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LE CARTOPHILION
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7 juillet 2026

Coupe du Monde de Football 1986 en Mexique (1ère partie), le parcours de la France en phase de poules !

MAJ le 14 juillet 2026

 

Après avoir effectué deux stages de préparation en France organisé par Henri Michel et son staff, à Font-Romeu complétés de deux matches au Parc des Princes, et un stage à Tlaxcala au Mexique, dont trois match amicaux, L’Equipe de France entra de pleins pieds chaussés de crampons, dans la phase finale de la 13e Coupe du Monde de Football, via les matches de poule du Groupe C.

Extrait BF Équipe de France (coll. privée)

 

Henri Michel avait sélectionné les 22 joueurs pour effectuer le stage au Mexique, précédant la compétition. Par ses résultats précédents, L’Équipe de France était l’une des équipes gratifiées du statut de favori.

 

NA : À la fin de ce texte, un lien permet d’accéder à l’article sur le programme de préparation de L’Équipe de France, via le Sommaire.

 

Phase finale au Mexique

 

Première partie de la phase finale

 

Pour mémoire, le tirage au sort de la phase finale eut lieu le 15 décembre 1985 à 12 heures, dans les studios Televisa San Ángel, à Mexico. Ce tirage intervint moins de trois mois après le violent séisme qui avait frappé la capitale mexicaine en septembre 1985.

Mexico Studios Televisa San Ángel (photo Wikipédia)

 

La Fédération Française de Football avait délégué son président Jean Fournet-Fayard, le président de la Ligue Nationale Jean Sadoul, le sélecteur national Henri Michel et son adjoint Henri Émile.

 

Les 5 autres Groupes étaient constitués des Nations suivantes

 

   - Groupe A : Italie, Bulgarie, Argentine et Corée du Sud
   - Groupe B : Mexique, Belgique, Paraguay et Irak et Suède
   - Groupe C : France, Canada, Union Soviétique et la Hongrie.
   - Groupe D : Brésil, Espagne, Algérie et Irlande du Nord
   - Groupe E : Allemagne de l’Ouest, Uruguay, Écosse et Danemark,
   - Groupe F : Pologne, Maroc, Portugal et Angleterre

 

NA : Ce chapitre sera amplement détaillé dans la deuxième partie de l'article, consacré au 1er Tour de la phase finale, pour les cinq autres groupes (A, B, D à F).

 

Camp de base à Leon

 

Après le stage effectué à Tlaxcala, la délégation française avait rejoint son camp de base le 29 mai, à Guanajuato, pour participer à la phase de poule. L’hôtel Paseo de la Presa choisi, surplombait la ville. Elle était située dans une vallée, possédant une altitude plus basse, 2 000 au lieu de 2 400 mètres, mais avec des températures plus chaudes.

Carte postale Mexique Guanajuato Paseo de la Presa (coll. privée)

 

L’objectif étant d’être proche de Leon, environ à 60 kilomètres, où devaient se dérouler les trois rencontres avec ses adversaires du Groupe C.

 

La délégation apprécia les lieux, hormis ceux qui virent une fausse amie contrariante venir les déranger... la tourista. Cette situation vint contrarier un peu Henri Michel, devant former son équipe pour le premier match.

 

1er tour du Groupe C

 

La France se retrouvait donc en concurrence avec le Canada, l’Union Soviétique et la Hongrie, pour la qualification au 2e Tour de la phase finale.

 

À la suite du tirage au sort, Henri Michel ne se déclara "Ni satisfait, ni inquiet"

Le 17 décembre 1985, la presse titrait ! (Journal Le Pays, doc. AMB)

 

Ce Groupe C où seules deux équipes pouvaient être qualifiées, était considéré comme difficile !

 

Après sa quatrième place, lors de la Coupe du Monde en 1982 et sa victoire lors du Championnat d’Europe en France en 1984, L’Équipe de France était l’une des nations ayant obtenu le statut de nation favorite pour le titre.

Autocollant "Viva Francia" (coll. privée)

 

Henri Michel avait choisi pour cette rencontre, de faire confiance à la majorité des joueurs formant son équipe type, qui s’était construite peu à peu dans sa tête, via les deux stages de préparation du mois de mai, à Font-Romeu (France) et à Tlaxcala (Mexique).

 

France-Canada, le 1er juillet

 

 

 

 

Pour son premier match de la compétition, L’Équipe de France joua en bleu contre le Canada, le 1er juillet 1986 dans le Estadio Nou Camp, à León, où| 35 748 spectateurs (ou seulement 18 000 !) avaient pris places. Le référé fut le chilien Hernan Silva Arce.

Image León Estadio Nou Camp (coll. privée)

 

Henri Michel avait choisi pour cette rencontre, la majorité des joueurs formant son équipe type, qui s’était construite peu à peu dans sa tête, via les deux stages de préparation du mois de mai, à Font-Romeu (France) et à Tlaxcala (Mexique).

Carte postale Henri Michel (coll. JM)

 

Équipe de France : Joël Bats, Manuel Amoros, Patrick Battiston, Maxime Bossis, Thierry Tusseau, Luis Fernandez, Michel Platini, Alain Giresse, Jean Tigana, Jean-Pierre Papin et Dominique Rocheteau (70e, Yannick Stopyra)

Carte postale L'Équipe de France vs Canada (coll. JM)

 

Le début du match des Tricolores fut contrarié par les canadiens qui tentèrent de les sevrer de ballons, mais le quatuor du milieu de terrain, comme d’habitude, distilla de bons ballons sur les avants, Jean-Pierre Papin aurait pu, aurait dû; ouvrir le score avec plus d’application. Après cet orage, les canadiens redevinrent plus entreprenant et dominèrent les débats, jusqu’à la fin de la première mi-temps.

Extrait FDC Michel Platini mis sous pression (coll. privée)

 

À la reprise, les Bleus reprirent le jeu à leur compte, mais sans contractualiser les occasions qui furent vendangées. De plus les canadiens n’ayant pas effectué une préparation en altitude et aux températures élevées, leurs dépenses physiques s’amoindrirent, permettant aux tricolores, même pas au mieux de leur forme, de prendre le contrôle du match. Mais il fallut attendre tout de même la 79e minute, pour que Jean-Pierre Papin sur une nouvelle occasion, ouvrit le score de la tête.

Jean-Pierre Papin concrétisa enfin par ce but à 79e minute
 (photo Le Pays, doc. AMB)

 

La construction de cette action partie d’une touche à droite effectuée par Manuel Amoros, pour Luis Fernandez qui centra au 2e poteau pour Yannick Stopyra, lequel remit le ballon au buteur du jour, apportant la délivrance… pour un temps.

Image Jean-Pierre Papin (coll. privé)

 

Car après ce but, les canadiens assiégèrent le but de Joël Bats, qui va tenir bon avec sa défense et ses milieux, jusqu’au coup de sifflet final. Quel soulagement pour les français de la délégation, spectateurs, auditeurs et téléspectateurs qui avaient souffert plus que prévu !

Jean Tigana et Jean-Pierre Papin se congratulent
 (photo Le Pays, doc. AMB)

 

Lors de ce match, les joueurs avaient perdu entre 2,5 à 3,5 kilogrammes, suite à la chaleur et les efforts liés au déroulé du match, avec l'ajout de la contrainte de l’altitude, demandant plus d’énergie dépensée.

 

France-Union Soviétique, le 5 juillet

 

 

 

 

Le 2e match de l’Équipe de France était contre l’Union Soviétique qui avait fait une "démonstration éblouissante" contre la Hongrie, dixit Jean-Marc Ferreri et il ne fut pas le seul… en passant un 6-0, 3 buts à chaque mi-temps ! La dernière rencontre contre cette nation datait du 23 mars 1983, au Parc des Princes, avec un nul 1-1 où les Bleus avaient souffert par l’aisance des russes, les privant de ballons.

Photo France-URSS 1983 (coll. privée)

 

Le bruit courut que les soviétiques s’étaient dopés, constat fait au regard de leur prestation pendant 90 minutes où ils couraient sans être fatigués, hormis à la fin du match, décompression ! Les hongrois en étaient convaincus…

 

Le point positif était que la pression était moins forte sur les épaules des français, vu les scores du premier match de chaque équipe… et encore trois des meilleurs joueurs soviétiques furent mis au repos contre les Hongrois, par l’entraîneur Valery Lobanovski, Oleg Blokhin, Oleg Protassov et Aleksandr Tchivadze !

Timbre Ukraine 2019 Valery Lobanovski (doc. Wikipédia)

 

Fort de ce constat, Henri Michel fit du tableau noir au joueurs, pour montrer les schémas tactiques variant au cours de la rencontre, de leur adversaire. Cette situation n’était pas pour lui déplaire, car les Tricolores n’étaient-ils meilleurs, quand ils étaient dans la position du challenger ?

Photo Henri Michel (coll. privée)

 

Cette deuxième rencontre se déroula le 5 juillet à 12 heures, toujours dans l’enceinte de l’Estadio Nou Camp, à León, devant 36 540 spectateurs (ou beaucoup moins !), dont une grande partie était acquise à la cause de la France. L’arbitre du match fut le brésilien Arppi Filho.

Extrait FDC France-URSS (coll. privée)

 

Équipe de France : Joël Bats, Manuel Amoros, William Ayache, Patrick Battiston, Maxime Bossis, Luis Fernandez, Michel Platini, Alain Giresse (81e, Philippe Vercrysse), Jean Tigana, Jean-Pierre Papin (75e, Bruno Bellone) & Yannick Stopyra

Image Equipe de France vs URSS (coll. JM)

 

Contre toute logique, les Tricolores entamèrent mieux la rencontre que les Soviétiques, plutôt empruntés car leurs milieux étaient dominés. La meilleure occasion de la première mi-temps fut celle de Michel Platini sur coup franc, à la 42e minute qui vit le ballon s’écraser sur la barre transversale de Rinat Dasaev.

Image Rinat Dasaev, le rempart russe (coll. privée)

 

Le début de la 2e mi-temps débuta aussi avec des Bleus, jouant en blanc, privant de ballons leurs adversaires, quant à la 54e minute, Vasilij Rats trompa Joël Bats, d’un tir puissant des 25 mètres. 

Image Vasilij Rats (coll. privée)

 

Mais ce but ne refroidit point l’ardeur des Tricolores, bien au contraire, car à la 62e minute, Alain Giresse un peu en dedans, offrit un caviar à Luis Fernandes qui ne laissa pas une chance à Rinat Dasaev.

Image Luis Fernandez (coll. privée)

 

Les soviétiques reprirent du poil de la bête, à la fin de cette rencontre, avec deux belles occasions dont une, sauvé par Max Bossis sur la ligne. Mais le résultat nul 1-1 resta en l’état.

Michel Platin et Luis Fernandez très satisfait de ce nul
 (photo Le Pays, doc. AMB)

 

Le Coq français avait su sortir ses griffes face à l’Ours soviétique.

 

France-Hongrie, le 9 juin

 

 

 

 

Comme en 1978, il restait un match à jouer pour les Tricolores, celui contre la Hongrie. Les Bleus ne devaient pas perdre pour se qualifier, un nul était même suffisant. Les Hongrois n’avaient pas l’intention de perdre sans combattre… Pour mémoire, toujours en 1978, L’Équipe de France joua avec un maillot, ni bleu, ni blanc mais… blanc à rayures vertes, celui du Club Athlético Kimberly !

France-Hongrie 1978 : Maillot collector (doc. FIFA)

 

NA : En fin de texte, un lien permet d’accéder à l’article où est développée cette surprenante affaire.

 

Cette rencontre comme pour les précédentes, se déroula à Leon, dans l’enceinte de l’Estadio Nou Camp, le 9 juin 1986, où 31 420 spectateurs étaient venus en grande partie supporter les Tricolores. Il revint au portugais Carlos Alberto Silva Valente d’arbitrer ce match, déterminant pour la qualification d’une des deux équipes…

 

Henri Michel avait reconduit les joueurs de son équipe type qui avaient obtenu le nul contre les Soviétiques.

 

Équipe de France : Joël Bats, Manuel Amoros, William Ayache, Patrick Battiston, Maxime Bossis, Luis Fernandez, Michel Platini, Alain Giresse, Jean Tigana, Jean-Pierre Papin (61e, Dominique Rocheteau) & Yannick Stopyra (68e Jean-Marc Ferreri)

Photo L’Équipe de France vs Hongrie
(doc. site Vintage Football Club)

 

Par contre, le sélectionneur hongrois Giorgy Mezey avait remanié son équipe, en intégrant 5 nouveaux joueurs par rapport au match contre les Canadiens, pas satisfait du rendement malgré la victoire 2-0.

 

Il avait dû trouver les mots pour motiver ses joueurs car dès l’entame du match, les Hongrois furent les plus entreprenant et échauffèrent les gants de Joël Bats… Dominés les Bleus, jouant en blanc, eurent du mal à se révolter, mais contre le cours du jeu, sur leur première action dangereuse, Yannick Stopyra ouvrit le score d’une tête décroisée à la 30e minute, suite à un centre venu de la droite de William Ayache.   

Image Yannick Stopyra (coll. privée)

 

Ce but réveilla les Tricolores qui prirent le jeu à leur compte et eurent, dans la continuité deux actions franches pour alourdir le score, voire de plier le match., sur un tir de Patrick Batiston et un lob de Luis Fernandez. La mi-temps vint sur ce score, après une opportunité de marquer pour chaque équipe, Michel Platini et Jozsef Kardos.

Le soulagement français après le premier but
 (photo Le Pays, doc. AMB)

 

Comme lors de la première mi-temps, les hongrois dominèrent dès l’entame, se procurant une belle occasion sur une frappe de Jozsef Garaba (47e), le ballon percuta le bas de la barre transversale et rebondit devant la ligne, mais fut dégagé par Luis Fernandez. Joel Bats dut se détendre pour boxer un nouveau ballon prenant la direction de sa cage, sur un tir de Jozsef Varga (49e)

 

Les Bleus laissèrent passer l’orage et jouèrent à fond la contre-attaque. À ce jeu, Yannick Stopyra eut une nouvelle occasion de marquer, mais Peter Disztl s’interposa avec efficacité. Ce ne fut que partie remise, car à la 63e minute, sur ,une ouverture de Michel Platini, Jean Tigana marqua d’un tir à ras du poteau gauche, son premier but en sélection nationale !

Image Jean Tigana (coll. privée)

 

Les Hongrois dominés furent submergés par les occasions tricolores qui mirent un troisième but à la 85e minute, par Dominique Rocheteau, sur une nouvelle passe de Michel Platini.

Image Dominique Rocheteau (coll. privée)

 

L’enjeu fit que le match fut haché avec de nombreuses fautes où les français ne furent pas les plus timides, tout comme de nombreux ballons perdus, pour cause de passes non ajustées…

 

Les Bleus terminait la phase de Groupe C, avec cette deuxième victoire convaincante après celle sur le Canada.

 

Bilan du Groupe C

 

Avec ce 3-0, L'Équipe de France remplissait le contrat en se qualifiant pour la phase finale.

Les résultats des matches du Groupe C (doc. Wikipédia)

 

Avec 5 points, le même nombre que l’URSS, elle terminait deuxième, suite à un goal average moindre avec +4, quand les soviétiques étaient à +8, provenant principalement du 6-0 passé à la Hongrie.

Tableau final du Groupe C (doc. Wikipédia)

 

La Hongrie prit la 3e place, et le Canada la dernière n’ayant pas gagné un seul match ou ayant fait un nul.

 

La France avait obtenu son billet pour les huitièmes de finale, mais contre un gros morceau, l’Italie, la Championne en titre, acquis en 1982 en Espagne !

 

Fin de la première partie de la phase finale

 

NA : À la fin de ce texte, un lien permet d’accéder à la deuxième partie de l’article sur la phase finale de cette Coupe du Monde 1986 au Mexique.

 

Épilogue

 

Comme en 1982, en Espagne, L’Équipe de France se qualifiait pour le 2e Tour de la phase finale, confirmant ainsi sa progression dans le gotha mondial du football, après son titre de Champion d’Europe 1984.

 

Ayant démarré poussivement contre le Canada, avec une petite victoire arrachée, elle avait décroché un nul contre l’épouvantail soviétique et termina avec une deuxième victoire contre les Hongrois, plus probante.

 

Ferait-elle mieux qu’en 1982, avec sa quatrième place en Espagne ? Séville avait laissé un traumatisme national…

 

JM

 

Liens pour accéder aux articles cités

 

CM 1986 Mexique, phase Finale (2e partie) : Cliquer ici

 

Sommaire des articles sur les Coupes du Monde : Cliquer ici

 

Coupe du Monde 1978, France-Hongrie : Cliquer ici

 

Références Web : Wikipédia, Divers sites Web.

 

Références livres : Journal Le Pays (doc. Archives municipales Belfort, AMB), L’Est Républicain (doc. Archives départementales du 90, AD90)

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Infos pratiques  

 

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