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LE CARTOPHILION
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12 septembre 2023

Tour de France 1973, Belfort ville de départ !

Malgré que le Tour actuel ne soit pas celui de France mais d'Espagne, je poursuis mon passage en revue des millésimes da la Grande Boucle, comme le chante Pascal, de la série finissant par "3" ayant passé par le Territoire de Belfort !

Lors de la 6e étape du 6 juillet, Belfort fut ville de départ !

Belfort CPM Multivues Ajout R

Carte postale Belfort Multivues modifiées (réal. JM)

Les coureurs prirent la direction de Divonne-les-Bains; cette étape entre la Cité du Lion et la ville d'eau, ne fut pas une première car les organisateurs du Tour de France reconduisirent ce parcours déjà effectué en 1967, 1969 et 1970.

Le Territoire de Belfort offre ses routes au Tour de France

Pour la 60e édition de la grande Boucle du Tour de France, le Territoire de Belfort offrait une (petite) partie de ses routes…

Depuis 1905, où le Tour de France était venu pour la première fois, en le traversant sans s'arrêter, les coureurs avaient au programme l'étape Metz-Besançon par le Ballon d'Alsace, le tout premier col du Tour franchit.

CPM Ballon d'Alsace

Carte postale Ballon d'Alsace (coll. privée)

Petit récapitulatif des tours précédents

   Belfort, ville de passage : 1905, 1906, 1919 à 1926, 1933 à 1938, 1947 à 1949, 1957, 1964
   Belfort, ville étape : 1907 à 1914, 1927 à 1938, 1961,
   Belfort, ville de départ : 1967, 1969, 1970 et 1973

   Ballon d'Alsace, sommet au programme : 1905 à 1914, 1930, 1933 à 1937, 1952, 1961,
   Ballon d'Alsace, sommet d'arrivée : 1967, 1969 et 1972.

Donc le Tour de France vint pour la 41e année sur les routes du Territoire de Belfort

   Belfort comme ville de passage : 17 fois
   Belfort ville étape : 22 fois
   Ballon d'Alsace comme sommet de passage : 18 fois
   Ballon d'Alsace comme sommet d'arrivée : 3 fois.

NA : Un lien en fin de texte permet d'accéder au Sommaire des Tours de France traités dans le blog.

Tour de France, le parcours 1973

Le Tour de France pour sa 60e édition, se déroula du 30 juin au 22 juillet 1970 sur un parcours de 4090 kilomètres, en 21 étapes dans le sens horaire.

Carte parcours Tour de France 1973R

Tracé du Tour de France 1973 (création BF)

Comme depuis 1967, le Tour débuta par un prologue (contre-la-montre) de 7,1 kilomètres, cette année-là aux Pays-Bas, dans un quartier de la ville de La Haye, Scheveningen.

Ce ne fut pas le seul contre-la-montre, car 4 autres furent au programme avec un collectif à Saint-Nicolas en Belgique (2e demi, 12,7 km) et en individuel, Perpignan-Thuir (12e demi, 28,3 km), Circuit Bordeaux Lac (16e demi, 12,4 km) et Versailles (20e demi, 16 km).

Tour de France 1973 Carte LER

Carte postale Tour 1973 (journal LER, coll. AMB)

L'arrivée finale fut prononcée sur la Piste Municipale de Vincennes ou Cipale*, située dans le bois de Vincennes.

*La Cipale : Crée en 1896, utilisée pour les Jeux Olympiques de 1900 et 1924, elle fut rebaptisée en 1987, Vélodrome Jacques Anquetil.

Tour de France 1973, les nouveautés & autres

Comme pour chaque édition, des petites nouveautés firent leur apparition, comme ce départ depuis les Pays-Bas, pour la 2 fois; la première fut de Rotterdam en 1954. Double première, car les Pays-Bas furent le premier pays étranger à obtenir ce privilège.

Les coureurs

Depuis 1969, le Tour de France était revenu aux équipes par marque, après une parenthèse de deux années en équipes nationales.

Pour cette 60e édition, le Tour comprenait 12 équipes composées de 11 coureurs, représentant 9 nations : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Unis.

Le vainqueur des quatre éditions précédentes (de 1969 à1972), le belge Eddy Merckx avait décidé de faire l'impasse en 1973.

CPM Eddy Merckx Vainqueur

Carte postale Eddy Merckx vainqueur à La Cipale (coll. privée)

Il préféra se consacrer aux grandes classiques et aux deux autres Tours, la Vuelta (Tour d'Espagne) et Giro (Tour d'Italie), qu'il remporta par ailleurs !

Les nouvelles arrivées d'étapes et ascensions

Comme chaque année, de nouvelles villes accueillirent pour la première fois, le Tour de France; bien entendu la ville des Pays-Bas de Scheveningen (quartier de La Haye), la ville de St Niklaas en Belgique, et pour la France, Méribel-les-Allues, Moutiers, Les Orres, Embrun, Argelès-sur-Mer, Thuir, Pyrénées 2000, Bolquère (journée de repos), Fleurance, Sainte-Foy-la-Grande et Bourges.

CPM Groeten uit Scheveningen

Carte postale Scheveningen Multivues (coll. privée)

Tout comme, les coureurs eurent aux programmes de nouveaux cols avec Pyrénées 2000, Les Orres, Méribel, Saint-Martin, Mont-Salève et Valberg.

Bonifications

Pour les étapes de plaine ou demi-étapes, il fut alloué des bonifications de 15", 10" et 5' aux trois premiers de celles-ci.

Belfort 1973, ville de départ

Comme en 1969 et 1970, Belfort était à nouveau ville de départ; l'année précédente le Tour arriva au Ballon d'Alsace venant de Pontarlier, en passant par l'Est du département, le Haut-Rhin et les Vosges par Saint-Maurice.

CPM Belfort Le Lion Ecusson

Carte postale Belfort Le Lion (coll. JM)

5 juillet 1973, arrivée à Mulhouse

Avant le départ de Belfort, l'étape de la veille, du 5 juillet, se déroula entre Nancy et Mulhouse (188 km), en passant par les cols de la Schlucht (1130 m), du Grand-Ballon (1353 m) et de Silberloch.

CPM Le Grand Ballon

Carte postale Le Grand-Ballon (coll. privée)

La victoire échappa au régional Charly Grosskost qui fut rattrapé à Bourtzwiller, à 4 kilomètres de l'arrivée, lui qui avait effectué 110 km en solitaire, parti au 75e km, peu avant Bruyère (Vosges), mais il ne put pas avoir plus de 6 minutes d'avance.

Image Charly Grosskost

Image Charly Grosskost, équipe Gan Mercier (coll. privée)

Toutefois, il prit la tête du classement de la montagne sans avoir le maillot à pois, car il n'arriva sur le Tour de France qu'en 1975.

L'arrivée à Mulhouse, sur la place du 14 juillet, vit un peloton de 104 unités se disputer la victoire; elle revint au belge Walter Godefroot devant Cyrille Guimard et le hollandais Jan Krekels.

CPM Walter Godefroot

Carte postale Walter Godefroot, équipe Flandria Carpentier (coll. privée)

Le maillot jaune resta sur les épaules du français José Catieau, malgré un looping involontaire dans le col de Silberloch, plus de peur que de mal, pour le coureur de l'équipe Bic !

Carte José Catieau

Carte postale José Catieau, équipe Bic (coll. privée)

Il avait conquis la tunique du classement général lors de la 3e étape, Roubaix-Reims.

6 juillet 1973, 6e étape Belfort-Divonne-les-Bains (241 km)

En ce samedi 6 juillet, Belfort baignait sous un soleil mi-figue mi-raisin, pour accueillir les coureurs pour le départ de cette 6e étape, en direction de Divonne-les-Bains.

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Parcours de la 6e étape (L'Est Républicain, coll. AMB)

Le choix s'était porté sur l'avenue Jean Jaurès pour organiser le rassemblement des coureurs; le rendez-vous fut donné à la hauteur du marché couvert. Des barrières furent installées par le Comité d'organisation, pour canaliser le public sur le tronçon de la rue et permettre au peloton de se former avec les véhicules autorisés, en toute sécurité.

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Les derniers préparatifs (photo journal LER, coll. AMB)

Avant le départ des cyclistes, l'autre attrait fut la caravane publicitaire chargée d'ouvrir la route; elle s'élança à 8h45. Si les coureurs sont l'attraction, ils doivent la partager avec celle-ci car elle est fournisseuse de gadgets qui captent un public accro à ceux-ci.

Avant le départ, les coureurs se regroupèrent derrière le marché pour effectuer leur enregistrement sur la feuille de contrôle et prendre leur ravitaillement.

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Le Champion de France Bernard Thévenet & Jean-Pierre Danguillaume
(photo journal LER, coll. AMB)

Le journaliste avait eu le nez creux en prenant cette photo des deux coéquipiers de l'équipe Peugeot ! On verra pourquoi un peu plus loin dans le texte...

Pendant ce temps, la chasse aux autographes était ouverte avec plus ou moins de réussite… Parmi les coureurs ciblés, Raymond Poulidor fut assailli, mais il se prêta avec bonhomie à cette tradition de signature d'autographes quand le stylo voulait s'y disposer.

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Raymond Poulidor (photo journal LER, coll. AMB)

Ce rassemblement est aussi un lieu de rencontres informelles et d'échanges entre personnalités du Tour et personnalités de la ville.

Ainsi, Denis Allimant a convaincu Jacques Anquetil d'être le parrain du nouveau club cycliste, l'UVB (Union Vélocipédique de Belfort); le président lui a remis la carte du club, scellant l'accord.

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Denis Allimant et Jacques Anquetil (journal LER, doc. AMB)

Tout comme un autre président, Émile Géhant du VCB (Vélo-Club Belfortain) a échangé avec Jacques Goddet et Félix Lévitan en leur demandant de faire revenir le Tour sur les pentes du Ballon d'Alsace, un départ c'est bien, mais une arrivée c'est nettement mieux ! A-t-il été écouté ?

Oui, il fallut attendre six années (1979). Comme quoi…

Après le temps des échanges et des occupations traditionnelles des coureurs avant le départ, les organisateurs donnèrent les consignes aux routiers de rejoindre la ligne de départ, sans en connaître la raison !

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Les coureurs prêts pour le départ (photo journal L'alsace, coll. AMB)

Initialement, le départ était prévu à 10h05, mais il fut avancé d'une demi-heure par les maîtres du temps du Tour.

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Le départ est donné (photo, coll. AD90)

Ce départ ne fut que fictif car le départ réel se fit à Danjoutin comme dans les premières années du Tour de France ! Cette anticipation fit que de nombreux spectateurs furent de la revue…

Pour le petit périple dans les rues de Belfort, le peloton quitta l'avenue Jean Jaurès pour emprunter le boulevard Joffre, puis la rue Strolz, la rue de l'As de Carreau, la place Corbis, le faubourg de France, l'avenue Wilson, la rue Koechlin, le faubourg de Montbéliard, le faubourg de Besançon et rejoindre la Cité des Loups pour le départ réel.

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Les coureurs faubourg de France (photo coll. AD90)

Cette 6e étape de 244,5 kilomètres ne se décanta sérieusement que dans le 3e tiers de la course, dans le col de Savine, suite à une échappée de 7 coureurs, le belge Paul Aerts, l'espagnol Vicente Lopez-Carril, le néerlandais Win Kelleners, le portugais Fernando Mendes, les français Roland Berland, Raymond Riotte et Alain Santy qui vont posséder au maximum un peu moins de 2 minutes d'avance (1'50). La côte des Rousses va amoindrir leur avance et ils furent repris.

CPM Les Rousses

Carte postale Les Rousses (coll. privée)

Peu après, deux autres coureurs français tentèrent la belle mais sans succès, Jean-Claude Genty et Michel Roques.

Ce fut donc un peloton qui déboula dans Divonne-les-Bains.

CPM Divonne-les-Bains

Carte postale Divonne-les-Bains (coll. privée)

Dans l'hippodrome, la victoire revint à Jean-Pierre Danguillaume qui avait pu prendre une légère avance dans les 500 derniers mètres, devançant le belge Walter Godefroot, vainqueur la veille à Mulhouse et le britannique Barry Hoban, pointés à 6 secondes.

Carte Jean-Pierre Danguillaume

Carte Jean-Pierre Danguillaume, équipe Peugeot (coll. privée)

Cette étape n'eut pas d'impact sur le classement général, le maillot jaune resta sur les épaules du français José Catieau.

Par contre, elle fut un calvaire pour un autre français, Cyrille Guimard qui pointa à prêt de 20 minutes de retard, suite à une douleur à son genou droit; le podium du classement général, voire plus, s'éloigna irrémédiablement !

Carte Cyrille Guimard

Carte Cyrille Guimard, équipe Gan-Mercier (coll. privée)

Les coureurs pouvaient bénéficier d'une journée de repos dans la ville d'eau, la première sur ce Tour.

Classement général final à Paris

La dernière étape, le dimanche 22 juillet, du moins la demi-étape de l'après-midi, car le matin, les coureurs effectuèrent le dernier contre-la-montre remporté par le maillot jaune Luis Ocana, se déroula entre Versailles et la Cipale à Paris, sur 89 kilomètres.

La victoire revint à Bernard Thévenet qui réussit sa 2e tentative de démarrage, bien aidé par ses coéquipiers de Peugeot, battant le belge Walter Godefroot et le néerlandais Jan Krekels, fidèle aux places d'honneur.

CPM Bernard Thévenet R

Carte Bernard Thévenet, équipe Peugeot (coll. privée)

Sa 2e victoire pour cette édition, après celle obtenue lors de la 7e étape (2e demi-étape), entre Gaillard et Méribel-les-Allues.

Classement général

L'espagnol Louis Ocana remporta le Tour de France 1973, en 122h 25' 34" devant Bernard Thévenet à 15'51" et un autre espagnol, José Manuel Fuente à 17'15".

Livre Louis Ocana R

Extrait livre Luis Ocana, équipe Bic (coll. privée)

La 4e place revint au néerlandais Joop Zoetemelk à 26'22" et la 5e au belge Lucien Van Impe à 30'20".

Deux autres français étaient dans le top 10, Michel Perrin (7e, à 33'02") et Régis Ovion (10e, à 36'59").

Luis Ocana portait le maillot jaune depuis la 7e étape (1ère demi-étape), Divonne-les-Bains – Gaillard, qu'il avait remporté.

À son actif, il gagna aussi 5 autres étapes

   - 7e étape (1ère demi-étape) Divonne-les-Bains - Gaillard
   - 8e étape Moûtiers – Les Orres
   - 12e étape (1ère demi-étape) Perpignan – Thuir
   - 13e étape Bourg-Madame – Luchon
   - 18e étape Brive-la-Gaillarde – Puy de Dôme
   - 20e étape (1ère demi-étape) Versailles – Versailles contre-la-montre

Il termina 3e au classement par points et au classement de la montagne.

Le classement aux points (Maillot vert) revint au belge Herman Van Springel devant Joop Zoetemelk et donc, Luis Ocana.

Image Herman Van Springel

Image Herman Van Springel, équipe Rokado (coll. privée)

Quant au classement de la montagne, le podium fut confisqué par les espagnols, Pedro Torres devançant José Manuel Fuente et Luis Ocana; à la 4e place, Bernard Thévenet.

Image Pedro Torres

Image Pedro Torres, équipe de La Casera (coll. privée)

L'équipe Bic avec le français José Catieau et l'espagnol Luis Ocana, s'empara du Maillot jaune à Reims, dès la 3e étape, sans plus le lâcher, hormis pour changer d'épaules !

1973 - Miroir du Cyclisme - 173 - 12a

Équipe Bic (photo Miroir de sport, coll. privée)

Dans son escarcelle aussi, 8 étapes remportées avec les six de Luis Ocana, et celles de José Catieau à Saint-Nicolas (B) et du portugais Joachim Agostino au contre-la-montre de Bordeaux.

Le vainqueur 1973

Luis Ocana est né le 9 juin 1945 à Priego en Espagne, ville au nord de Malaga, à mi-distance de Cordoue, appartenant à cette province. La famille comprenait sept enfants, cinq garçons et deux filles. Il passa une partie de son enfance dans le Val d'Aran, proche de la frontière française du Col du Portillon.

À l'âge de 12 ans, il quitta l'Espagne avec sa famille, son père ayant trouvé un emploi de bûcheron, pour s'installer à Magnan, commune du Gers.

Il quitta l'école à 14 ans pour devenir apprenti chez un menuisier, et s'intéressa à la bicyclette. Il travailla dans un magasin pour se payer sa première, une Automoto, avec un beau palmarès à son crédit.

CPM Luis Ocana Mercier

Carte postale Luis Ocana, l'équipe Mercier (coll. privée)

Il signa sa première licence de cyclisme à ses seize ans à Aire-sur-l'Adour (Gers), Il remporta sa première victoire, en 1962, le Grand Prix du Printemps à Mimizan (Landes). Elle fut suivie de cinq autres, complétée de sept autres en 1963. Remarqué par ses résultats, il intégra le club cycliste Le Stade Montois à Mont-de-Marsan (Landes). Avec ses nouvelles couleurs, il poursuivit la comptabilisation de victoires ou de très belles places d'honneur au regard des plateaux rencontrés… 2e du Grand Prix de France 1965, Tour du Roussillon, Tour du Béarn et Grand Prix des Nations amateur 1967.

Il devint professionnel en 1968, en entrant dans l'équipe espagnole Fagor, il remporta le Championnat d'Espagne sur route, participa à la Vuelta (abandon 12e étape) et au Tour d'Italie (32e).

En 1970, il remporta le Tour d'Espagne.

Carte Luis Ocana

Carte Luis Ocana, l'équipe Super Ser (coll. privée)

Il était dominant en montagne et sur les courses contre-la-montre.

Petit extrait de son palmarès

   1969 : Semaine Catalane + 5e étape, 2e Tour d'Espagne avec 3 étapes et classement de la Montagne, Grand prix du Midi Libre, Tour de la Roja…
   1970 : Tour d'Espagne + 2 étapes, Critérium du Dauphiné Libéré, 2e Paris-Nice, 3e Grand Prix des Nations, 3e Semaine Catalane…
   1971 : Tour du Pays Basque + 1 étape, Tour de Catalogne + 1 étape, Trophée Barachi, Grand Prix de Lugano et des Nations, 3e Paris-Nice et Tour d'Espagne, 2e Critérium du Dauphiné Libéré…
   1972 : Champion d'Espagne sur route, Critérium du Dauphiné libéré + 2 étapes, 2e Quatre Jours de Dunkerque, 3e Paris-Nice…
   1973 : Semaine Catalane + 1 étape, Tour du Pays Basque, Critérium du Dauphiné Libéré, Tour de France, 2e Tour d'Espagne, 2e Grand Prix des Nations, Trophée des grimpeurs, 2e Super Prestige Pernod…
   1974 : 4e Tour d'Espagne, 3e Tour du Pays basque et du Gran Premio Nuestra Senora de Oro…

   1975 : 2e Tour d'Andalousie + 1 étape et de la Semaine Catalane + 1 étape, 4e Tour d'Espagne, 2e de la Subida a Arrate
   1976 : 2e Tour d'Espagne, 3e Paris-Nice
   1977 : Subita a Arrate, Prologue du Tour Méditerranéen

Tour de France : Abandon en 1969, 31e en 1970 + 1 étape, abandon 14e étape en 1971 mais 2 étapes et maillot jaune 3 étapes, abandon en 1972, 1973 (voir ci-dessus), abandon en 1975, 14e en 1976 et 25e en 1977

Tour d'Espagne : Abandon en 1968, 2e en 1969 + 3 étapes + maillot vert, vainqueur en 1970 + 2 étapes, 3e en 1971 +1 étape, 2e en 1973, 4e en 1974, et en 1975, 2e en 1976 et 22e en 1977

Tour d'Italie : 32e en 1968

CPM Luis Ocana Pub Banania R

Carte publicitaire Banania Luis Ocana (coll. privée)

Après sa carrière de coureur, il fut directeur sportif d’équipes espagnoles, sélectionneur de l'équipe d'Espagne et du Paraguay, consultant de chaînes TV et radio…. Il investit dans un projet d'une exploitation de vignoble qui fut un échec faute à la grêle, occasionnant de grosses difficultés financières.

Il décéda le 19 mai 1994, à Mont-de-Marsan.   

Épilogue

En 1973, le Tour de France vint effectuer une toute petite virée dans le Territoire de Belfort, ente Belfort et Chatenois-les-Forges; il eut même l'indécence de partir une demi-heure avant l'horaire officiel.

Ce passage éclair ne laissa pas une grande marque de la Grande Boucle, pourtant il n'en manquait pas des marques dans la caravane publicitaire…

JM

Liens pour accéder aux articles cités

Sommaire des articles sur le Tour de France : Cliquer ici

Références presse : Journaux L'Est Républicain (LER) et L’Alsace (coll. Archives municipales de Belfort, AMB)

Référence Web : Wikipédia, Site La Grande Boucle, Divers autres Sites…

Infos pratiques  

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