MAJ le 10 mars 2017

Lors de notre précédente ballade, nous avons découvert les squares du quartier de La Pépinière. Pour cette nouvelle visite, nous retournons en ville pour découvrir un des squares mythiques de Belfort, le Square de la Roseraie. Il est situé dans l’ex Faubourg des Coups de Trique (1), aujourd’hui l’avenue Jean-Jaurès et qui a porté le nom de faubourg des Vosges jusqu’en 1921.

CPM Belfort La Roseraie

Naissance du square

Le square est né sous l’impulsion indirecte de la SACM (2) qui avait sollicité le conseil municipal en 1924 pour obtenir un prolongement de la rue de Châteaudun vers le nord pour rejoindre la rue de Cravanche via le rond-point des 3 Chênes.

En contrepartie, la société offre gratuitement un terrain situé au faubourg des Vosges appelé Place du Marché.

CPA Belfort Place du Marché 1903-04

Carte postale de la Place avant 1910

La SACM avait acquis ce terrain composé de deux parcelles en août 1879 appartenant aux dénommés Thiery et Péquignot tous deux cultivateurs; certainement pour se préserver des terrains en cas d’agrandissement de l’usine.

CPA Belfort Place du Marché 1918-25 FIL 

CPA Belfort Place du Marché 1921-30 FIL

Cartes postales de la Place du Marché vers les années 1920

La place reçoit son premier marché dès octobre 1891. Il y restera jusqu’en 1929, date de son déménagement.

Un kiosque à musique y est construit en 1912; de forme octogonale, il est constitué de 8 colonnes en fonte et de rambardes en fer forgé.

En pourtour supérieur, des lyres sont présentes sur la structure métallique.

CPM Belfort Square Roseraie Détails Lyres

 Vue détaillée des lyres

Le kiosque fut un des lieux privilégiés où La Fanfare des Usines (3) donnait ses aubades.

CPA Harmonie des Usines 1905

Carte postale Harmonie des Usines en 1905

Son nom évoluera au rythme de sa bienfaitrice pour devenir l’Harmonie Alstom (4) sans ‘’H’’ mais toujours avec de très bons musiciens en 1998. Ce sera son dernier nom avant sa dissolution en 2000.

 CPM Belfort Harmonie Alsthom Square Roseraie 1985

Carte postale Harmonie Asthom-Atlantique en 1985 au kiosque de la Roseraie à l’occasion de son 100ème anniversaire

Chaque année, des musiciens prennent possession du kiosque pour proposer leur répertoire aux mélomanes ou simples amateurs de musique. En autre, au mois de juin s’y déroule le programme Kiosque en Fête.

Le futur square de la Roseraie fut aussi le théâtre d’un enregistrement pour des anges. Mais ceci est une autre histoire !

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Sur cette place, en bordure de l’avenue Jean Jaurès, on y trouvait un deuxième kiosque… un kiosque à journaux situé au coin de l’avenue d’Alsace. Du côté de la rue de la Sablière (aujourd’hui rue Roger Salengro), se trouvait un poste de police et le chalet de nécessité (urinoirs).

CPA Belfort Place du Marché 1903-10

CPA d’avant 1910 où on aperçoit le kiosque à journaux d'origine, le chalet de nécessité et le poste de police et à gauche

CPhoto Belfort Roseraie Kiosque Journaux 1925

Photo (collection JC) du nouveau kiosque à journaux en 1925 avec mesdames Charlotte Roubey et Novier

Cette place fut, en outre, le point de départ des cortèges pour les Fêtes des 14, 15, 16 et 17 août 1913 pour l’Inauguration du Monument des 3 Sièges et du Grand Festival de Musique.

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Plan de la Place du Marché en1924 (collection Archives municipales Belfort)

C’est le 16 juillet 1925 qu’est signé l’acte de cession entre la Ville représentée par son nouveau maire Edouard Levy-Grundwald (5) élu en mai et le nouveau directeur général de la SACM Jules Guth.

Dès décembre 1924, le maire qui n’était encore que conseiller municipal avait proposé que cette place soit baptisée Place Carlos Bohn (6) en hommage à l’ancien directeur de la SACM, décédé en 1921. Il avait favorisé les accords intervenus entre la ville et sa société.

Une particularité est signifiée dans l’acte, aucune construction n’y est autorisée ! Mais en janvier 1930, la mairie demande que cette clause soit levée pour permettre la mise à disposition d’une parcelle de 7,89 ares, située à l’ouest de la place, pour l’institution La Goutte de lait (7) implantée sur la parcelle contiguë. Dans le cadre de son développement, elle veut y construire un bâtiment et avait sollicité la mairie dès 1929 pour obtenir gracieusement cette parcelle. La SACM donne son accord le 13 février 1930 au regard de l’activité de cette institution.

C’est lors du conseil municipal du 29 novembre 1930, que la décision est prise de transformer la place en square et de voter le budget nécessaire à son aménagement. Il est vrai que le marché s’est déplacé de 3 rues vers le nord pour s’installer sur la nouvelle place du marché avec son tout nouveau hall couvert. L’implantation initiale du square s’étend sur la surface de la place Carlos Bohn déduit de la parcelle promise à la Goutte de Lait.

IMG_15166 La Roseraie Plan 27

Projet du futur square, plan dessiné en 1930 (col. Archives municipales Belfort)

Dés 1931, le square prend forme par les interventions des artisans sélectionnés par la mairie; ils sont tous belfortains.

En début d’année, la murette est construite par la société Sapori pour un montant de 61311 francs. Elle s’étend sur 380 mètres linéaires et devra accueillir une grille et permettre 8 accès.

En partie centrale, l’implantation de 8 portiques formés de colonne en faux grès rose est réalisée par la société Andréani & Baruffaldi en mai et juin pour un coût de 13500 francs.

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Croquis 1930 d’un portique (collection Archives municipales Belfort)

Dans l’axe du square, ils sont configurés pour former un octogone reprenant ainsi la forme géométrique du kiosque à musique et d’où partent huit allées.

CPSM Belfort La Roseraie 2a

Carte postale (années 1950) des portiques

En pourtour des portiques, 4 structures métalliques sont installées par la société Messinger pour une facture s’élevant à 7000 francs. Constituée de berceaux et d’arceaux, elles sont positionnées sur les 4 allées médianes du square. Chaque architecture réalisée est destinée à accueillir les futurs rosiers grimpants. Les deux structures implantées sur l’axe principal forment une pergola.

CPA Belfort La Roseraie 1931-32

Carte postale (1931-32) : Les pergolas

L’horticulteur Schneiderlin a fourni les 1750 rosiers et des arbustes qui viendront fleurir le square pour une somme de 9000 francs.

14 bancs achetés en octobre au magasin du faubourg de France, A la Ménagère, pour 2996 francs viendront compléter le square et permettre aux visiteurs de profiter de ce havre de paix dédié à la rose.

Pour fermer le square, une clôture très ouvragée (voir croquis) est réalisée par le ferronnier d’art en la société Grille; je ne l’ai pas inventé ! Elle sera facturée 77700 francs, son installation prenant appui sur la murette est réceptionnée en novembre. Huit portes donnent accès au square, réparties sur son pourtour; une avenue Jean Jaurès, trois avenue d’Alsace, une côté de La Goutte de Lait et trois rue des Sablières.

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Dessin de la future grille en 1930 (collection Archives municipales Belfort)

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Photo de la grille en 2013

Le 1er août 1931, le conseil municipal annule sa décision de céder la parcelle à la Goutte de Lait car il est décidé d’agrandir le square. En compensation pour son dédit, la mairie verse la somme de 50000 francs à l’institution le 29 octobre 2012.

En 1932, la clôture est prolongée pour englober la parcelle.

A l’origine, une fontaine était prévue entre les portiques mais l’idée fut abandonnée.

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Projet abandonné de la fontaine (collection Archives municipales Belfort)

Mais la partie centrale ne resta pas orpheline car le 6 mars 1932, la statue Tendresse commandée au statuaire parisien Jean Camus est implantée au centre des rosiers. Elle porte sur son socle l’inscription ‘A la tendresse universelle. Pour la paix des hommes’’.

CPA La roseraie Statue La Tendresse     CPA Belfort La Roseraie Statue Tendresse

Cartes postales de la statue Tendresse

Le square reçoit l’éclairage en septembre 1933.

Le square définitif s’étend donc sur 7700 mètres carrés. Il se décompose d’une partie dédiée à la rose avec 2860 mètres carrés formant la roseraie côté avenue Jean Jaurès et la partie arrière qui conserve une grande partie des arbres implantés d’origine; quelques uns ont été abattus, remplacés  ou pas par d’autres essences. Elle est engazonnée avec la création d’allées et de petits massifs. Quelques bancs complètent le lieu.

CPA Belfort La Roseraie 1932-39

CPA Belfort La Roseraie Parc

Cartes postales présentant les 2 parties du square : côté fleurs et côté arbres

Le 31 août 1933 le conseil municipal décide de regrouper le kiosque à journaux et le chalet de nécessité en un seul bâtiment et de l’implanter à l’angle de l’avenue Jean Jaurès et de la rue de la Sablière. Le projet est confié à la société Andréani & Baruffaldi pour un montant de 33540 francs. Il est réceptionné en novembre 1934.

1952

Le conseil municipal, le 22 octobre 1952, acte la décision de construire un bâtiment pour le gardien et pour pouvoir y entreposer du matériel; il permettra aussi d’y installer les WC publics. C’est la société Galli Frères qui est chargé de réaliser le bâtiment situé à l’emplacement de l’ancien poste de police.

Photo aérienne 18

Photo aérienne du square en 1963

1992-1994 Rénovation du square

En 1992, le conseil municipal décide d’effectuer une rénovation assez profonde du square qui n’a pas été l’objet de ce type d’opération depuis plus de 30 ans. En fin d’année, l’ensemble des rosiers sont arrachés car souffrant de la maladie dite de la ‘’chlorose’’ et les plates-bandes sont décaissées pour retirer la terre qui s’est appauvrit au fil des ans !

L’année suivante, les plates-bandes sont réaménagées pour valoriser les rosiers. Les massifs sont entourés de buis pour mieux délimiter les allées. Pendant l’été, les pergolas et tonnelles sont rénovées par les participants d’un chantier jeunes. A l’automne de nouvelles plates-bandes sont créées le long de l’avenue Jean-Jaurès et la rue Roger Salengro (ex. rue des Sablières).

CPM Belfort La Roseraie vers 1996Carte postale vers 1996

Au printemps 1994, les 3242 nouveaux rosiers, de 127 variétés différentes, sont plantés dans 470 mètres cube de nouvelle terre végétale. Les 800 mètres d’allées principales sont pavées et les petites allées reçoivent un tapis de sable (environ 300 mètres) ou sont engazonnées (150 mètres). Au cours de l’été, un deuxième chantier jeune est chargé de la rénovation de la clôture. Les dernières plantations sont terminées dès l’automne.

Ainsi le square réacquière une nouvelle jeunesse !

Et en 2013 !

Partons à la découverte de ce square avec ce petit reportage photographique effectué ces mois-ci; les fleurs ont soufferts des fortes chaleurs elles aussi.

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Côté face... les fleurs et la verdure !

Aujourd’hui, La Roseraie se partage en 3 zones. La première partie, côté avenue Jean-Jaurès, avec ses 2500 rosiers regroupe 180 variétés (à fleurs regroupées et à grosses fleurs, à fleurs nommées, à tige simple ou pleureurs, à fleurs anciennes, en buisson comme les polyanthas, grimpants remontant ou non…) avec toujours en son centre la statue Tendresse entourée des portiques et des pergolas.

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Rose Bellisima                            Rose Landora

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Rose Christophe Colomb             Rose Sonia Meilland

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Rose Princesse de Monaco                    Rose orange Atida

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Rose blanche Koala                      Rose Le Rouge et le Noir

La seconde partie aux grands arbres, après le kiosque à musique, accueille les visiteurs cherchant ombre et quiétude grâce à ses bancs dispersés dans les allées délimitant les pelouses.

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La dernière partie, côté parking de la rue de Neuf-Brisach, est le terrain des enfants où sont implantés plusieurs équipements de jeux à l’ombre de grands arbres. Cette dernière partie est clôturée par une palissade en bois.

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Côté pile... ou l'envers du décor !

Par contre, le square en fin de journée est devenu le lieu de passage de nombreux visiteurs à 4 pattes accompagnés de leurs maîtres. L’arrosage régulier effectué ne participe pas vraimant à l’épanouissement des fleurs et les buis autour des massifs ont perdu leur vert pour prendre des couleurs jaunâtres voir la perte de leurs feuilles. Les essences dégagées par les roses sont envahies par des odeurs… ne sentant pas la rose et la fertilisation présente dans les allées est parfois glissante…

Quelques roses en planches !

Planche botanique Rose Centifolia Erenata Planche botanique Rose Damascena Coccinea Planche botanique Rose Indica Cruenta

Rosa Damascena Coccinea, Centifolia Erenata, et Indica Cruenta

Planche botanique Rose Rubiginosa Planche botanique Rose Sulfurea Planche botanique Rose Turbinata

Rosa Rubiginosa, Sulfurea et Turbinata

Et c’est sur ces jolies planches botaniques que je referme la porte du square de La Roseraie…

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après une belle petite ballade au travers de ce lieu qui demanderait un peu plus de respect de la part de certains bipèdes accompagnés de leur compagnon à quatre pattes.

JM (texte et reportage photographique)

 

Vidéo : Sur le site Youtube, une vidéo d’environ 4 minutes  ajoutée par Nath Natou présente le square

Pour découvrir cette vidéo : Cliquer ici 

Références : Les informations sont puisées dans les revues municipales et dans le dossier ‘’Place Carlos Bohn’’ conservé aux archives municipales de Belfort.

Infos pratiques  

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En cliquant sur les photos, vous pouvez les agrandir.

Autres squares à découvrir

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Appendice

(1Faubourg des Coups de Trique : Titre du roman d’Alain Gerber qui reprit le nom donné aux habitants du faubourg des Vosges, quartier principalement ouvrier avant la deuxième guerre mondiale.

Roman

 

L’auteur est né en 1943 à Belfort et à écrit ce livre, son quatrième en 1979.

Il débute en 1971 comme critique musical et anime de nombreuses émissions sur le jazz. Ces 2 passions se fusionnent en 2001 pour l’édition de très beaux livres-jazz.

 


           Livre d’Alain Gerber

 

(2) SACM : La Société Alsacienne de Construction Mécanique est créée en 1872 par la fusion des deux sociétés alsaciennes André Koechlin & Cie et l’Usine de Graffenstaden. Les administrateurs décident en 1878 d’installer à Belfort une usine pour leur clientèle française; l’Alsace ayant été annexée à la Prusse suite à la guerre de 1870-1871. Le premier atelier celui de la chaudronnerie est construit en 1879 sur les terrains achetés et situés à la limite de Cravanche et de Valdoie.

SACM En-tête

En-tête courrier SACM

(3) La Fanfare des Usines : Créée en 1885 sous l’impulsion du directeur de la SACM, Fritz Bauer qui en assurera la présidence. Elle était composée d’une trentaine de musiciens tous appartenant à cette société. Elle deviendra l’Harmonie des Usines en 1898 sous la présidence de Carlos Bohn ingénieur en chef de la Grosse Construction.

(4) Harmonie Alstom : C’est le dernier nom porté par la fanfare. Sevrée de subside par la Société du même nom en 2000, elle s’associe avec la Lyre Belfortaine (fanfare municipale) pour fonder l'Orchestre d'Harmonie de la Ville de Belfort.

Disque Harmonie Alsthom 1885-1985 1 Disque Harmonie Alsthom 1885-1985 2 Disque Harmonie Alsthom 1885-1985 4  En 1985 pour fêter son 100ème anniversaire, l’Harmonie Alsthom-Atlantique  édite un disque 33 tours composé de 6 morceaux dont la valse Roseraie

(5) Carlos Bohn : Né le 21 juillet 1864 à Dornach, il est le fils de Charles Bohn grand industriel mulhousien et administrateur de la SACM. Sorti diplômé ingénieur mécanicien de la renommée Université Internationale Polytechnikum à Zurich, il rejoint la société alsacienne dès 1882 et Belfort en 1886.

Photo Carlos Bohn

 

Il y assure la fonction d’ingénieur en chef de la Grosse Construction. En 1890, il prend la responsabilité de la direction technique de l’usine où il développe l’industrialisation intensive. Le développement continu de l’usine lui vaut de devenir le directeur général de l’usine en 1913. Sur le site, y travaillent près de 8000 personnes.

 

            Photo de Carlos Bohn

 

Dès le début de la première guerre mondiale, il fit que l’usine soit opérationnelle à fournir canons et obus. Il décède le 30 novembre 1921 en laissant l’image d’un grand industriel, philanthrope qui participa activement et généreusement aux œuvres de la ville et de la région.

Le conseil municipal donnera son nom au square appelé communément La Roseraie.

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(6) Edouard Levy-Grundwald : Né le 5 novembre 1861 à Strasbourg, sa famille quitte l’Alsace après la guerre de 1870-1871 pour s’installer à Belfort. Au début des années 1900, il prend la tête de la société de vente de tissus en gros de son oncle, suite à son décès. Radical-socialiste, il devient conseiller municipal en août 1920 et devient maire en mai 1925.

Maire Lévy-Grunwald

 

De forte corpulence, il est à l’écoute de la population et œuvre au développement de la ville. Il engage un plan d’extension avec les citées jardins de la Pépinière, du Mont et de la Miotte, du domaine scolaire avec la création de l’Ecole Supérieure de filles et le groupe scolaire du Mont…

 

Photo d’Edouard Levy-Grundwald

 

Il a aussi à l’origine de l’embellissement de la ville via les squares de la Roseraie et du Souvenir. Il quitte sa ville d’adoption, Belfort, le 10 mai 1932 en se donnant la mort derrière le monument aux morts dans le square du Souvenir avec l’arme achetée le jour même.

(7) La Goutte de lait : Cette institution fut créée en 1894 à Fécamp par le Docteur Léon Dufour.

Photo Dr Léon Dufour

 

 

Elle s’étend progressivement en France et dans le monde entier. Le docteur sera aidé dans le déploiement de son œuvre caritative par les religieuses de Saint-Vincent-de-Paul et de nombreuses bénévoles.

 

        

      Photo du Dr Léon Dufour

 

L’institution assure la réalisation de biberons pasteurisés pour les bébés des femmes devant travailler donc ne pouvant pas assuré leur allaitement. Cette démarche étant destinée à endiguer la mortalité élevée pour la population féminine ouvrière. Elle assure aussi des consultations gratuites.

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