Il y a 100 ans, le Tour de France 1926 (1ère partie) : la présentation de cette édition et le départ fictif de Paris
Il y a cent ans, en 1926, pour la 8e édition consécutive, les coureurs du Tour de France ne s’arrêtèrent à Belfort, juste que le temps nécessaire, pour signer la feuille d’émargement de leur passage à la table de contrôle fixe, comme depuis 1919 !
Depuis la fin de la Première Guerre Mondiale, et le retour de L’Alsace à la France, le Tour de France snobait Belfort, qui fut ville étape à partir de 1907 jusqu’en 1913, ne faisant qu’emprunter les routes du Territoire de Belfort… Le passage des coureurs fut sur le parcours de la 1ère étape, entre Évian-les-Bains et Mulhouse, le lundi 20 juin 1926.
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Extrait du journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
La première édition du Tour eut lieu en 1903. Cette 20e édition toujours organisée par le journal L'Auto, sous la responsabilité d'Henri Desgrange, se déroula du 20 juin au 18 juillet 1926 !
Cet article étant très dense, je le propose en plusieurs parties, la première partie présentant l’organisation de cette édition et le départ fictif à Paris.
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au Sommaire des articles consacrés aux Tours de France.
Première partie de l'article
Tour de France 1926, les nouveautés
Pour cette nouvelle édition, Henri Desgrange, qui créa cette compétition en 1903, au titre du journal L’Auto, apporta comme pour chaque édition, sinon des nouveautés, des petites modifications à son enfant…
Le départ ne fut pas donné à Paris, mais à Évian-les-Bains le 20 juin. Sa volonté, d’après ce qui est écrit, était de donner du rythme à la course. Je reviendrai sur cette affirmation, dans la deuxième partie de cet article.
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Carte postale Souvenir d’Évian-les Bains (coll. privée)
Le parcours de la 20e édition passa à 5 745 kilomètres, le plus long jamais effectué; en 1925, la distance fut de 5 430 kilomètres
Le parcours
Malgré une distance allongée de 315 kilomètres, le nombre d’étapes fut réduite à 17, au lieu des 18 en 1925, donc des kilomètres supplémentaires devant être réparties sur les 17 étapes. La plus longue fut de 427 kilomètres.
Le Tour de France 1926 se déroula du 20 juin au 18 juillet, entre Évian et Paris… en revenant à Évian comme ville d’arrivée, lors de la 15e étape partie de Briançon, et à nouveau ville de départ de la 16e étape, en direction de Dijon
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Carte du Tour de France 1926 (réal. BF)
Une autre évolution, fut le nombre de jours de repos ! Le nombre accordé qui fut réduit en 1925, fut ré augmenté à 14 jours, au lieu de 11, malgré une étape de moins. Entre la 7e étape (Sables-d’Olonne) et la 9e étape (Bayonne), les coureurs n’eurent pas de jours de repos.
Le classement général était établi en additionnant les temps réalisés lors des étapes.
Le règlement
La 20e édition du Tour de France fut organisée et régentée par de très nombreux articles définissants les conditions du déroulement de la course et des règles devant être respecter, pour y participer.
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Extrait du journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
Droits d’inscription
Pour participer au Tour de France 1926, le coureur devait
- être majeur (21 ans),
- être professionnel licencié à l’UVF (Union Vélocipédique de France) ou à l’UCI (Union du Cyclisme International),
- être accepté par le directeur de la course,
- participer au défilé de départ à Paris
- signer le règlement fourni
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Insigne de l’UVF (coll. privée)
Le droit d’inscription s’élevait à
- 20 francs pour un Touriste-routier
- 500 francs pour un coureur groupé (As)
Les inscriptions furent effectuées au journal L’Auto, 10 faubourg de Montmartre à Paris, jusqu’au 12 juin 1926.
Les participants
Au 12 juin, à la fermeture des engagements, 155 coureurs s'étaient inscrits à cette édition. Ils étaient classés dans deux catégories
- 1ère catégorie (As) : 44 coureurs répartis dans 10 équipes de marque (le nombre de coureurs engagés variant suivant les équipes)
- 2e catégorie : 111 Touristes-routiers
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Extrait du journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
En réalité, le départ vit un nombre de coureurs qualifiés*, en réalité beaucoup plus faible que celui des inscriptions !
*Coureur qualifié : Coureurs ayant eu sa bicyclette plombée.
Les coureurs inscrits étaient majoritairement français, belges et italiens, il y avait aussi trois suisses, un luxembourgeois et un monégasque.
Il y avait un belfortain, Giuseppe dalla Corte, numéro 149 à l’inscription, mais qui ne prit pas le départ à Evian, absent de liste des poinçonnés.
Les coureurs groupés
Chaque équipe ne pouvait avoir au maximum que 12 coureurs, ce qui fut le cas pour une seule équipe, Météore-Wolber. Elle exista de 1924 à 1928, fut sponsorisée par la société de construction de cycles Météore, située à Mandeure (Doubs). Elle fut rachetée par la société Peugeot et devint une filiale en 1947.
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Image Coureur (coll. privée)
- Automoto-Hutchinson : 6 coureurs (maillot violet)
- Christophe-Hutchison : 3 coureurs (maillot bleu et bande jaune)
- Jean Louvet-Hutchinson (3 coureurs, maillot XXX)
- J.B. Louvet-Wolber (8 coureurs, maillot vert foncé)
- Alcyon-Dunlop (6 coureurs, maillot bleu ciel)
- Armor-Dunlop (2 coureurs, maillot vert clair)
- Labor-Dunlop (2 coureurs, maillot bleu ciel)
- Thomann-Dunlop (2 coureurs, maillot orange)
- Meteore-Wolber (12 coureurs, maillot XXX)
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Maillot Automoto (coll. privé)
NA : N'ayant pas trouvé la couleur des maillots du Tour 1926, j'ai reconduit celles de l'année précédente...
Les équipes étaient panachées en termes de nationalité des coureurs, hormis Labor-Dunlop qui possédait 2 coureurs belges.
Lors de l’étape, les coureurs ne pouvaient pas bénéficier d’entraîneurs, de soigneurs et de suiveurs.
Les vainqueurs potentiels
La présence de l’italien Ottavio Bottecchia, le double vainqueur des deux dernières éditions, 1924 et 1925, en faisant un vainqueur potentiel, pouvant viser la passe de trois.
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Ottavio Bottecchia en 1925
(photo journal Miroir du Sport, doc. Gallica, BNF)
Il en fut de même pour le belge Lucien Buysse, qui se classa 3e en 1924 et 2e en 1925, donc pourquoi pas 1er en 2026 ?
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Carte postale Le belge Lucien Buysse (coll. privée)
Tout comme le luxembourgeois Nicolas Frantz, 2e en 1924 et 4e en 1925.
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Carte postale Le luxembourgeois Nicolas Frantz (coll. privée)
Côté français, en l’absence des frères Pélissier, de Eugène Christophe et de Jean Alavoine, le nom de Romain Bellenger avait les faveurs des connaisseurs...
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Carte postale Romain Bellenger (coll. privée)
Comme toujours, ou souvent, il peut y avoir une surprise, avec un coureur non attendu, profitant d'un fait de course…
Les Touristes-Routiers
Les 111 autres coureurs inscrits étaient classés dans la catégorie 2, les Touristes-Routiers.
Ils avaient la possibilité de faire appel à un manager, Paul Montillon, qui assurait le transport des bagages, la retenue des chambres dans les hôtels. Il intervenait en cas de soins ou autres. Cette prestation était facturée, tout de même, 110 francs.
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Illustration journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
Ces coureurs étaient ravitaillés gratuitement par l’organisation lors des 17 étapes, par contre lors des jours de repos, ils devaient se prendre en charge.
Maillot jaune
Le leader du classement général devait impérativement porter un Maillot Jaune; il était prioritaire sur le maillot de champion national.
Bicyclette, le poinçonnage
L’opération étant effectuée sous la responsabilité de Charles Ravaud, du chef du poinçonnage XXX Avocat et du poinçonneur XXX Montchablon.
Les coureurs ne devaient utiliser qu’une seule bicyclette par ailleurs plombée aux raccords du cadre et aux moyeux des roues; le poinçonnage comme les années précédentes fut abandonné. Une plaque, marquée du numéro attribué aux dimensions définies, était fixée sur l'avant du cadre, peinte en blanc et chiffres en noir.
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Format de la plaque réglementaire
(extrait journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Une opération complémentaire de poinçonnage fut organisée à Évian, pour les coureurs locaux, ne venant pas à Paris, suite à une dérogation accordée par les organisateurs.
Les Touristes-routiers ne pouvaient pas utiliser une des dix marques au départ du Tour, changer de marque de bicyclette après que celle du départ soit plombée.
Elles possédaient un développement compris entre 5,35 et 5,60 mètres.
Prix officiels distribués par L'Auto
Bien entendu, ce Tour de France comme les précédents, était richement doté de nombreux prix attribués par l'organisateur, suivant les résultats des coureurs, pour un montant total de 109 135,00 francs.
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Illustration (journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Les primes pour les coureurs de la 1ère catégorie (équipe)
Pour chaque étape, la prime allouée fut de 1 000 francs pour le 1er, 700 francs pour le 2e, 500 francs pour le 3e puis 350, 300, 200 et deux fois 100 francs, donc 8 primes au total.
Pour le classement général : 15 000 francs pour le 1er, 7 000 francs pour le 2e, 3 500 francs pour le 3e, puis 10 fois 1 000 francs, 300, 200, 160 et 5 fois 100 francs, donc 22 primes au total.
Les primes pour les Touristes-routiers (2e catégorie)
Pour chaque étape, la prime allouée fut de 300 francs pour le 1er, 200 francs pour le 2e, 150 francs pour le 3e puis 100, 75 et deux fois 50 francs, donc 7 primes au total.
Classement général : montants identiques à celles de la 1ère catégorie.
Tout Touriste-routier n’ayant pas gagné un montant de 600 francs, touchait 20 francs par jour de présence sur le Tour. Elles ne furent attribuées qu’aux coureurs ayant effectué au moins deux étapes.
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Illustration journal L'Auto (doc. Gallica, BNF)
Concernant les primes d’étapes, une retenue de 50% était effectuée en cas d’abandon du coureur; les sommes non distribuées étaient réparties aux coureurs en fonction des places du classement général, suivant une clé de répartition définie au règlement.
Si les primes principales prévues furent celles de l’organisateur L’Auto et de sociétés partenaires, elles furent complétées d’autres nombreuses, tout le long des étapes, par des sociétés, des municipalités, des commerces et des particuliers.
Autres primes (Gibbs, Cinzano, Restaurants Poccardi…)
Plusieurs sociétés attribuèrent des primes, en compléments de celles du journal L’Auto; la plus généreuse chaque année, fut celle des propriétaires des Produits Gibbs, P. Thibaut et Cie, qui dotèrent cette édition d’une somme totale de 25 000,00 francs se déclinant ainsi
-1er au classement général : 5 000,00 francs
- 2e au classement général : 3 000,00 francs
Et au 1er de chaque étape : 1000,00 francs
La société Cinzano offrit 17 000,00 francs, répartie ainsi, 1 000,00 francs attribués à chaque vainqueur d’étape, plus une Coupe au 1er du classement général.
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La Coupe Cinzano
(photo journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Restaurants Poccardi : 4 500 francs
Il y eut d’autres primes allouées d’un montant plus faible par d’autres partenaires…
Les commissaires
Pour cette édition, le chef des commissaires fut André Trialoux, ancien coureur et directeur sportif, fort de son expérience, étant présent sur les quatre derniers Tours. Il fut épaulé par Henry Dyvrande, avocat à la Cour de Caen (en charge des litiges), le capitaine Louis Degraine et XXX Vasseur qui avaient, eux aussi, de l’expérience.
La Publiphonie
Des voitures équipées de haut-parleurs accompagnèrent ce Tour de France, pour diffuser les publicités des annonceurs avec le concept de la Publiphonie, pour le compte de la société Publicité Kaplan, installée à Paris.
Paris, départ fictif le 18 juin
Si le départ réel de la 1ère étape fut donné à Évian-les-Bains, les coureurs durent participer à un départ fictif sous la forme d’un défilé… à Paris ! Le rendez-vous fut donné le vendredi 18 juin, Porte Maillot, à Luna Park, vers le monument Émile Levassor* à 5h30. La pluie forte de la nuit avait décidé de s’arrêter peu avant le départ du cortège, laissant une chaussée très humide. Quelques coureurs furent exemptés dont ceux habitants dans la région d’Évian.
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Carte postale Paris Monument de Levassor (coll. privée)
*Monument Émile Levassor : Ce monument est dû au sculpteur Jules Dalou, en 1907, en mémoire d’Émile Levassor, coureur automobile décédé en 1896, suite à un accident lors de la course Paris-Marseille-Paris, en voulant éviter un chien.
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Extrait carte postale de la sculpture (coll. privée)
Le trajet emprunté fut par l’avenue de la Grande Armée, Place de l’Étoile, avenue des Champs-Élysées, rue Royale, les Boulevards, place de la Bastille, boulevard de la Contrescarpe, boulevard Diderot, rue de Bercy, gare de Lyon PLM.
Les Touristes-routiers durent emprunter une bicyclette auprès d’un ami ou autre, car les leurs durent être mises à disposition la veille, à François Mercier, avant 17 heures. Il fut en charge de les regrouper et de les mettre à disposition du personnel de la société PLM, devant les charger dans les fourgons du train à destination de Genève, le lendemain matin.
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Les As sur les Champs-Élysées
(photo journal Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Peu après 7 heures, fut donné le départ du défilé ouvert par une escouade de policiers cyclistes et de la voiture du secrétaire général de l'épreuve, Robert Desmarets, devant les équipes avec un coureur portant le fanion de la marque, la première fut Alcyon avec à sa tête, le luxembourgeois Nicolas Frantz, suivie de Automoto, J.B. Loubet… ils roulèrent par quatre de front, puis vinrent les Touristes-routiers. Un grand nombre de cycliste, environ 200, accompagna les coureurs. Si dans la rue Royale, la haie de spectateurs applaudissant les As et les Touristes-routiers sur leur passage, fut plus ou moins fournie, la densité augmenta significativement plus qu’on approchait de la gare, à Montmartre, ce fut la cohue. Tout comme, le nombre de cyclistes était passé à plus de 500 !
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Les Touristes-routiers Place de la Madeleine
(photo journal Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Les environs de la gare furent noirs de monde où les forces de l’ordre eurent beaucoup de mal, à faire un couloir aux coureurs pour accéder à la cour de l’embarcadère. Ils avaient une petite demi-heure avant le départ du train, en direction de Genève.
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Carte postale Paris Gare de Lyon (coll. privée)
Un timing fut imposé car le départ des coureurs était prévu à 8h10, via un train régulier où trois wagons (un 1ère classe et deux 2e classe) leurs furent réservés pour rejoindre la ville suisse; deux fourgons le complétèrent pour le transport de leurs bicyclettes.
Le départ pour Évian
Le voyage se déroula dans une bonne ambiance, les coureurs furent acclamés dans les gares et ils purent profiter des paysages, se laissant bercer par le roulement du train.
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Les coureurs dans leur wagon
(photo journal Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Rouler sans faire d’effort fut très apprécié ! Le voyage fut entrecoupé du repas de midi et de siestes pour une grande partie d’entre-deux. L’arrivée à Évian fut un vrai bain de foule, accompagnée par la musique et de nombreuses personnalités de la ville, décorée et illuminée pour l’occasion.
Fin de la première partie de l'article
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder à la deuxième partie de l'article.
Épilogue
Pour la 20e édition du Tour de France, cette première étape fut un peu particulière avec un départ fictif de Paris, pour un départ réel d’Evian, avec au passage un transfert des coureurs par train, avec leurs bicyclettes.
Ce départ fictif se déroula entre la Porte Maillot et la gare de Lyon, à Montparnasse.
Liens pour accéder aux articles cités
Tour de France 1926, 2e partie : Article à venir
Sommaire des Tours de France : Cliquer ici
Références presse : Journal L'Auto (Gallica, BNF), Journaux L’Alsace et La Frontière (Coll. Archives départementales du Territoire de Belfort),
Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…
Infos pratiques
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