Initialement ce billet était prévu pour la première semaine des Jeux de Sotchi mais un contretemps est venu le mettre un peu en stand by… il était prioritaire, du moins à mon humble avis, de traiter la présence de deux terrifortains aux Jeux Olympiques d’Hiver, la skieuse de fond Karine Philippot et le patineur artistique Olivier Schoenfelder.

Voir l’article sur ces 2 athlètes : Cliquer ici

Je vous propose de nous projeter dans le passé pour (re) découvrir les Jeux Olympiques de Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992).

 

Petit historique sur l’origine des Jeux d’Hiver

Si les premiers Jeux Olympiques d’été se sont déroulés en 1896 à Athènes, les premiers jeux d’hiver n’eurent lieu qu’en 1924 à Chamonix. Ils précédèrent les jeux d’été de Paris.

Drapeau olympique

Comme pour les jeux d’été, ils eurent lieu tous les quatre ans et la même année en les précédents, vue la saison. Sauf qu’en 1994, les jeux de Lillehammer (Norvège) se déroulèrent seulement deux ans après ceux d’Albertville. Le Comité International Olympique (CIO) a décidé d’alterner les Jeux d’Hiver avec les Jeux d’Eté tous les deux ans.

Les Jeux Olympiques d’Hiver de 1924 sont considérés comme les premiers, et encore, rétroactivement suite à la décision du CIO en 1926. Car cette manifestation s’intitulait à l’origine Semaine Internationale des sports d’hiver, mais elle avait été sponsorisée du sceau du CIO en 1921.

JO 1908 Londres Affiche

 

 

 

Par contre, il ne faut pas oublier que les jeux d’hiver se déroulèrent dès… les Jeux d’Eté de Londres.

 

 

 

Affiche des Jeux de Londres

 

En octobre 1908, une semaine fut consacrée à six sports (boxe, football, rugby…) dont des épreuves en patinage artistique. Elles eurent lieu dans les concours simple homme, simple dame, mixte et figures spéciales (1).

La France n’avait pas de représentant dans cette discipline. Pour ces quatre nouvelles épreuves, intégrées au Jeux d’été. 21 patineurs représentant six pays se mesurèrent pour obtenir les places sur les quatre podiums. La Suède avec quatre patineurs récolta les trois médailles du simple homme. Le Royaume-Uni avec la plus forte délégation, 11 patineurs, arracha l’or et le bronze pour le simple dame, l’argent et le bronze pour les couples et les figures spéciales.

JO 1908 Londres Patineurs Anna Hübler & Heinrich Burger

 

L’Allemagne avec trois patineurs gagna l’or pour les couples et l’argent pour le simple dame. La médaille d’or des figures spéciales revint au seul russe en compétition.

 

Le couple allemand Anna Hübler & Heinrich Burger, champions olympiques (Photo Wikipédia)

Les 2 patineurs représentant l’Argentine et les Etats-Unis ne purent obtenir aucune médaille.

La présence du patinage artistique est à créditer au général suédois Viktor Gustav Balck (2), membre fondateur du CIO et organisateur des Jeux nordiques créé en 1901 à Stockholm. Pour 1916, le comte italien Eugnio Brunetta d’Usseaux (3) propose d’instituer une véritable semaine de sports d’hiver pour ces jeux de 1912, mais le CIO ne reconduit même pas le patinage, sous la pression… des suédois qui organisaient ces Jeux de Stockholm !

Pourtant l’idée fit son chemin et il fut prévu, aux prochains jeux d’organiser plusieurs épreuves, déjà de reconduire le patinage artistique mais aussi d’intégrer le patinage de vitesse, le ski nordique et le hockey sur glace. Mais ces jeux qui devaient se dérouler à Berlin en 1916… n’eurent pas lieu du fait de la Première Guerre Mondiale.

Aux jeux suivants, ceux de 1920 à Anvers, le patinage artistique et le  hockey sur glace furent épreuves olympiques.

JO 1920 Anvers Carte commémorative

Carte postale commémorative des Jeux d’Anvers avec l’affiche de 1920

Le couple français de patinage, Charles et Simone Sabouret, ne prit que la septième place et avant dernière place devant les britanniques.

Photo Simone and Charles Sabouret

Le couple de patineurs français en 1920 

Par contre, en hockey sur glace, les français se retrouvent en demi-finale…  sans jouer; ils ont été exemptés de la phase de qualification. Ensuite, en demi-finale, ils sont éliminés par les suédois (0-4) qui perdront en finale contre le Canada (1-12). L’attribution des deux médailles suivantes se déroule entre les équipes éliminées par les deux finalistes (Canada et Suède); la France ne participa pas à ces phases.

CPA Hockey sur glace

Carte postale sur le hockey sur glace

Il faut attendre 1925, pour que le CIO décide de créer des Jeux olympiques d'hiver séparés et que la semaine internationale des sports d'hiver de 1924 de Chamonix soit rétroactivement désignée comme les premiers Jeux Olympiques d'hiver.

 

La France, pays des JO d’hiver

La France a eu l'honneur d'organiser les 2ème Jeux Olympiques en 1990 à Paris; décision prise dans la déclaration du 23 juin 1894 à l'occasion du 1er Congrès Olympique.

Elle a eu aussi l’honneur d’organiser par trois fois des olympiades des sports d’hiver. Pour chacune d’entre elles, le lieu choisi mit à contribution le même massif montagneux, les Alpes.

  Timbre Chamonix 1924 Timbre Grenoble 1968 Timbre Albertville 1992 

Timbres Chamonix, JO de Grenoble et Albertville

 

1924, Chamonix (26 janvier – 5 février)

Les deux représentants français siégeant au CIO, le Comte Clary et le Marquis de Polignac proposèrent, lors du congrès de juin 1921 que la France organise les premiers Jeux Olympiques d’Hiver.

     Photo Comte_Clary Wiki      Photo Melchior_de_Polignac_à_Jean_Bouin_1913 R

Le Comte Clary et le Marquis de Polignac (Photos Wikipédia)

Le CIO accepta le concept que les autres sports d’hivers soient intégrés dans la famille olympique.

Sous la pression des pays nordiques, il décida de patronner la manifestation en la nommant   ‘’Semaine Internationale du sport d'hiver à l'occasion des Jeux olympiques de 1924’’ et confia l’organisation… à Paris.

      JO 1924 Chamonix Affiche 01   JO 1924 Chamonix Affiche 02

Affiches des Jeux d’hiver de 1924, à gauche l’officielle

Le Comité Olympique Français désigna, en juin 1922, Chamonix comme ville hôte au détriment des autres villes concurrentes qu’étaient Gérardmer et Superbagnères. Un contrat est même signé entre Paris et Chamonix le 20 février 1923.

JO 1924 Chamonix CPA Mont-Blanc

NA : La butte de Montmartre culminant à l’altitude de… 128 mètres, Chamonix était plus adapté aux compétitions hivernales ! 

Donc Chamonix reçoit, du 26 janvier au 5 février, 258 athlètes dont 11 féminines, de 16 nations qui s’affrontèrent dans 6 sports, 9 disciplines regroupant 16 épreuves.

JO 1924 Chamonix CPA Patinoire

Carte postale de la patinoire de Chamonix

Pour accueillir ces jeux, la ville construit une piste de bobsleigh, une patinoire et d'un tremplin de saut à ski dans des délais records !

JO 1924 Chamonix CPA Hockey

Carte postale d’un match de hockey à la patinoire de Chamonix

Les sports pratiqués furent le ski de fond, le saut à ski, le combiné nordique (saut et ski de fond), le bobsleigh, le patinage de vitesse et artistique, le hockey sur glace, le curling et la… patrouille militaire (4) !

JO 1924 Chamonix CPA Saut à ski

Carte postale, vue sur le tremplin de Chamonix

La France présenta 87 athlètes dont seulement 46 participèrent avec une seule féminine mais qui fut médaillée.

Le 24 janvier, l’ouverture des jeux est proclamée par Gaston Vidal le sous-secrétaire d'Etat à l'Enseignement technique français, sous la présidence de Pierre de Coubertin fondateur des jeux modernes.

    Photo Gaston_Vidal_Wiki R      CPM Pierre de Coubertin R

Photo de Gaston Vidal et Pierre de Coubertin

C’est à Camille Mandrillon le chasseur alpin que revient le privilège d’être le porte-drapeau de la délégation française et de prêter le Serment Olympique.

JO 1924 Chamonix Photo Camille Mandrillon R

 

 

 

Photo de Camille Mandrillon prêtant serment

 

 

 

Ces jeux recueillirent un fort succès car pas moins de 10000 spectateurs assistèrent aux épreuves.

Ce sont les pays nordiques, dont la Norvège et la Finlande, qui raflent une grande partie des médailles. Ils totalisent 30 médailles (sur 49) dont 8 d’or sur les 16 distribuées.

JO 1924 Chamonix CPA Médaille BF

 

A l’avers de la médaille, un athlète les bras ouverts. Il tient dans sa main droite une paire de patins, dans sa main gauche une paire de skis. En arrière plan, les Alpes avec le Mont Blanc.

 

 

Au revers de la médaille, l’inscription ‘’Chamonix Mont-Blanc Sports d’hiver 25 janvier-5 février 1924 / Organisés par le Comité olympique français sous le haut patronage du Comité International Olympique à l’occasion de la célébration de la VIIIe Olympiade’’.

 

 

Pendant ces Jeux, quelques performances sont à souligner

Le premier champion olympique fut l’américain Charles Jewtraw qui s’imposa sur 500 mètres, en patinage de vitesse.

JO 1924 Chamonix Image USA Charles_Jewtraw

 

 

 

Image (chewing gum) de l’américain Charles Jewtraw

 

 

 

Il devança le norvégien Oskar Olsen, le finlandais Clas Thunberg et le norvégien Roald Larsen finissant ex aequo.

Le finlandais pris sa revanche sur les épreuves suivantes en prenant l’or sur le 1500 et 5000 mètres et, l’argent sur le 1000 mètres. Il remporte de fait le titre du combiné.

JO 1924 Chamonix Image Panini Finlandais Clas Thunberg

 

 

 

Image Panini du finlandais Clas Thunberg

 

 

 

 

 

Avec trois médailles d’or, une d’argent et une de bronze, il est l’athlète le plus titré de ces Jeux. Quatre ans plus tard à Saint-Moritz, il remporta l’or sur le 500 et le 1500 mètres

Un autre norvégien, Thorleif Haug, remporta lui aussi 3 médailles d’or avec le 18 et le 50 kilomètres en ski de fond, et le combiné nordique.

Il prit la 4ème place au saut à ski.

JO 1924 Chamonix Image Panini Norvégien Thorleif Haug

 

 

 

 

Image Panini du norvégien Thorleif Haug

 

 

 

 

A noter, qu’une norvégienne de 11 ans, Sonja Henie, pris part à la compétition de patinage artistique ! Si elle termina à la dernière place, il en fut tout autre pour les olympiades suivantes car elle gagna les titres des jeux de 1928, 1932 et 1936 ! Elle devint actrice de cinéma tout en pratiquant son sport favori dans des galas de danse…

JO 1924 Chamonix Timbre Norvégienne Sonja Heinie

 

 

Timbre norvégien à l’effigie de Sonja Henie

 

 

 

La France, elle, ne remporta que 3 médailles de bronze et finit 9ème sur les 10 nations présentes pour ces Jeux. Elles vinrent récompenser les français dans les disciplines de Patrouille militaire, de curling et de patinage artistique en couple.

Nos médaillés

Le 29 janvier, notre quatuor en Patrouille militaire formé de Camille Mandrillon (Cap.), Georges Berthet, Maurice Mandrillon et Adrien Vandelle prit la 3ème place derrière les suisses et les finlandais. Ces quatre athlètes étaient des chasseurs alpins des Rousses (Jura).

Le lendemain après 3 jours d’épreuve, un nouveau quatuor, celui-ci en curling, s’appropria de la médaille de bronze. Il était composé de Ferdinand Cournollet (Cap.), Georges André, Armand Isaac-Bénédic et Pierre Canivet.

Photo Team curling R

L’équipe de France : F. Cournollet, A. Issac-Bénédic, P. Canivet et G. André

NA : Pour ceux qui voudraient découvrir ce sport, visiter ce blog : Cliquer ici

Les deux remplaçants Henri Aldebert et Robert Planque n’ont pas participé. Quatre équipes étaient en compétition mais la Suisse a retiré la sienne ! Ce fut l’Ecosse qui remporta l’or devant la Suède.

Le 31 janvier, notre couple en patinage artistique, Andrée Joly et Pierre Brunet, se plaça à la 3ème place derrière les couples d’Autriche et de Finlande.

JO 1924 Chamonix Pierre Brunet & Andrée Joly

Couple en patinage : Andrée Joly et Pierre Brunet

Cette première médaille pour le couple de patineurs, qui deviendra couple tout cours,  en appela d’autres car ces derniers remporteront l’or aux Jeux de 1928 (Saint-Moritz, Suisse) et 1932 (Lake Placid, Etats-Unis). Notre 2ème couple Charles et Simone Sabouret durent se satisfaire de la 9ème et dernière place.

La France obtint aussi une bonne 4ème place du bobsleigh à quatre. L’équipe était formée d’Anthony Berg, Henri Aldebert, Georges André et Jean Marquis de Suarez d’Aulan.

Photo Esprit Bleu Bobsleigh français

Equipe de France de bobsleigh (Photo Esprit Bleu)

Henri Aldebert était le pilote du bobsleigh et membre de l’équipe de curling.

C’est seulement le 5 février, le dernier jour de l’olympiade, qu’eut lieu la cérémonie de la remise des médailles aux athlètes, pour ceux… qui étaient encore présents sur le site.   

On peut avoir une médaille à 11 ans comme Sonja Henie et l’avoir aussi à 74 ans.

Photo Anders Haugen

 

C’est le cas du skieur américain Anders Haugen (né en Norvège) qui reçu sa médaille de bronze à l’âge de 86 ans, en 1974 !

 

 

 

Anders Haugen (Photo Colorado Museum)

 

Il avait été privé de sa troisième place au saut à ski suite à une erreur de marquage. C’est grâce à un historien du sport norvégien que l’athlète put récupérer sa place et sa médaille.

 

1968, Grenoble (du 6 au 18 février)

La France retrouve en 1968 les Jeux d’hiver sur ses terres, 44 ans après ceux de Chamonix,  mais cette fois à Grenoble. La ville avait posé sa candidature en 1960. Elle a été désignée par le CIO le 28 juillet 1964 Ville organisatrice des Xème Jeux Olympiques d’hiver au grand dam des villes non retenues que furent Saporo (Japon) qui l’obtiendra quatre ans plus tard, Lake Placid (USA) qui sera la ville choisie en 1980, Calgary (Canada) qui le fut en 1988, Lahti (Finlande) et Oslo (Norvège). L’événement se déroula du 6 au 18 février.

    JO 1968 Grenoble Affiche 01      JO 1968 Grenoble Affiche 02

Affiches des Jeux de Grenoble (2ème dessinée par Jean Brian)

Cet évènement impliqua de lourds investissements pour accueillir les Jeux; ils furent d’ordre sportifs (Palais des sports, Villages pour les athlètes, patinoire, pistes de ski…) mais aussi des infrastructures (routes, voie ferrée, gare, aérodrome…) et d’autres à vocation culturels (musée, maison de la culture…).

Si à Grenoble, se disputèrent les épreuves de patinage artistique, le hockey sur glace et le patinage de vitesse, les stations voisines assurèrent l’organisation des autres disciplines.

 JO 1968 Grenoble CPM 01 Hockey  JO 1968 Grenoble CPM 02 Anneau de vitesse

Cartes postales de Grenoble et de sa patinoire de vitesse

Chamrousse accueillit le ski alpin, Autrans les autres épreuves de ski, Saint-Nizier-Du-Moucherotte le saut à ski des 90 m, Alpes d’Huez le bobsleigh et Villard-de-Lans la luge.  

 JO 1968 Grenoble CPM 14 Chamrousse  JO 1968 Grenoble CPM 15 Autrans

Cartes postales des stations de Chamrousse et d’Autrans

 JO 1968 Grenoble CPM 16 Saint Nizier  JO 1968 Grenoble CPM 17 Villars de Lans

Cartes postales des stations de Saint-Nizier-Du-Mouchotte et de Villard-de-Lans

La cérémonie d’ouverture du 6 février, en présence du Général de Gaulle président de la république, se déroula dans le stade olympique où un imposant escalier permettait l’accès à la vasque.

 JO 1968 Grenoble CPM 09 Stade olympique  JO 1968 Grenoble CPM 11 Flamme

Cartes postales du stade olympique, de l’escalier et de la vasque

Ce fut le patineur Alain Calmat le dernier porteur de la flamme qui devant 60000 personnes et 500 millions de téléspectateurs, grimpa les 96 marches pour atteindre la vasque et l’embraser.

JO 1968 Grenoble Flamme Alan Calmat R

Alain Calmat montant les marches (Photo Fox Sport)

Lors du défilé des nations, le porte-drapeau de l’équipe de France était le douanier vosgien Gilbert Poirot (originaire de La Bresse).

JO 1968 Grenoble Gilbert Poirot Porte-drapeau

 

Il était notre meilleur spécialiste du saut à ski. Il finira 10ème aux deux tremplins (70 et 90 m)

 

 

 

Gilbert Poirot le porte-drapeau (Photo de L'Est Républicain)

 

Le serment olympique fut proclamé par le skieur jurassien Léo Lacroix.

L’ORTF retransmis les images en couleur et en mondovision, ce fut une première pour cette olympiade; à la précédente à Innsbruck, elles étaient en noir et blanc. Cette première performance fut la récompense pour les centaines de techniciens qui furent à l’œuvre pour ces Jeux. Au micro, Léon Zitrone assura les commentaires. 2500 journalistes et techniciens pour les radios et la télévision furent accrédités pour les Jeux.

L'hymne, officiel après péripétie, de ces Jeux fut composé par le grenoblois Michel Fugain et chanté par la grenobloise Christine Bare.

JO 1968 Grenoble Disque hymne Chritine Bare 4

 

Des milliers de drapeaux
Mais un seul flambeau
Et c'est déjà la victoire
Car l'amitié surtout
Est au rendez-vous
Il n'y a plus de frontières entre nous

 

 

Disque de l’hymne avec les paroles de la 1ère strophe

Elle fut même en concurrence avec notre Mireille Mathieu nationale. Son vinyle fut édité  avec le titre ‘’Chant olympique’’; texte de Pierre Barouh et musique de Francis Lai. La chanson en face B du 45 tours était ‘’Je ne suis rien sans toi’’.

JO 1968 Grenoble Disque hymne Mireille Mathieu

 

Le disque était offert Gracieusement par Télé-Dimanche.

 

 

                     Disque de Mireille Mathieu

 

Une nouveauté pour ces Jeux est la présence d’une mascotte, Schuss le skieur.

JO 1968 Grenoble CPM 08 Mascotte

Carte postale avec la sympathique mascotte Schuss le skieur

Pour ces Xème jeux, 1158 athlètes (947 hommes et 211 femmes) de 37 nations se présentèrent à Grenoble pour en débattre sur 35 épreuves des 10 disciplines de cette édition. La France était représentée par une forte délégation de 88 athlètes; seuls les Etats-Unis avec 95 concurrents étaient devant.

JO 1968 Grenoble Timbres France

Série de timbres émis en 1968 par La Poste

Lors de ces jeux, furent effectuées 86 contrôles antidopage et 50 tests de féminité pour la première fois par la commission médicale du CIO.

Pour cette édition de 1968, aucune nouvelle discipline n’a été ajoutée à cette olympiade, seul l’individuel 20 km du biathlon a été complété par une épreuve par équipe, le 4x7,5 km. Les soviétiques s’adjugèrent ce nouveau titre devant les norvégiens et les suédois.

Au classement général final, la Norvège finit en tête en totalisant 14 médailles (6 or, 6 argent et 2 bronze). Elle devance l’union soviétique avec ses 13 médailles (5 or, 5 argent et 3 bronze) et... la France avec 9 médailles  (4 or, 3 argent et 2 bronze).    

106 médailles furent distribuées. Pour ces jeux, les médailles reçoivent au revers le pictogramme du sport pratiqué.

JO 1968 Grenoble CPA Médaille BF

 

 

 

 

Médaille du slalom dessinée par Roger Excoffon et réalisée par l'Administration des Monnaies et Médailles de Paris.

 

 

 

 

 

 

Pour cette deuxième olympiade, un athlète, de plus français va réaliser un grand exploit, Jean-Claude Killy (5).

JO 1968 Grenoble Jean Claude Killy Paris-Match 17 fév

 

Il va remporter les trois médailles d’or sur les trois disciplines de ski alpin..

 

 

 

Jean-Claude Killy, magazine Paris-Match du 17 février

 

Il rejoint un autre champion, l’autrichien Toni Sailer qui avait gagné les trois épreuves de ski alpin en 1956 à Cortina d’Ampezzo (Italie).

Le vendredi 9 févier, pour la première épreuve, la descente, il remporta la victoire pour huit centièmes sur un autre français, Guy Périllat et le suisse Jean-Daniel Dätwyler à 47 centièmes. Le troisième français finit à la huitième place, Bernard Orcel.

JO 1968 Grenoble Podium Descente Périllet Killy Dätwyler R

Podium de la descente (Photo Wikipédia)

Pour la deuxième compétition, le géant, dès la première manche en ce dimanche 11 février, il déposa ces concurrents; le suisse Willy Favre à 1’’20, ses compatriotes Guy Périllat à 2’’04 et Georges Mauduit à 2’’12. Le lendemain contrôlant la deuxième manche, il signa sa deuxième victoire olympique. Au classement des deux manches, il devança toujours le suisse Willy Favre et l’autrichien Heinrich Messner qui réalisa une superbeseconde manche en reléguant à la quatrième place Guy Périllat pour 23 centièmes. Georges Mauduit ne prit que la neuvième place, ne renouvelant pas son excellent temps lors de la première manche.

JO 1968 Grenoble Podium Géant Favre Killy Messner R

Podium du Géant (Photo CIO)

Le 17 février, Killy s’est présenté à la première manche pour réaliser un exploit, gagner les trois épreuves alpines. Mais cette journée fut à rebondissement ! Notre double médaillé d’or donna tout et remporta cette première manche malgré un départ dans le brouillard. Dans la deuxième manche, c’est le norvégien Haakon Mjoen, 10ème à la première manche, qui réalisa le meilleur temps devant le français et l’autrichien Karl Schranz qui déposa réclamation. Il prétendit qu’il avait été gêné par un officiel pour le passage des portes 18 et 19 pendant son slalom. Il fut autorisé à repartir et s’intercala à la deuxième place et même pris la premier place, le norvégien étant disqualifié après avoir manqué deux portes dans cette deuxième manche.

JO 1968 Grenoble Podium Slalom Huber Schrantz Killy R

Ordre inverse du classement provisoire : H. Huber, K. Schranz et JC Killy (Photo CIO)

Mais il était dit que cette journée apporterait des surprises… jusqu’en début de soirée ! Le jury après consultation de la vidéo, décida de disqualifier aussi l’autrichien Karl Schrantz !

Le français est déclaré champion olympique du slalom devant les autrichiens Herbert Huber et Alfred Matt.

Ainsi Jean-Claude Killy réussissait son challenge en étant triple champion olympique.

JO 1968 Grenoble Médailles Jean Claude Killy BF

Les 3 médailles du champion (Photo CIO)

De plus, comme les épreuves de ski alpin de ces Jeux comptaient aussi pour le Championnat du Monde, Jean-Claude fut doublement titré pour chaque catégorie. Il remporta aussi le titre de champion du monde en combiné nordique mais l’épreuve n’était pas olympique pour ces Jeux.

 JO 1968 Grenoble CPM 04  JO 1968 Grenoble CPM 06

Cartes postales philatéliques illustrées émises pour les Jeux

Killy ne fut pas le seul médaillé d’or, une autre skieuse apporta sa contribution à l’équipe de France pour ce métal tant convoité. C’est notre Marielle Goitschel, championne olympique d’Innsbruck en 1964 en géant qui récidiva mais dans l’épreuve de slalom où sa sœur Christine avait remporté la médaille d’or. Elle gagna devant la canadienne Nancy Greene et sa compatriote Annie Famose.

JO 1968 Grenoble Slalom Famose Goitschel Pompidou Greene

Le 1er ministre Pompidou félicite les françaises (Photo CIO)

Annie Famose ne se contenta pas de cette seule breloque en bronze, elle prit l’argent dans le géant, battue par la canadienne Nancy Greene mais devant la suissesse Fernande Bochatay.

JO 1968 Grenoble Podium Slalom Famose Greene Bochatay

Le podium du géant : A. Famose, N. Greene & F. Bochatay

Une troisième fille, Isabelle Mir, vint rejoindre ses quatre compatriotes et ainsi, apporter sa contribution à la récolte de médaille de l’équipe de ski alpin. Elle vint s’intercaler dans le trio autrichien en prenant la seconde place de la descente derrière Olga Pall et devant Chritl Haas.

JO 1968 Grenoble Descente Mir Pall Haas R

Podium de la descente I. Mir, O. Pall et C. Has (Photo Corbis Image)

Le ski alpin français avec ses 8 médailles put être fier de ses résultats étant le fournisseur exclusif ou presque des breloques acquises par la France, dans tous les cas le pourvoyeur de l’or.

 JO 1968 Grenoble CPM Equipe de France Ski Femme   JO 1968 Grenoble CPM Equipe de France Ski Homme

Cartes postales Equipes féminines et masculines de ski (Télé 7 jours)

La dernière médaille, en bronze, fut conquise par le tout jeune patineur Patrick Pera, qui vient d’avoir 17 ans; il est le benjamin de ces olympiades. Malheureusement, la concurrence était fort rude face à l’autrichien Wolfgang Schwarz et l’américain Timothy Wood. Mais belle récompense pour le futur septuple champion de France (de 1966 à 1972).  

JO 1968 Grenoble Podium Patinage Wood Schwartz Pera R

Podium du patinage artistique (Wood, Schwartz et Pera)

Après avoir rendu hommage aux athlètes français, tournons-nous vers ceux des autres nations.

Un grand moment des Jeux fut sans contestation, l’épreuve de patinage artistique féminine. Une grâce a survolé la glace de la patinoire de Grenoble, l’américaine Peggy Fleming. Par son expression artistique, elle domina ses concurrentes qui durent une nouvelle fois se satisfaire des places suivantes telles l’allemande de l’est Gabrielle Seyfert (argent) et la tchécoslovaque Hana Maskova (bronze).

JO 1968 Grenoble Peggy Fleming

La patineuse américaine Peggy Fleming

Un autre exploit pour ces olympiades se déroula au tremplin de 90 m à Saint-Nizier-Du-Moucherotte. Deux athlètes dépassèrent pour la première fois la barre des 100 mètres; ce furent le russe Vladimir Belousov (101,5 m) et le Tchécoslovaque Jiri Raska (101 m) respectivement médaille d’or et d’argent. Le norvégien Lars Grini prit la troisième place n’ayant pu dépasser la barre des 100 mètres.

JO 1968 Grenoble Saut Raska Belousov Grini R

Finalistes du grand tremplin : J. Raska, V. Belousov et L. Grini (photo CIO)

Une athlète a gagné elle aussi trois médailles; une dans chaque épreuve au programme de la même discipline, le ski de fond.

JO 1968 Grenoble suédoise Toini Gustafsson

 

 

La suédoise Toini Gustafsson glana les deux médailles d’or en individuel, sur les distances du 5 km et du 10 km, et la médaille d’argent en équipe sur le 3x5 km.

 

 

 

 

Si lors des Jeux, apparaissent de jeunes pouces qui viennent faire leurs armes au contact de l’élite, d’autres viennent finir en beauté, ou presque, leur carrière d’athlète de compétition. Ce fut le cas de l’italien Eugénio Monti qui a 40 ans fut double médaillé d’or en bob à deux et à quatre. Il fut surnommé ‘’Rosso volante’’; le Rouge volant car il possédait des cheveux roux et possédait une extraordinaire vélocité.

Photo Eugenio Monti 2

Eugénio Monti dit ‘’Rosso volante’’

Quatre ans plutôt, il avait donné un écrou d’essieu à l’équipe anglaise de bob à deux pour réparer leur matériel ayant souffert dans la première manche. Ils gagnèrent la second manche et devinrent champions olympiques devant les deux équipes italiennes dont l’équipage d’Eugenio Monti finissant troisième !

Cérémonie de la clôture 

La cérémonie de clôture de ces Jeux vit des Dauphinoises en costume traditionnel remettre la flamme olympique aux Japonaises de Sapporo (Japon), elles vêtues dans leur kimono ancestral, devant les autorités sportives et le public au Stade de Glace.

 

Billet Cérémonie clôture Grenoble BF

 

Billet de la cérémonie de Clôture

 

1992, Albertville (du 8 au 23 février)

La France fut choisie pour accueillir les Jeux Olympiques de 1992; la ville d’Albertville avait posée sa candidature dès le 26 janvier 1983 au Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Mais l’idée fut émise dès fin 1981 entre deux hommes, Jean-Claude Killy le triple champion olympique de Grenoble et Michel Barnier le président du Conseil général de la Savoie.

Photo Figaro Jean-Claude Killy Michel Barnier

Michel Barnier et Jean-Claude Killy à la une du Figaro Magazine

Les deux protagonistes des Jeux à Albertville, JC Killy et M. Barnier qui furent nommés coprésidents du COJO (Comité d'organisation des Jeux Olympique) le 30 mars 1988.

C’est le 17 octobre 1986 qu’Albertville et la Savoie sont choisies par le CIO pour organiser les XVIème Jeux Olympiques d’Hiver. Malgré la concurrence de six autres villes, Anchorage (États-Unis), Berchtesgaden (Allemagne), Cortina d’Ampezzo (Italie), Falun (Suède), Lillehammer (Norvège) et Sofia (Bulgarie), elle est élue au quatrième tour, devant Sofia, Falun et Lillehammer.

     JO 1992 Albertville Affiche 2          Logo Albertville

Affiche et logo des Jeux d’Albertville

Si Albertville fut l’épicentre des Jeux, c’est bien la Savoie qui reçoit cette olympiade qui eut un montage financier s’appuyant sur des crédits publics dont la Région Rhône-Alpes, mais aussi privés car douze entreprises sont partenaires (AGF, Alcatel, BIS, Crédit Lyonnais, Evian, France Télécom, IBM, La Poste, Renault, SNCF, Thomson et Yoplait-Candia). Elles devaient payer un ticket d’entrée significatif (environ 7,5 M€) pour devenir membre du Club Coubertin créé pour regrouper les sponsors.

JO 1992 Albertville Cartes de soutient 01 R

 

 

 

 

 

JO 1992 Albertville Cartes de soutient 02R

 

 

 

 

 

Cartes postales créées en 1984 pour soutenir les Jeux

A l’origine, les dépenses pour ces Jeux devaient être couvertes par ses propres recettes; ce qui ne fut pas totalement le cas.

Depuis les Jeux de Grenoble en 1968, une mascotte olympique est associée aux Jeux.

JO 1992 Albertville Mascotte 01

 

 

Pour Albertville, ce fut un lutin en forme d’étoile aux couleurs de la France, créé par le plasticien Philippe Mairesse en 1989.

 

 

 

La mascotte ‘’Magique’’

 

A l’origine, un chamois de la Vanoise en pull blanc devait être la mascotte. Pour la première fois, elle n’était pas un animal mais un personnage.

Hormis Albertville qui accueillit les cérémonies d'ouverture et de clôture, le patinage artistique, le patinage de vitesse et le short-track, les autres sites furent Brides-les-Bains et La Tania avec les villages olympiques, Courchevel pour le saut à ski et combiné nordique, Les Arcs avec le ski de vitesse en démonstration, La Plagne avec le bobsleigh et la luge,

JO 1992 Albertville CPM Sites

Les Menuires et Val Thorens pour le ski alpin hommes (slalom), Les Saisies (Beaufortain) pour le ski de fond et le biathlon, Méribel avec le ski alpin dames et le hockey sur glace, Pralognan-la-Vanoise avec le curling (sport en démonstration), Tignes pour le ski artistique (bosses) et acrobatique (saut et ballet en démonstration), Val d'Isère avec le ski alpin hommes. La Léchère et Moûtiers furent respectivement centre principal de presse et centre international de radio télévision.

Pin's Anneaux olympiques

Série de pin’s Anneaux olympiques

Albertville et la Savoie accueillirent pour les XVIème Jeux, 1801 athlètes (488 femmes et 1313 hommes) représentant 64 nations pour en découdre sur 57 épreuves des 14 disciplines. La France était représentée par une forte délégation de 109 athlètes (30 femmes et 79 hommes) emmenée par Fabrice Guy son porte-drapeau; seuls les Etats-Unis avec 147 concurrents et l’Equipe unifiée (6) avec 129 concurrents avaient une plus imposante délégation.

JO 1992 Albertville Timbre BF

Série de timbres émis en 1992 par La Poste

Lors de ces Jeux, 3 nouvelles disciplines y sont incorporées; le biathlon féminin (3 épreuves), le patinage de vitesse sur piste courte (deux épreuves pour chaque sexe) et le ski acrobatique (le cross femme et homme). Les deux dernières disciplines furent sport de démonstration en 1988 à Calgary (Canada).

Cérémonie d’ouverture

Un des moments forts de cette olympiade fut la cérémonie d’ouverture le v8 février grâce à la magie de la mise en scène du chorégraphe Philippe Découflé (7) qui organisa aussi la cérémonie de fermeture.

JO 1992 Albertville CPM Cérémonie ouverture

Carte postale de la cérémonie d’ouverture

Elle se déroula le 8 février dans un vaste théâtre de 33000 spectateurs et devant des millions de téléspectateurs de 82 pays. Après le défilé des 64 délégations et le survol de la Patrouille de France, 3000 artistes (professionnels et amateurs)  costumés par Philippe Guillotel vont produire un spectacle innovant avec de nombreuses scènes magiques comme les patineurs aux drapeaux, les femmes boules de neige, les hommes oiseaux, les danseurs échassiers, les acrobates aériens…

NA : Sur le site Youtube, plusieurs vidéos sont disponibles : Cliquer ici

Emballages de sucre

Emballages de sucre sur les JO d’Albertville

Des belfortains à Albertville...

A Albertville, deux patineuses belfortaines participèrent aux cérémonies d’ouverture et de clôture.  Karine Bailly (17 ans) et Karine Holder (19 ans) représentant l’ASMB (Association Sportive Municipale Belfort), furent sélectionnées à Strasbourg. Pour les vacances de la Toussaint et de Noël, elles ont du les passer à Albertville pour les séances d’entraînement sous la direction de Philippe Decouflé.

JO 1992 Albertville Le Pays 29 Janv R

Karine Bailly et Karine Holder

Un escadron (80 militaires) de la gendarmerie mobile de Belfort fut affecté à Méribel. Mai aussi, dix pompiers de la caserne de Belfort furent chargé de l’assistance médicale sur l’épreuve de curling à Pralognan-la-Vanoise

La flamme olympique 

Ce fut au Président de la République François Mitterrand que revint l’honneur de proclamer l’ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville; il était entouré des deux initiateurs Jean-Claude Killy et Michel Barnier. Après l’arrivée du drapeau olympique porté par les chasseurs alpins puis de son hissage au mat central, arriva la flamme olympique, après un parcours de 5536 kilomètres en France, portée par Michel Platini accompagné d’un petit garçon de 9 ans, François-Cyrille Grange (8) qui eu la charge de déclencher l’embrasement de la vasque.

Photo Michel Platini Flamme olympique

Michel Platini et François-Cyrille Grange (Photo L’Equipe)

La flamme olympique partie d’Athènes, arrivé le 14 décembre 1991 à Paris, fit un parcours de 57 jours à travers la France portée par 5536 relayeurs jusqu’Albertville. Ils étaient sportifs connus ou non, volontaires âgés de 15 à 20 ans tirés au sort et avaient à parcourir un kilomètre accompagnés des postiers. La Poste, partenaire des JO, assura l’organisation de ce parcours.

La flamme olympique à Belfort

Belfort fut ville étape le 9 janvier. La flamme arriva à Foussemagne à 17h05 où le premier des seize relayeurs, Stéphane Schiro, la prit en charge pour le premier kilomètre.

JO 1992 Albertville ER 10 Janv 02 Flamme à Belfort Stéphane Schiro

                   Stéphane Schiro (Photo Le Pays)

Les quinze autres relayeurs, chacun à leur tour, parcoururent sous les applaudissements tout le long du trajet pour rejoindre la Cité du Lion.

Vers 18h20, elle entra dans Belfort par la Porte de Brisach, portée par Julien Sayer pour rejoindre la place de l’Arsenal en s’arrêtant devant la mairie quelques minutes. Que se soit dans les rues ou sur les places, la flamme olympique fut accueillie  au travers d’une véritable haie d’honneur formée par un public fort dense pour cet évènement, une première à Belfort!

                                        JO 1992 Albertville ER 10 Janv 02 Flamme à Belfort Julien Sayer

                                                                               Julien Sayer (Photo Le Pays)

Un grand show laser fut proposé aux supporters d’un jour de la flamme olympique, aux pieds du Lion.

Dès le matin, La Poste proposa des souvenirs philatéliques pour le passage de la flamme. Le bureau temporaire fut assailli toute la journée pour répondre aux attentes des collectionneurs mais pas que, chacun voulant mémoriser sa participation à cette journée pré olympique !

CPM Belfort Flamme olympique 9 Janv 1992 001

Carte postale du passage de la flamme olympique à Belfort le 9 janvier 1992

Le lendemain, la flamme est partie tôt, à 8h30, en direction de Besançon. Elle quitta le département à Châtenois-les-Forges.

Revenons à Albetville...

Le Serment Olympique des athlètes fut prononcé par la patineuse réunionnaise Surya Bonaly.

Télécarte Surya-Bonaly 1994 BF

Télécarte sur Surya Bonaly

Ces Jeux furent une grande réussite sportive mais aussi médiatique par la présence d’environ 5900 journalistes et techniciens qui ont œuvré pendant l’Olympiade.

Ce fut l’Allemagne réunifiée* qui finit 1ère du classement en totalisant 26 médailles (10 en or, 10 en argent et 6 en bronze), elle devance L’Equipe Unifiée avec 23 médailles (9 en or, 6 en argent et 8 en bronze) et la Norvège avec 20 médailles (9 en or, 6 en argent et 5 en bronze); la France terminant à la 7ème place avec 9 médailles (3 en or, 5 en argent et 1 en bronze).  

*NA : Après la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, les deux Allemagne se réunifièrent le 3 octobre 1990.

CPM Réunification Allemagne avec timbre 3 Oct 1990

Carte postale Réunification Allemagne, le 3 octobre 1990

171 médailles et 110 titres furent distribués à 20 nations sur les 64 présentes aux Jeux.

Pour cette Jeux, la modernité fut transcrite jusque dans les médailles olympiques! Entièrement fabriquées à la main, elles furent réalisées en cristal et sertie du métal de la récompense (or, argent ou bronze).

JO 1992 Albertville Médaille Bf

 

 

 

 

Ces pièces d’art furent réalisées par la société Lalique.

Sur l’avers, les anneaux olympiques sont comme posés sur la représentation d’une vallée formée par le cristal, en partie supérieur sur le métal est gravé en creux une branche d’olivier et en partie inférieur, le libellé de l’olympiade "Albertville 1992 XVIe Jeux Olympiques d'hiver" (en français et en anglais).

Sur le revers, est représentée une montagne formée dans le cristal.

 

 

Les médailles françaises

Si la France attendait de ses skieurs alpins les médailles, celles d’or vinrent d’athlètes d’autres disciplines…

JO 1992 Albertville 3 Médailles Or

 

 

 

 

Médaille d’or

 

 

 

La première médaille d'or vint du combiné nordique.

Le mardi 12 février, le doubiste Fabrice Guy, se classa troisième à l’épreuve de saut (222,1 m au total des 2 sauts retenus). Le lendemain, il partit pour l’épreuve de ski de fond 15 kilomètres avec un retard de plus de 42 secondes sur l'Autrichien Klaus Ofner et 16 secondes sur le Japonais Reüchi Mikata. Il combla son handicap dès les cinq premiers kilomètres pour finir seul son parcours remportant ainsi la 1ère médaille d’or pour la France pour cette olympiade et devenir le premier champion olympique de cette discipline.

Photo Podium Ski de fond Sylvain Guillaume Fabrice Guy Klaus Sulzenbacher

Le podium (photo L’Equipe)

Mais il était dit que cette journée à Tignes serait marquée d’une ‘’neige bleu blanc rouge’’ ! La deuxième surprise de cette épreuve fut la remontée incroyable et spectaculaire du jurassien Sylvain Guillaume parti à la 13ème place avec un retard de plus de 2 minutes. Il dépassa un à un tous ses adversaires pour prendre la médaille d’argent devant le favori 'Autrichien Klaus Sulzenbacher.

Suite à ces résultats, une médaille au 4x10 kilomètres par équipe fut espérée mais seulement à la 5ème place au saut, l’équipe de France ne put finir qu’à la  4ème place lors de l’épreuve de ski de fond; le retard pris lors des sauts fut trop important à rattraper… 

La seconde médaille consacra la France dans la discipline du freestyle bosses (ski artistique et acrobatique) où elle possédait un leader charismatique voir un peu fanfaron, le bien nommé Edgar Grospiron.

En premier dans la discipline du freestyle bosses (ski artistique et acrobatique), la France possédait un leader charismatique voir un peu fanfaron, le bien nommé Edgar Grospiron.

CPM Edgar Grospiron

 

 

Après la 3ème place obtenue à Calgary en 1988, où cette discipline fut en démonstration, il veut se parer d’or en France. N’est-il pas le double Champion du Monde ?

 

 

Carte postale, caricature d’Edgar Grospiron

 

 

Il remporta les qualifications et le mercredi 13 février, malgré la pression voir grâce à la pression, il remporta la médaille d’or sous les flocons de neige et le public très nombreux à Courchevel. Il était le 1er Champion Olympique de bosses. Dans sa trace, il entraîna les autres français… Olivier Allamand (2ème aux qualifications) prenant l’argent devant l’américain Nelson Carmichael qui privait du bronze Eric Berthon pour trois centièmes de seconde. Ce dernier, 8ème aux qualifications avait fait une très belle remontée ou plutôt une très belle descente dans les bosses.

Photo Podium Bosses O

Podium O. Allamand, E. Grospiron et N. Carmichael (Photo ???)

Quatre autres disciplines furent en démonstration dans la discipline du ski acrobatique; l’acroski et le saut féminin et masculin. Fabrice Becker décrocha la 1ère place de l’acroski tandis que Cathy Fechoz obtint la 2ème place. Didier Méda lui, prit la 3ème place en saut.

Si la 1ère médaille d’or officielle fut obtenue le 12 février par Fabrice Guy, une première médaille d’or mais en sport de démonstration fut décrochée dès le 10 février à La Plagne. Il s’agit du ballet en ski acrobatique (ou acroski) où l’alsacien Fabrice Becker prit l’or devant le norvégien Rune Kristansen.

JO 1992 Albertville ER 11 Fév R

 

Dans la même discipline, Cathy Feschos prit l’argent derrière la suissesse Conny Kissling

Fabrice Becker et Cathy Feschos (Photo Le Pays)

Cette épreuve d’acroski déjà présente à Calgary en démonstration en 1988 ne fut pas reconduite aux Jeux suivants.

La 3ème médaille d’or officielle vint d’une toute nouvelle épreuve aux Jeux Olympiques, le biathlon féminin. Elle est collective car elle récompensa le relais 3 x 7,5 kilomètres.

Le vendredi 14 février, aux Saisies, dès le départ Corinne Niogret met l’équipe de France dans de bonnes conditions en terminant en tête dans son relais. Véronique Claudel, la vosgienne, gère parfaitement sa course en réalisant un sans faute aux tirs compensant ainsi sa faiblesse relative sur courte distance et permettant à la mulhousienne Anne Briand de n’avoir qu’un léger retard sur les favorites. Elle s’accrocha, réussit ses tirs même si dans sa dernière cible, elle dut effectuer deux tirs supplémentaires. Elle prit tout de même la tête de la course devant de l’allemande Petra Behle-Schaaf avec 8 secondes et la russe Yelena Melnikova avec 27 secondes. Elle appuya fort sur ses bâtons, si fort, qu’elle agrandit son avance sur les deux favorites en leur prenant 23 secondes et 59 secondes.

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Notre trio féminin A. Briand, V. Claudel et C. Niogret (Photo CIO)

Les françaises venaient de réussir un bel exploit en s’emparant du 1er titre olympique par équipe de biathlon féminin. Dans la foulée, au 15 kilomètres le 19 février, Véronique Claudel prit une très bonne 4ème place, suivie de près par Delphine Burlet à la 6ème place et Corinne Niogret à la 7ème place. Les françaises n’avaient pas été assez précises dans les tirs…

Dans les sports en démonstration, le ski de vitesse (ou kilomètre lancé) fut présenté à la station Les Arcs le 22 février et seulement. En finale, la France plaça quatre fusées dans cinq premières places sur 45 concurrents, seul l’américain Jeffrey Hamilton s’intercala à la 3ème place.

Photo Michael Prüfer

 

Ce fut le Michael Prüfer qui remporta le titre avec une vitesse mesurée de 229,2 km/h !

 

 

 

A la seconde place, Philippe Goitschel, réalisa la descente à 228,7 km/h. Laurent Sistach et Claude Basile prirent respectivement la 4ème et 5ème place.

Chez les féminines, la finlandaise Traja Mulari gagna l’épreuve face à 18 concurrentes dont 3 françaises; Françoise Beguin prenant la 7ème place et Jacqueline Blanc la suivante.

JO 1992 Albertville 3 Médailles Argent

 

 

 

 

Médaille d’argent

 

 

 

Hormis les 2 athlètes Olivier Allamand (en bosses) et Sylvain Guillaume (en combiné nordique), la France obtint trois autres médailles d’argent.

En ski alpin, on attendait les français… le premier d’entre eux Franck Piccard réussit en demi-teinte ces Jeux malgré une très belle médaille d’argent.

Pin's Franck Piccard

Lors de la première épreuve du 9 février à Val d’Isère, la descente homme où Francks’intercala entre deux autrichiens, derrière le vainqueur Patrick Ortlieb avec 5 centièmes de retard et devant Günther Mader pour 5 centièmes aussi.

 

                                     Pin’s sur Franck Piccard

 

Même s’il améliorait sa médaille de bronze obtenue à Calgary, il fut déçu de ses Jeux, car lors du Super-G, il perdit son titre Olympique en restant 12 secondes sur la piste de Val d’Isère le dimanche 16 février ! L’épreuve fut remportée par le norvégien Kjetil André Aamolt.

CPM Franck Piccard

Carte postale Franck Piccard après sa médaille d’or à Calgary

Deux jours plus tard toujours à Val d’Isère, ses performances lors du slalom géant firent qu’il ne finira que 18ème (17ème à la première manche et 22ème pour la seconde manche) à plus de deux minutes du vainqueur Alberto Tomba.

Restons sur le ski alpin, avec une deuxième médaille d’argent décrochée par Carole Merle notre spécialiste du Super G.

Ce 18 février, elle était parmi les favorites pour le titre olympique malgré le haut niveau de la concurrence à Méribel…

Pin's Carole Merle

Partie la quatrième, elle prend 2 secondes sur les concurrentes précédentes, affichant ainsi ses ambitions dans ce tracé très technique.

 

Pin’s sur Carole Merle

Partant après, l’allemande Ulrike Maier (Championne du Monde 1991) et l’autrichienne Katja Seizinger ne purent que constater les dégâts, elles avaient perdues 50 centièmes et 1 seconde sur la française.

CPM Carole Merle

Carte postale de Carole Merle

Mais il restait encore une concurrente qui venait de gagner la manche de Coupe du Monde à Megève le 27 janvier 1992, l’italienne Deborah Compagnoni.

Partie en 16ème position, telle une Tomba féminine, elle pulvérisa le temps de Carole Merle de plus d’une seconde (141 centième). La médaille passa de l’autre côté des Alpes… l’allemande conserva la 3ème place.

CPM Deborah Compagnoni

Carte postale de Deborah Compagnoni

Le lendemain, Carole au géant de Méribel décrocha la 6ème place où la suédoise Pernilla Wiberg gagna le titre.

La dernière médaille d’argent, la 5ème fut gagnée par le couple franco-canadien, frère et sœur, Paul et Isabelle Duchesnay en patinage artistique, en danse sur glace. Mère française et père canadien, lui né en France elle au Canada, ils avaient la double nationalité. Jusqu‘en 1985, ils patinèrent sous le drapeau du Canada.

Calendrier 1992 Duchesnay

Calendrier de La Poste en 1992, pariant sur le couple Duchesnay…

Puis en 1986, ils demandèrent de patiner sous le drapeau français.

Le couple, auréolé du titre de Champion du Monde 1991* acquis en marsà Munich, très innovateur avait les faveurs du public mais un peu moins celles des jurés.

*NA : Pour ces championnats, l’épreuve des imposés avait été supprimée par l’ISU (International Skating Union ou Union internationale de patinage) l’année précédente.

Le 14 février sur la patinoire d’Albertville, le couple prit la 3ème place en danse imposée entourés par 3 couples russes de L’Equipe Unifiée avec les triples Champions d’Europe Marina Klimova et Sergey Ponomarenko en tête, Maiya Usova et Sasha Zhulin à la 2ème place, et devançant Pasha Grihchuk et Yevgeny Platov. Deux jours après, pour la danse originale avec ‘’La mélodie du bonheur’’, ils détrônèrent le 2ème couple russe et confirmèrent le lendemain à la même place en danse libre avec ‘’West side story’’.

Photo Podium Patinage France Russie 1 Russie 2

Podium olympique du patinage artistique

Ce fut la dernière compétition internationale pour le couple Duchesnay...

JO 1992 Albertville 3 Médailles Bronze

 

 

 

 

 

Médaille de bronze

 

 

 

Une troisième médaille est venue récompenser le ski alpin français, elle fut décrochée au ski alpin en combiné. 

En ce mercredi 13 février, la grenobloise Florence Masnada plus technicienne que descendeuse, limita les dégâts dans l’épreuve de la première manche du combiné alpin, la descente. Elle se classa à la dixième place à 1 seconde et 8 centièmes de l’autrichienne Petra Kronberger arrivé en tête.

CPM Florence Masnada

Carte poste de Florence Masnada

Le lendemain, pour la seconde manche, FLO effectua un slalom de haute volée pour décrocher la 5ème place du slalom gagnée par la norvégienne Anne Berge. Avec cette place, elle termina sur le podium derrière les deux autrichiennes Petra Kronberger et Anita Wachter, réciproquement 3ème et 2ème de la deuxième manche.

Photo Podium Combiné Alpin Anita Wachter Petra Kronberger Florence Masnada CIO

Podium du combiné nordique (Photo CIO)

A noter, que Jean-Luc Crétier prit la 4ème place au combiné alpin en étant que 9ème dans la descente son point faible.

CPM Jean-Luc Crétier

Carte postale Jean-Luc Crétier

Une belle surprise aussi, fut la qualification de l’équipe d’hockey sur glace qui se qualifia pour les quarts de finale où elle ne put franchir le mur américain.

Les autres nations au travers de ses médaillés

Si la Norvège prit la 3ème place au classement, elle le dut grandement à ses fondeurs qui raflèrent 9 médailles dont cinq titres olympiques. Bjorn Daehlie remporta les médailles d’or du 15 et 50 kilomètres, du relais 4x10 kilomètres, la médaille d’argent du 30 kilomètres. Son compatriote Vegard Ulvang lui s’appropria de l’or du 10 et 30 kilomètres, du relais, la médaille d’argent du 15 kilomètres.

 CPM Norvégien Bjorn Daehlie CPM Norvégien Vegard Ulvang

Cartes postales des norvégiens Bjorn Daehlie et Vegard Ulvang

Sur le 30 kilomètres, la dernière médaille fut conquise par Terje Langli qui participa lui aussi à la victoire du relais. Les féminines, pas en reste, rapportèrent la médaille d’argent au relais 4x5 kilomètres.

L’Equipe Unifiée remporta elle aussi 9 médailles dans cette discipline du ski de fond, moins dorées (3 or) que celles des norvégiens. Ce sont les féminines qui raflèrent les titres et en premier lieu la russe Lioubov Egorova avec les titres des 10 et 15 kilomètres, le relais 4x5 kilomètres, plus les médailles d’argent des 5 et 30 kilomètres. Sa compatriote Elena Välbe s’empara des 4 médailles de bronze en individuel et participa à l’obtention du titre par équipe.

Photo CIO Equipe Unifiée E

Equipe Unifiée : E. Valbe R. Smetanina L. Lazutina L. Egorova (Photo CIO)

Les deux titres restant furent remportés par la Finlande (Marjut Lukkarinen pour le 5 kilomètres) et l’Italie (Stefania Belmondo pour le 30 kilomètres).

Le biathlon, suprématie allemande comme en peut témoigner les résultats dans cette discipline avec sept médailles. Elle remporta 3 titres, le 4x7,5 kilomètres homme, le 10 kilomètres par Mark Kirchner qui prit aussi la médaille d’argent du 20 kilomètres,

Télécarte Mark Kirchner

               Télécarte anglaise sur Mark Kirchner

et le 15 kilomètres féminin avec Antje Misersky qui elle aussi s’adjugea la médaille d’argent du 7,5 kilomètres.

                                        Photo CIO Antje Misersky

                                                                             Antje Misersky au tir (Photo CIO)

L’équipe féminine remporta aussi la médaille d’argent derrière les française sur le 3x7,5 kilomètres. Ricco Groß, lui décrocha la médaille d’argent du 10 kilomètres.

L’Allemagne fut la reine du patinage de vitesse ou elle remporta 11 médailles dont 2 titres olympiques chez les hommes grâce à Uwe-Jens Mey au 500 mètres et Olaf Zinke au 1000 mètres.

     Télécarte Patinage de vitesse Logo Coq     Télécarte Patinage de vitesse Logo Flamme

2 télécartes patinage de vitesse avec logo différent

Les féminines décrochèrent les titres du 1500 mètres avec Jacqueline Börner, du 3000 et 5000 mètres avec Gunda Nieman, aussi médaille d’argent du 1500 mètres derrière sa compatriote.

CPM Jacqueline Börner Patinage de vitesse

                  Carte postale de Jacqueline Börner

                                                     Photo Gunda Nieman Patinage de vitesse R

                                                                                     Gunda Nieman (Photo CIO)

Sur les podiums, Heike Warnicke prit les médailles d’argent des 3000 et 5000 mètres, et enfin 3 médailles de bronze vinrent compléter le tableau avec Christa Rothenburger pour le 500 mètres, Monique Garbrecht-Enfeldt pour le 1000 mètres et Claudia Pechstein pour le 5000 mètres. Cette dernière épreuve fut d’une certaine manière, la consécration avec un podium féminin allemand.  

L’Allemagne remporta aussi 4 médailles en luge dont 2 titres olympiques par Georg Hackl en simple et par Stefan Krause avec Jan Behrendt en double.

Photo Georg Hackl R  Photo Stefan Krausse Jan Behrendt

Georg Hackl, Stefan Krause & Jan Behrendt (Photo CIO)

Quelques athlètes exceptionnels de ces Jeux

Le 14 février, un tout jeune athlète âgé de 16 ans et 261 jours va remporter la médaille d’or du saut à ski grand tremplin par équipe. Le finnois Toni Nieminen devient le plus jeune médaillé d’or dans l’histoire des Jeux d’Hiver.

Photo Toni Nieminen

Toni Nieminen avec son chapelet de médailles

Il  avait quelques jours avant, gagné la médaille de bronze au tremplin de 90 mètres. Deux jours plus tard, il récidiva au grand tremplin pour arracher le titre olympique en laissant loin derrière les deux autrichiens.

Au patinage artistique, le tchécoslovaque Petr Barna fut le premier à réussir un quadruple saut aux Jeux Olympiques qui lui rapporta le bronze.

Photo Petr Barna

Petr Barna avec sa médaille (Photo Musée CIO)

Avant ces Jeux, il avait remporté le Championnat d’Europe à Lausanne le 23 janvier. 

Une autre première dans cette olympiade, la première médaillée de l’hémisphère sud, la néo-zélandaise Annelise Coberger qui prit l’argent au slalom féminin.

Photo Podium Slalom féminin R

Podium féminin du slalom (Photo CIO)

Après une première manche en demi-teinte, elle se plaça à la 8ème place, elle réussit une superbe deuxième manche pour finir derrière l’autrichienne Petra Kronberger et l’espagnole Blanca Fernandez Ochoa.

Cérémonie de clôture

Comme pour la cérémonie d’ouverture des Jeux, la cérémonie de clôture du dimanche 23 février fut mise en scène par Philippe Decouflé. La même magie s’est dégagée pour le spectacle avant l’arrivée des athlètes.

JO 1992 Albertville CPM Cérémonie clôture

Carte postale de la cérémonie de clôture

Après le transfert du drapeau olympique au maire de la ville de Lillehammer (Norvège), le chorégraphe avait mis à l’honneur les groupes folkloriques des deux Savoie pour la présentation de danses traditionnelles accompagnés par 300 enfants des écoles d’Albertville, tout de blanc vêtus. La cérémonie se clôtura par un feu d’artifice et un grand bal pour le public.

Ces Jeux furent un grand succès sportif et médiatique, plus de 2 milliards de téléspectateurs auraient suivi les retransmissions.

A l’occasion de cette olympiade, tous les moyens de communications visuels ont été utilisés d’où un nombre impressionnant d’objets de collections diffusés…  

Monnaie argent Albertville 1992 R

Pièces de 100 francs émises pour les Jeux

 

NA : Cette petite rétrospective sur les Jeux Olympiques d’Hiver organisés en France se termine avec la question, à quand la prochaine ?

 

Références : Wikipedia, Site du CIO, Site Esprit bleu (Site Olympique français), Site Sports-Référence, divers sites Web…

JM

Infos pratiques  

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Appendice

(1) Figures spéciales : Cette épreuve de patinage artistique présente aux Jeux Olympiques de 1908 à Londres, imposait aux patineurs de tracer des motifs sur la glace avec la lame de leurs patins.

Pour en savoir plus, consulter l’article sur Wikipédia : Cliquer ici

(2) Viktor Gustaf Balck : Cet officier suédois, né le 25 avril 1844 et mort le 31 mai 1928, fut marin, sportif (escrime et gymnastique) et instructeur.

Photo Viktor Gustaf Balck

 

Dès 1870, il participe au développement du sport en Suède hors des structures que sont l’école et l’armée.

 

Photo Wikipedia

 

En 1894, il devient l'un des premiers membres du CIO (Comité International Olympique). Il obtient pour son pays l’organisation des Jeux Olympiques d’été en 1912. Il est aussi impliqué dans la création des Jeux Nordiques en 1901. Il fut président de l’ISU (International Skating Union) entre 1894 et 1924.

(3) Eugnio Brunetta d’Usseaux : Le comte italien est né le 14 décembre 1857 dans une famille d’origine française et mort le 8 janvier 1919. Sportif, rameur et cavalier, il devint un membre du CIO (Comité International Olympique) après avoir rencontré le Baron Pierre de Coubertin.

Photo Eugnio Brunetta d’Usseaux R

Il obtint l’organisation des Jeux à Rome en 1908 mais l’Italie dut renoncer en 1906 à cause de problèmes financiers.

Il est l’initiateur de la présence des sports d’hiver dans le programme olympique et propose une semaine distincte pour les Jeux de Stockholm en 1912. Refusée par les organisateurs suédois, elle fut acceptée pour les jeux suivants en 1916. Il n’eut pas la chance de voir se dérouler les épreuves de sport de neige car La Première Guerre Mondiale fit reportée les Jeux de 1916 et il décéda en 1919 bien avant les Jeux de 1924. Les Jeux d’Anvers de 1920, ne permettait pas d’organiser ce type d’épreuve.

(4) Patrouille militaire: Cette épreuve sportive est née au début du siècle dernier, elle combine le ski de fond et le tir. Elle est réalisée par une équipe de quatre athlètes militaires (1 officier, 1 sous-officier et 2 soldats) et se déroule en relais. Elle fut présente jusqu’aux jeux de 1948 à Saint-Moritz (Suisse). Elle est le précurseur du biathlon qui deviendra sport olympique en 1960 aux jeux de Squaw Valley (USA). 

(5) Jean-Claude Killy : Né à Saint-Cloud le 30 août 1943, il grandit à Val d’Isère.

Photo Jean-Claude Killy

La neige est son élément, il devient un excellent skieur et donne à la France de nombreux titres dont une triple médaille d’or aux JO de Grenoble en 1968. Après la neige, il est attiré par le macadam. Il participe à des courses automobiles dont les 24 heurs du Mans.

Il revient à sa première passion et participe à son développement et entre comme membre au FIS (Fédération Internationale de Ski).

Avec Michel Barnier, il lance l’idée de réaliser les Jeux d’Hiver à Albertville.Il devient membre du CIO en 1995 et participe à la candidature de Paris pour les Jeux d’Eté en 2012.

(6) L’Equipe Unifiée : Elle rassemblait les athlètes de six anciennes Républiques Sociales Soviétiques représentant l’Albanie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, la Russie et l’Ukraine. En automne 1991, s’était produite la dissolution de l’URSS suite à l’indépendance proclamée de plusieurs des quinze républiques constituantes.

(7) Philippe Découflé : Danseur et chorégraphe de génie, il est né à Neuilly-sur-Seine le 22 octobre 1961.

Photo Philippe Découflé

Il s’est formé à plusieurs disciplines tel le mime, la danse, l’école du cirque…

Dès 1983, il créé sa propre compagnie à Bagnolet. Inventif et ludique, ces projets remportent plusieurs prix dont un Lion d’Argent au Festival de Venise en 1989. Il est choisi pour organiser plusieurs spectacles dont une danse pour le défilé du bicentenaire de la Révolution Française à Paris.

Ces spectacles novateurs font qu’il est chargé d’organiser les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO d’Albertville, ce fut la consécration. Sa réputation fait qu’il est sollicité pour de nombreux projets tant en France qu’à l’étranger.

(8) François-Cyrille Grange : Né en 1983 à Saint-Jean de Maurienne, il a été choisi par le COJO (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques) pour accompagner le dernier relayeur de la flamme, Michel Platini, pour allumer la vasque olympique; c’est d’ailleurs lui qui a déclenché sa mise à feu. Il fut en concurrence avec son petit frère Jean-Baptiste et un autre enfant de Valloire. Même s’il s’est formé au ski de compétition comme son frère, il l’a laissé poursuivre seul cette voie. Jean-Baptiste est devenu champion de France junior de slalom le 23 janvier 2004, une étape majeure de sa carrière sportive l’emmenant à Sotchi.

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