Tour de France 1936 (4e partie) : La dernière étape et tous les résultats avec la bio du vainqueur !
Après une troisième partie de cet article consacrée aux étapes du Tour de France 1936, se déroulant sur les routes du Territoire de Belfort, où à nouveau Belfort fut ville étape, avec l'arrivée des coureurs venant du Ballon d’Alsace et leur départ vers Évian, la quatrième partie est consacrée à la dernière étape Caen-Paris, aux résultats finaux et à la bio du vainqueur de cette édition.
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La Une (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Qui fut le vainqueur final de cette 30e édition ?
NA : En fin de texte, un lien permet d'accéder au Sommaire des articles consacrés au Tour de France et aux articles liés à cette édition de 1936.
Quatrième partie de l'article
Sautons plusieurs étapes pour aborder la 21e et dernière étape.
Un petit point sur la situation avant la dernière étape
La 30e édition du Tour de France se termina par la 21 étape, Caen-Paris, le 2 août 1936. Il ne restait plus que 221 kilomètres à parcourir, pour les 43 coureurs restants, 21 As A, 4 As B et 18 Touristes-routiers, en ce dimanche 2 août 1936.
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Titre (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Le classement général du TOP 5 à la fin de 5e étape à Evian n’était plus du tout le même à l’arrivée de la 20e étape à Caen ! Seul Arsène Mersch était encore présent. Maurice Archambaud avait perdu le Maillot jaune lors de la 8e étape arrivant à Grenoble, étant malade, il arriva avec plus de 14 minutes de retard sur le vainqueur du jour.
Arrivé sixième, le belge Sylvère Maes revêtit la Tunique jaune et ne la quitta plus, du moins lors des étapes suivantes… il fallait tout de même la laver.
- 1er : Sylvère Maes (B) en 135 h 38 mn 26 s
- 2e : Antonin Magne (F), à 26mn 55s
- 3e : Félicien Vervaecke (B) à 27 mn 53 s
- 4e : Pierre Clémens (L), à 44mn 11s
- 5e : Arsène Mersch (L), à 56mn 10s
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Carte postale Sylvère Maes (coll. privée)
Le premier Touriste-routier était Léon Level, à la 10e place.
À la lecture du classement général, on pouvait supposer que le trio en tête devait être celui à la fin de l’étape finale, seul l’ordre entre le deuxième et le troisième demandait confirmation, étant donné que moins d’une minute les séparait, 58 secondes exactement !
Dernière étape, Caen-Paris le 2 août 1936
Pour la dernière étape au départ de Caen, les opérations de contrôle s’effectuèrent au Grand Hôtel Malherbe, cours Sadi-Carnot, sous la direction de H. Dyrande, le correspondant de L’Auto, avec l’aide de membres du Comité d’organisation du Tour de France, constitué pour organiser l’arrivée et le départ des coureurs de la ville normande. Le départ fut donné à 9 heures.
Il restait 234 kilomètres à parcourir, pour rejoindre Paris, et la piste du parc des Princes.
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Carte postale Caen Place Saint-Pierre (coll. privée)
Généralement, lors de la dernière étape, les coureurs ont une tendance à musarder, apparemment voulant ne pas quitter les pédales, malgré après avoir parcouru des milliers kilomètres officiels, 4 204 pour cette édition ! Car en réalité, les forçats de la route en parcouraient beaucoup plus, surtout lors des montées des cols, liés par les zigzags effectués pour amortir la déclivité de la pente.
Cette tendance fut renouvelée, permettant au nombreux public scotché sur le long du parcours, de mieux reconnaître les coureurs et de pouvoir les interpeler…
Il fallut attendre la fin des pavés de Poissy (204e km), pour que la course s’affole, du moins un coureur, le luxembourgeois Arsène Mersch qui prit la poudre d’escampette, profitant de la petite côte pénétrant dans la forêt de Saint Germain (208e km) !
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Carte postale Souvenir de Saint-Germain-en-Laye (coll. privée)
Après un temps d’hésitation, des coureurs réagirent dont Antonin Magne, suivi des belges Sylvère Maes, Eloi Meulenberg, Félicien Vervaecke… Ce dernier profita de s’extraire du peloton de contre-attaque au pied du Cœur-Volant, mettant en danger la deuxième place du français, qui dut s’employer, aidé par d’autres coureurs pour revenir sur le troisième du classement général.
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Carte postale Félicien Vervaecke (coll. privée)
De nouvelles tentatives furent amorcées par d’autres coureurs, dont le Touriste-routier Sauveur Ducazeaux… mais le sommet vit passer en premier, le Touriste-routier Sylvain Marcaillou et le hollandais A. Van Schendel. Le regroupement se fit peu après.
En ce lieu comme pour tant d’autres, plus qu’on approchait de l’arrivée, plus la foule devenait dense; dans certains secteurs, les coureurs passèrent entre deux barrières humaines…
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La foule aux bords des routes
(photo Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Une nouvelle attaque vit s’extraire du petit peloton un deuxième luxembourgeois, Pierre Clémens accompagné du belge Albert Hendricks, pour tenter de rejoindre son compatriote en tête. Peu de temps après, le coureur belge subit une crevaison, donc il dût le laisser seul poursuivre.
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Arsène Mersch encadré par les motocyclistes
(photo Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Mais Arsène Mersch parvint à conserver son avance, s’approchait de plus en plus de l’arrivée !
Le Parc des Princes en attendant les coureurs
Comme les années précédentes, et d’autant plus pour cette 30e édition, les organisateurs avaient concocté un programme de choix, dans l’enceinte du Parc des Princes. Seules quelques gouttes de pluies vinrent apporter quelques craintes, mais la météo en ce jour de fête cycliste, fut magnanime…
Ce lieu de rendez-vous annuel incontournable, fut rapidement comble… plus de 50 000 personnes, tant pis pour ceux qui n’avaient pas suffisamment anticipé l’affluence traditionnelle… il ne restait plus qu’à trouver une place à l’extérieur du stade, mais là aussi, les places stratégiques étaient occupées depuis longtemps, il ne restait plus que des places éloignées du bord de la route, ou en s’éloignant de plus en plus du stade, sur le parcours inverse des coureurs !
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Carte postale Boulogne Vélodrome Parc des Princes (coll. privée)
Expérience aidant, la direction du stade proposa dès midi, un programme d’attente alléchant d’environ trois bonnes heures, avec différents types de courses permettant de mettre de l’ambiance, grâce à la variété des types de confrontation.
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Annonce de l’animation (journal L’Auto, doc. Gallica, BNF)
Le prix des places au stade s’élevait en fonction des lieux du stade
- Virages : 7,00 francs
- Tribunes A : 12,00 francs
- Tribunes B, C et D : 15,00 francs
- Tribune du Tour de France : 20,00 francs
- Tribunes de L’Auto : 25,00 francs
- Loges : 40 et 50,00 francs
Comme toute fête, il faut la présence de la musique, il revint à la Fanfare des Établissements Gibbs de mettre l’ambiance entre deux courses, à l’arrivée des courses…
Critérium cycliste des "Vieilles Gloires"
La première course fut celle organisée par les journaux L’Écho des Sports et Le Journal avec le concours de Dunlop, le "14e Critérium cycliste des Vieilles Gloires". Cette course par handicap de 60,5 kilomètres, réservée aux plus de 50 ans, 45 coureurs participèrent, classés dans neuf groupes au départ décalé. Ils partirent de Longchamp, de 9h45 à 10h40.
La victoire revint à Gaston Rivière* (74 ans, Levallois), déjà vainqueur en 1935, devançant Ennemond Bougain (75 ans, Roanne) et Séraphin Perrier (76 ans, Saint-Claude), Joseph Merle (60 ans, Aulnay), Alphonse Souchard (57 ans, Aulnay)…
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Gaston Rivière (photo Wikipédia)
*Gaston Rivière : Il fut la vainqueur du Lyon-Paris-Lyon 1894, et 3 fois vainqueurs de Bordeaux-Paris (1895 à 1897).
La Coupe de Paris
Pour la course Omnium, intitulée La Coupe de Paris, réunissant huit sociétés cyclistes, elle se déroula par équipe de quatre coureurs, en trois manches. La première, course de vitesse avec un seul coureur par club, la deuxième, une individuelle par points avec 3 coureurs et la troisième en poursuite par équipes sur 8 tours. La victoire revint au club Voltaire Sportif (7 points), devant le Vélo Club de la Marine (8 pts) et ACBB (9 pts).
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Le vélodrome
(journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Le Grand Prix du Sprinter Français
Cette course réservée aux Espoirs, le Grand Prix du Sprinter Français, créé par Pernod fils, fit suite à 22 éliminatoires en province, où les vainqueurs furent sélectionnés pour se retrouver sur la piste du Parc des Princes pour se qualifier, via des huitièmes de finale, quarts, demi-finales et finale. La victoire revint au tourangeois XXX Barrière devant XXX Bonneront (Saintes) à un demi-tour et XXX De Winter (Cavaillon). Cette victoire donna un engagement pour le Vél’ d’Hiv.
NA : Ces deux épreuves furent disputées en étant intercalées
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Carte postale Un départ de course (coll. privée)
Cette course intitulée aussi Prix Henri Desgrange possède la particularité de se dérouler derrière des motos, en trois manches de 30 kilomètres et 6 coureurs. Le classement général consacra Charles Lacqueray (4 points) et son stayer XXX Besson, qui avait déjà remporté cette course en 1935, devant René Brossy (8 pts) avec XXX Groslimond et Georges Ronsse (8 pts) avec E. Pasquier. Ils furent départagés par les distances parcourues.
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Carte postale Charles Lacquelay (coll. privée)
Le détail des 3 manches
- Charles Lacquehay (entraîneur Besson) 2e 1er 1er
- René Brossy (entraîneur Groslimond) 1er 5e 2e
- Georges Ronsse (entraîneur E. Pasquier) 3e 2e 3e
- Jean Maréchal (entraîneur Lavalade) 5e 4e 4e
- Charles Pélissier (entraîneur Sauge) 4e 3e 6e
- Paul Krewer (entraîneur Deliège) 6e 6e 5e
Les rangs lors des 3 manches. Le classement final se lit de haut en bas.
Le Prix du Galibier
Course en deux manches, pas de résultat trouvé.
Exhibitions
Il fut prévu aussi deux exhibitions entre les courses, je n’ai pas eu confirmation de leurs déroulements !
La première était une acrobatique exécutée par Toto Marnay, sur moto. Il fut le plus jeune acrobate motocycliste.
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Carte postale Toto Marnay acrobate sur moto (coll. privée)
La deuxième fut celle de Robert Grandsegne sur un vélomoteur à charbons de bois, le créateur du Musée rétrospective de cycle et motocycles.
Arrivée de la dernière étape du Tour de France 1936
Sur la piste du vélodrome du Parc des Princes, les coureurs devaient effectuer la ligne droite et un tour complet, pour franchir la ligne d’arrivée finale du Tour de France 1936. Si les spectateurs furent informés par le speaker de l’avancée des coureurs pendant le déroulement des animations, il ne donna pas qui était devant…
Le premier, qui entra sur le stade toujours seul, fut le luxembourgeois Arsène Mersch qui remporta la dernière étape de cette édition, sous les applaudissement de la foule. Il devança son compatriote Pierre Clémens lui aussi détaché et l’espagnol Mariano Canardo.
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Carte postale Arsène Mersch (coll. privée)
Sylvain Marcaillou arriva avec un débours d’une minute devançant un petit peloton, où se trouvait Antonin Magne (10e) confortant ainsi sa deuxième place sur le podium.
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Le Parc des Princes en feu
(journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Classement de l’étape
Le vainqueur Arsène Mersch avait mis 7 h 7 mn 50 s (réduit de 2 mn 2 s de bonifications)
- 2e : Pierre Clémens (L), à 32 s (réduit de 45 s de boni)
- 3e : Marino Canardo (E), à 48 s
- 4e : Sylvain Marcaillou (F) à 1 mn
- 5e : Eloi Meulenberg (B), à 1 mn 16 s
Lors de cette 30e édition, L’Équipe de France remporta treize victoires, dont six par René Le Grevès et quatre par Maurice Archambaud, dont celle de Belfort.
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L’Équipe de France au départ
(journal Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Sur les 10 coureurs au départ, trois avaient abandonnés (noms rayés dans la liste ci-dessus + ajout étape).
De gauche à droite : Antonin Magne, Georges Speicher (7e), Maurice Archambaud (14e), René Le Grevès, Fernand Mithouard (7e) Pierre Cogan, Robert Tanneveau, Arthur Debruyckère, Raoul Lesueur, Paul Maye.
Elle devança L’Équipe de Belgique avec 9 étapes.
Le classement général
La dernière étape n’eut pas d’impact sur le classement général, hormis les temps incrémentés de ceux de la dernière étape, seuls les 4e et 5e grignotèrent, réciproquement 2 et 3 minutes
- 1er : Sylvère Maes (B) en 142 h 47 mn 32 s
- 2e : Antonin Magne (F), à 26mn 55s
- 3e : Félicien Vervaecke (B) à 27 mn 53 s
- 4e : Pierre Clémens (L), à 42 mn 42 s
- 5e : Arsène Mersch (L), à 53 mn 24 s
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Carte postale Sylvère Maes (coll. privée)
Donc le belge Sylvère Maes remporta le Tour de France 1936, en le portant 12 jours après l’avoir obtenu lors de la 8e étape entre Grenoble et Briançon, le 15 juillet. À son actif aussi, 4 étapes dont trois contre-la-montre (13e, 14e et 18e) et une ligne (16e).
Il avait terminé 8e en 1934 et 4e en 1935, donc une belle progression "mathématique" !
Antonin Magne sauva l’honneur français en montant sur le podium, à la deuxième place, lui qui fut dans le trio de tête à partir de la 9e étape, place acquise à Briançon (8e étape).
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Carte postale Antonin Magne (coll. privée)
Le premier As B fut le suisse Léo Amberg à la 8e place
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Carte postale Léo Amberg (coll. privée)
Quant au premier Touriste-routier, ce fut Léon Level qui prit une belle 10e place.
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Carte postale Léon Level (coll. privée)
Le TOP 10 du classement général comprenait, 3 belges (1ère, 3e et 9e place), 3 luxembourgeois (4e, 5e et 7e place), 2 français (2e et 10e place), un espagnol (6e) et un suisse (8e place).
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Romain Maes Illustration de RED
(journal Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Seuls 43 coureurs, sur les 90 au départ, terminèrent la 30e édition.
Lors de ce Tour de France 1936, la moyenne horaire franchit un nouveau record en franchissant la barre des 31 kilomètres heure, plus précisément 31,072 kilomètres heure.
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Titre annonçant le nouveau record
(journal L'Auto, doc. Gallica, BNF)
Il était précédemment de 30,620, record atteint en 1935.
Le classement de la Montagne
Créé en 1933, le Prix du meilleur grimpeur fut remporté par l’espagnol Julien Berrendero, qui totalisa 132 points acquis sur les 16 cols au programme du Tour de France 1936. Il succédait au belge Félicien Vervaecke.
Julien Berrendero (photo, doc. Wikipédia)
Il devançait Sylvère Maes (112 pts) et son compatriote Federico Ezquerra (99 pts).
Seuls les deux premiers obtinrent des points dans chaque col.
Le classement par équipe
Le prix du Challenge International revint à la Belgique, comme en 1935, devant l’Espagne / Luxembourg. La France ne fut que troisième.
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L’Équipe de Belgique avant le départ
(photo journal Le Miroir des Sports, doc. Gallica, BNF)
Ce classement comptabilisait les temps des 3 premiers coureurs des équipes nationales.
Cartes postales
À l’occasion de la 30e édition du Tour de France, il fut édité sous le format de cartes postales, les équipes participantes, dont voici deux exemples.
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Carte photo L’Équipe de Belgique (coll. privée)
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Carte photo L’Équipe de France (coll. privée)
Il existe sur surement d’autres cartes pour les autres équipes.
Le vainqueur 1936
Sylvère Maes est né le 27 août 1909 à Zeyekote, commune flamande de la Belgique, au sud-ouest de Bruges.
Il débuta sa carrière professionnelle, en tant qu’individuel, dès août 1932. L’année suivante, il fut recruté par la réputée Maison Alcyon. Il y resta jusqu’en 1941, redevenant individuel puis passa chez Mercier en 1946.
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Carte postale Sylvère Maes (coll. privée)
Dès 1932, il gagna plusieurs courses dont le général de Bruxelles-Luxembourg-Mondorf et la 2e étape, Bruxelles-Belliaire et la 2e place du Championnat des Flandres.
Ses principaux résultats hors Tours de France
1933 : 1er sur Paris-Roubaix, Critérium international de cyclo-cross et Coupe Sels
1934 : 2e Critérium international de cyclo-cross, 3e Circuit de Flandre orientale
1935 : 3e des Six Jours de Paris avec Romain Maes
1936 : 2e Paris-Rennes, 3e Derby du Nord, 4e Paris-Bruxelles
1937 : 6e Paris-Bruxelles, 8e Paris-Nice
1938 : 2e Tour des Flandres et Flèche Wallonne
1939 : Circuit du Morbihan (général et prix de la montagne)
1947 : 5e général
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Fiche Sylvère Maes (coll. privée)
Tour de France
1934 : 8e au général et 23e étape
1935 : 4e au général et 15e étape
1936 : Vainqueur (Maillot jaune 12 jours) et 4 étapes (3 demi)
1937 : 5e étape (demi, le contre-la-montre) et abandon 17e étape
1938 : 14e au général
1939 : Vainqueur (Maillot jaune 4 jours), 2 étapes (1 demi), Prix de la montagne
Il décéda le 5 décembre 1966 à Ostende, port au nord-ouest de Bruxelles.
Fin de l'article
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Épilogue
Après la victoire de son compatriote Romain Maes en 1935, Sylvère Maes vint confirmer la qualité des coureurs belges sur le Tour de France, qui fut précédemment dominé par les français de 1930 à 1934. Il porta le Maillot Jaune lors des 12 dernières étapes. Deux autres compatriotes furent dans le TOP 10.
Il n’y a pas de lien de famille entre les deux coureurs.
La France, par Antonin Magne sauva les meubles avec la 2e place du podium.
Une surprise fut la présence de trois luxembourgeois dans le TOP 10 et celle du suisse Paul Egli, prenant le Maillot jaune lors de la 1ère étape, le premier pour un helvétique !
Ce Tour de France 1936 qui vint à nouveau sur les routes du Territoire de Belfort, avec deux points d’orgues, le Ballon d’Alsace et Belfort. Federico Ezquerra passa en tête le col et Maurice Archambaud remporta l’étape dans la Cité du Lion.
JM
Liens pour accéder aux articles cités
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Références presse : Journaux La Frontière et L’Alsace (coll. Archives départementales du Territoire de Belfort, AD90), Journaux L'Est Républicain (doc. Archives municipales de Belfort, AMB),
Référence livres : Tour de France Histoires extraordinaires des géants de la route, Les 100 histoires du Tour de France
Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…
Infos pratiques
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