Ballade automnale au Malsaucy
MAJ le 22 avril 2019
Si les premiers flocons de neige sont tombés ce mardi 28 novembre, il y a encore quelques jours, un soleil automnal nous permit d’effectuer une belle ballade au Malsaucy, le plan d’eau situé au nord du Territoire de Belfort, entre les communes de Sermamagny et d’Evette-Salbert.
Affiche La randonnée c'est ma nature
Un petit retour sur le passé…
Si je vous ai déjà proposé un reportage photographique en ce lieu, c’était en avril 2015 donc une saison totalement différente… le printemps.
De plus, l’article retraçait l’histoire de ce plan d’eau et une présentation des lieux et activités potentielles.
La même année, mais en février, le reportage photographique, plutôt hivernal, concernait l’étang de la Véronne…
Carte de l'implantation du site du Malsaucy
NA : En fin d’article, un lien permet de les (re) découvrir.
Un jour de novembre 2017
En ce jeudi 23 novembre, le soleil automnal a jeté son dévolu sur le Malsaucy et ses rayons permettent de mettre en valeur la palette des couleurs de la nature.
Pour agrémenter mon reportage photographique, je vais une nouvelle fois laisser rapidement la parole à nos poètes, leurs vers seront plus appropriés à ces instantanés de la nature !
Carte postale de la base du Malsaucy
En cette belle journée de novembre, le site a attiré de nombreux amoureux de la nature pour profiter des rayons d’un soleil généreux associé à une température franchissant allègrement les 15 degrés, seul la bise suivant l’exposition venait légèrement contrarier un bien être savouré…
Avant de découvrir la nature, mon œilleton s’est posé sur la fresque aux abords de la plage.
Au pas de porte de la plage, les cabines ont été dépouillées de leur porte… il est vrai que les baigneurs et baigneuses en cette saison ont raccroché leur maillots de bains… n’est pas norvégien qui veut !
Côté jeux, pas d’enfants, il est vrai que c’est jeudi jour d’école…
Comme chaque année le Malsaucy a été vidé en octobre pour d’une part assurer le renouvellement de l’eau, signe d’une bonne qualité en saison, et éliminer la vase, et d’autre part permettre aux AAPPMA (Associations Agréées de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques) de récupérer une grande quantité de poissons pour aleviner les lieux de pêche.
Du côté de l’étang du Malsaucy
Maintenant laissons la place au mariage des mots et des couleurs…
Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
Le jour meurt, l’eau s’éplore et la terre agonise.
Les oiseaux partent. Seul, le roitelet, bravant
Froidure et neige, reste, et son cri s’harmonise
Avec le sifflement monotone du vent.
Lente et faible, la brise avait des plaintes douces
En passant sous les bois à demi dépouillés ;
L’une après l’une au vent tombaient les feuilles rousses,
Elles tombaient sans bruit sur les gazons mouillés.
La Maison de l’environnement
Et ce silence, et ce grand charme langoureux
Que verse en nous l’automne exquis et douloureux
Et qui sort des jardins, des bois, des eaux, des arbres
Et des parterres nus où grelottent les marbres,
Baignera doucement notre âme tout un jour,
Comme un mouchoir ancien qui sent encor l’amour.
Du côté de l’étang de la Véronne
Comme un monde qui meurt écrasé sous son Or,
La Forêt automnale en son faste agonise
Et ses feuilles, comme les pièces d’un trésor,
S’amoncellent sous le râteau fou de la bise.
L’automne fait les bruits froissés
De nos tumultueux baisers.
Dans l’eau tombent les feuilles sèches
Et sur ses yeux, les folles mèches.
L’azur n’est plus égal comme un rideau sans pli.
La feuille, à tout moment, tressaille, vole et tombe ;
Au bois, dans les sentiers où le taillis surplombe,
Les taches de soleil, plus larges, ont pâli.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
(Paul Verlaine, Chanson d’automne)
L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
Frisonne; au fond du bois la clairière apparaît ;
Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?
(Victor Hugo, Crépuscule)
Epilogue
Cette nouvelle ballade photographique et poétique automnale sur le Site du Malsaucy se termine, et une nouvelle fois, je laisse un poète belfortain, Léon Deubel, clôturer ce billet avec ses vers extraits du poème ‘’Ballade en extrême automne’’…
Le Malsaucy, aquarelle de Christian Odile (extrait carte postale)
Carte postale du puzzle édité par les CCTB* en 1987
CCTB : Collectionneurs & Cartophiles du Territoire de Belfort
JM
Lien pour accéder aux articles cités
Pour retrouver l’histoire de Léon Deubel : Cliquer ici
Pour mémoire les articles sur le Malsaucy et la Véronne : Cliquer ici
Références Web : Sites Poetica et Recueil Régnier (Deubel, 1913)
Infos pratiques
Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.
Les textes en gras et soulignés sont des liens vers d'autres articles... En cliquant dessus vous êtes dirigés vers ceux-ci.
En cliquant sur une photo, vous pouvez l’agrandir.
---o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o---




































