privée)

 

Le stade fut en folie, car en neuf participations, le Mexique passait pour la première fois une telle étape, être en quart finale d’une Coupe du Monde. En 1970, chez lui, il n’avait pas réussi à passer le cap du premier match du 2e Tour, éliminé par l’Italie (1-4).

 

Union Soviétique-Belgique, le 15 juin

 

Le même jour se déroula à Leon, dans le stade Nou Camp, la rencontre entre l’Union Soviétique et la Belgique.

 

Dès le début de la partie, les soviétiques firent parler rapidement la poudre en contraignant Jean-Marie Pfaff d’aller chercher le ballon dans ses filets dès la 27e minute, suite à un tir d'Igor Belanov, sur une passe d'Aleksandr Zavarov. Malgré de nombreuses occasions, ils ne purent aggraver le score de 1-0, lors de la première mi-temps.

Image Igor Belanov (coll. privée)

 

Contre le cours du jeu, les Belges égalisèrent à la 56e minute, suite à un centre de Frank Vercauteren pour Enzo Scifo, qui trompa Rinat Dasaev.

Image Enzo Scifo (coll. privée)

 

À la 70e minute, le duo Aleksandr Zavarov et Igor Belanov refit des siennes pour marquer un 2e but par le même joueur.

 

Mais une nouvelle fois, les Belges vont revenir à la marque à la 77e minute, par Jan Ceulemans qui répara son erreur étant à l’origine, du but marqué précédemment par Igor Belanov.

Image Jan Ceulemans (coll. privée)

 

Le score nul 2-2 resta ainsi jusqu’à à la fin de la 2e mi-temps, malgré quelques occasions. Il fallut passer par les prolongations pour départager les deux adversaires. Contre toute attente, ce fut la Belgique qui marqua à la 102e minute, par Stéphane De Mol de la tête, suite à un corner tiré par Éric Gerets.

Image Stéphane De Mol (coll. privée)

 

À nouveau, les Belges débordèrent les Soviétiques à la 110e minute, par un but de Nico Claesen suite à une remise de la tête Leo Clijsters; une nouvelle fois Rinat Dasaev dût aller chercher le ballon au fond de ses filets.

Image Nico Claesen (coll. privée)

 

Une minute plus tard, une faute sur le buteur Soviétique Igor Belanov entraîna un pénalty, qu’il transforma; son troisième but et celui de son équipe, car le score resta à 4-3 pour la Belgique de l’entraîneur Guy Thys , qui avait été repéchée en tant que meilleur troisième lors des huitièmes de finale.

 

Brésil-Pologne, le 16 juin

 

Le Brésil s’est défait avec la manière de son adversaire, la Pologne, lors de ce huitième de finale le 16 juin, joué à Gualdajara, sur le stade Jalisco. Pourtant les Polonais furent les plus dangereux au début de la partie, avec les tirs de Jan Karas dont un sur la transversale ! Mais contre le cours du jeu, il revint à Socrates d’ouvrir le score sur pénalty à la 30e minute, suite à une faute de Ryszard Jerzy Tarasienicz commise sur Careca, dans la surface de réparation.

Image Socrates (coll. privée)

 

Ce but refroidit L’Équipe de Pologne, laissant le jeu aux Brésiliens, préférant jouer la contre-attaque. Leur permettre de monopoliser le ballon, n’était-il pas dangereux ?

 

En deuxième mi-temps, cette maîtrise du jeu donné aux Brésiliens, va porter ses fruits au détriment des Polonais. Dès la 55e minute, Josimar slaloma dans la défense pour aller marquer.

Image Josimar (coll. privée)

 

La messe n’était pas totalement dite, car deux nouveaux buts furent marqués, le premier par le capitaine Edinho qui reçut un caviar de Careca, à la 80e minute.

Image Edinho (coll. privée)

 

L’addition se corsa à la 83e minute, par le remuant Careca sur pénalty suite à une nouvelle faute polonaise.

Image Careca (coll. privée)

 

Le Brésil avait surclassé la Pologne, toujours sans avoir pris de but, donc une attaque de feu et une défense intraitable… un vainqueur hautement potentiel ?

 

Argentine-Uruguay, le 16 juin

 

Cette rencontre entre l’Argentine et l’Uruguay qui se déroula le 17 juin aussi, dans le stade Cuauhtemoc à Puebla, fut un peu particulière, à plusieurs titres !

 

Cette dernière failli être exclue suite à la brutalité de ses joueurs lors de leur dernier match de poule contre l’Ecosse. L’arbitre français Joël Quiniou expulsa, dès la 53e seconde José Batista, sur un tacle plus qu’appuyé sur Gordon Strachan, le carton rouge le plus rapide distribué en Coupe du Monde ! L’entraîneur Omar Boras ayant eu des propos totalement déplacés à l’issue de la rencontre, en exprimant son courroux infondé "Il y a un meurtrier sur le terrain, c’est l’arbitre et c’est lui qui nous a assassiné". Plusieurs sanctions par la FIFA furent prises (forte amende 10 000 dollars, avertissement à la Fédération Uruguayenne, pénalité, suspension d’un match pour l’entraîneur…).

Carte Joël Quiniou (coll. JM)

 

Lors du match du jour, les cartons plurent aussi avec sept biscottes distribuées par l’arbitre italien Luigi Agnolin. Côté but, un seul marqué par l’argentin Pedro Pasculli à la 42e minute. Les deux équipes ne s’étant pas livrées, la rencontre fut pauvre en action de part et d’autre, car elles préférèrent ne pas prendre de risque…

 Image Pedro Pasculli (coll. privée)

 

Une petite victoire pour l’Argentine, mais une place en quart de finale tout de même.

 

France-Italie, le 17 juin

 

 

 

 

Pour les huitièmes de finale, la délégation française avait quitté son camp de base de Tlaxcala, pour s’installer Hôtel Real à Chapala, situé à 40 kilomètres de Guadalajera, se rapprochant pour ces huitièmes de finale.

 

Pour jouer cette rencontre au stade Olimpico de Mexico, mettant en scène le Champion d’Europe, la France, face au Champion du Monde, l’Italie, Henri Michel reconduisit son équipe type, pour cette affiche du 17 juin 1986.

Carte postale Henri Michel (coll. JM)

 

Il ne fut toutefois pu compter sur Jean-Pierre Papin, car lors d’un entraînement le 14 juin, il eut un choc avec Luis Fernandez, ayant pour conséquence son indisponibilité, car victime d’une entorse du genou droit avec distorsion des ligaments internes.

 

Équipe de France : Joël Bats, William Ayache, Patrick Battiston, Manuel Amoros, Max Bossis, Luis Fernandez (74e, Thierry Tusseau), Jean Tigana, Alain Giresse, Michel Platini (85e, Jean-Marc Ferreri), DoL'équipe de minique Rocheteau) & Yannick Stopyra

L’Équipe de France vs Italie (coll. JM)

 

L’Azurra n’était plus l’équipe fringante qui avait remporté son trophée en Espagne en 1982, elle avait fait deux nuls (1-1) face à la Bulgarie et l’Argentine, et une victoire difficile sur la Corée du Sud (3-2). Mais les Italiens restent des Italiens toujours très difficiles à manœuvrer et ayant surtout la force de verrouiller l’accès à leur cage…

Carte Équipe d’Italie (coll. JM)

 

Alessandro Altobelli était en tête des buteurs avec 4 buts, comme le danois Preben Elkjaer-Larsen

 

Même si la France possédait un déficit énorme de victoires sur l’Italie (17 défaites pour 6 victoires) dont celle de 1978 en Coupe du Monde, la dernière rencontre au Parc des Princes, du 23 février 1982, renversa la tendance avec une belle victoire 2-0, buts de Michel Platini et Daniel Bravo entré en 2e mi-temps.

Carte postale L’Équipe de France vs l’Italie 1982 (coll. JM)

 

Après un quart d’heure où les deux équipes se jaugèrent, la première occasion française fut la bonne, grâce à une récupération de Luis Fernandez et une passe millimétrée de Dominique Rocheteau à Michel Platini, qui d’un tir à ras-de-terre, battit le gardien Giovanni Galli, dès la 15e minute.

Michel Platini ouvre le score
(photo Livre Coupe du Monde de la FIFA, doc. Biblio Deubel)

 

Le premier but de Michel Platini pour cette compétition, mais de grande importance…

 

Suite à ce but, les Italiens se révoltèrent et eurent plusieurs occasions d’égaliser. Mais L’Équipe de France poursuivit sa marche en avant dont un tir sur la transversale de Luis Fernandez, à la 31e minute.

 

La deuxième période vit à nouveau les Tricolores mettre la pression sur la cage italienne, et ce qui devait arriver, arriva, via une action superbement menée par Jean Tigana, relayée par Dominique Rocheteau et finalisée par Yannick Stopyra au second poteau, passant le score à 2-0 à la 57e minute.

Carte postale Yannick Stopyra (coll. JM)

 

Les Italiens étouffés par les Tricolores et peu créateurs durent se rendre à l’évidence de la supériorité footballistique de leurs adversaires ! Il avait fallu attendre, ce 17 juin 1986, pour battre en compétition les Azzuris, depuis… le 29 août 1920, aux Jeux Olympiques d’Anvers en 1920, sur le score de 3-1.

 

La Presse italienne ne fut pas tendre avec son équipe et son entraîneur Enze Bearzot !

Article presse (journal Le Pays, doc. AMB)

 

Pour sa part, L’Équipe de France fut félicitée pour cette victoire sur les transalpins, mais la marche suivante, en quart de finale, était plus conséquente, avec comme adversaire, le Brésil qui avait éliminé, pour sa part, la Pologne sur un 4-0 sec.

 

Maroc-Allemagne de l’Ouest, le 17 juin

 

Écrire le titre de la rencontre est surprenant, mais il est totalement logique car le Maroc termina premier du Groupe F, quand l'Allemagne de l'Ouest ne prit que la 2e place du Groupe E, derrière les Danois !

 

Le match dans le stade Universatorio à Monterrey, le 17 juin, fut joué sur un rythme de sénateurs, au dépit des spectateurs ! Il est vrai que le thermomètre affichait 33 degrés, un frein à la créativité et aux accélérations…

 

Un joueur se démarqua tout de même, le gardien Badou Zaki qui fut décisif en plusieurs occasions sur les tirs des Allemands, dont un à bout portant de Karl-Heinz Rummenigge, en première mi-temps. Il fallut attendre la 88e minute, pour que le score évolue enfin, suite au but de Lothar Matthaus, marqué un coup franc tiré des 25 mètres.   

Image Lothar Matthaus (coll. privée)

 

L’Allemagne de l’Ouest sur ce petit score arraché (1-0), poursuivait son chemin sans avoir été transcendante, quand L’Équipe du Maroc laissa une bonne impression sur sa participation à cette Coupe du Monde.

 

Angleterre-Paraguay, le 18 juin

 

Côté ballon, les deux équipes produisirent un jeu plus alléchant et rythmé, dans deux styles totalement différents; l'Angleterre avec un jeu physique et rapide quant au Paraguay, proposait un jeu technique et vivace.

 

Si en début de match, les Paraguayens firent chauffer les gants de Peter Shilton, ils furent contrés à la 32e minute par un but de Gary Linecker, sur une passe de Peter Reid, qui avait plonger dans le couloir droit.

Image Gary Linecker (coll. privée)

 

Dans la continuité, les Anglais abordèrent la 2e mi-temps en imposant leur rythme. À la 56e minute, un tir de Glen Hoddle mis en difficulté le gardien Roberto Fernandez, ne pouvant que repousser le ballon, que Peter Beardsley profita pour le mettre au fond des filets paraguayens.

Image Peter Beardsley (coll. privée)

 

De l’autre côté Peter Shilton et sa défense tenait la baraque face aux attaques du Paraguay. De nouveau, un contre va permettre à Gary Linecker de marquer son 2e but sur ce match, portant le score à 3-0. Il n’aurait peut-être pas fallu dire "Messieurs, les Anglais tirez les premiers ! "

 

Espagne-Danemark, le 18 juin

 

Lors de cette rencontre entre le Danemark et l’Espagne, jouée dans le stade de La Corregidora à Querétao, le 19 juin, fut celui du jour d’un joueur ! Car Emilio Butragueno dynamita la défense plus que perméable des Danois, en enfilant 4 buts dans la cage de malheureux Lars Hoeg, aux 43e, 56e, 79e et 87e sur pénalty.

Image Emilio Butragueno (coll. privée)

 

Pourtant, il revint au Danois Jesper Olsen d’ouvrir le score, à la 32e minute.

Image Jesper Olsen (coll. privée)

 

Aux buts de Emilio Butragueno, s’ajouta celui de Jon Andoni Goicoetchea sur penalty à la 68e minute, suite à une faute sur le quadruple buteur.

Image Jon Andoni Goicoetchea (coll. privée)

 

Emilio Butragueno surnommé "El Britre" (le vautour) rejoignait Gary Linecker, comme meilleur buteur à ce stade, avec 5 buts.

 

Bilan des huitièmes de finale

 

Les 8 équipes qualifiées, pour les quarts de finale préalablement définis proposèrent les rencontres suivantes

 

   -Mexique
   - Belgique
   - Brésil
   - Argentine
   - France
   - Allemagne de l’Ouest
   - Angleterre
   - Espagne

 

Peu de surprise dans ces équipes qualifiées, hormis peut-être la présence du Mexique, mais elle était chez elle, ceci expliquant certainement cela.

Timbre Paire Mexique CM 1986 (coll. JM)

 

Pour ces huitièmes de finale, 26 buts au total furent marqués, donc une moyenne prolifique de 3 buts par match.

 

Fin de la troisième partie de l’article

 

NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder à la quatrième et dernière partie de l’article.

 

Épilogue

 

Lors de cette phase des huitièmes de finale, la France était venue à bout de l’Italie pour participer aux quarts de finale, au détriment de l'Italie, Championne en titre, ce qui était loin d’être attendu !

 

La France retrouvait sur son terrain, le Brésil, un gros morceau étant considéré, comme le Champion potentiel de cette Coupe du Monde !

 

À suivre…

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JM

 

Liens pour accéder aux articles cités

 

Sommaire des articles sur la Coupe du Monde : Cliquer ici

 

CM 1986 Mexique, les quarts & demi-finale  (4e partie) : Cliquer ici

 

Références Web: Wikipédia, Divers sites Web…

 

Références presses : Journal Le Pays (doc. Archives municipales Belfort, AMB), L’Est Républicain (doc. Archives départementales du 90, AD90)

 

Infos pratiques  

 

Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.

 

En cliquant sur une photo ou un document, vous pouvez l’agrandir.

 

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