MAJ le 17 juillet 2018

Comme l’Allemagne Fédérale en 1974, l’Argentine fut choisi par la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) lors de son 35e Congrès du 6 janvier 1966 à Londres, pour accueillir la 11e édition de la Coupe du Monde de la FIFA 1978.

Le congrès fut organisé au Royal Hotel à Londres, afin, d’effectuer aussi le tirage les groupes de la phase finale de la Coupe du Monde 1966 en Angleterre.

CPSM Londres Royal Hotel

Carte postal du Royal Hotel à Londres

NA : Lors de ce même Congrès, la FIFA choisit l’Espagne pour organiser la Coupe du Monde 1982 et la Colombie* pour la suivante.

*Colombie : Elle déclara forfait en 1983 pour des raisons économiques, le Mexique sera choisi pour la suppléer.

Pour mémoire, l’Equipe de France n’avait pas participé aux deux phases finales précédentes, celles du Mexique en 1970 et de l’Allemagne Fédérale en 1974, n’ayant pas su se hisser à la tête de son groupe lors des Tournois préliminaires !

CD Allez les bleus RR

NA : A la fin de ce texte, des liens permettent d’accéder aux articles sur les parcours de l’Equipe de France dans les deux Tournois préliminaires.

Tournoi préliminaire en Europe

Au regard des 107 nations* s’étant inscrites pour participer à cette 11e édition de la compétition internationale, la FIFA dut reconduire l’organisation d’un Tournoi préliminaire pour arriver à une Phase finale avec 16 pays.

*107 nations* : Pour la première fois, le nombre d’inscrits dépassait la barre des 100 nations ! Pour la précédente édition, 99 équipes s’étaient inscrites mais seules 90 avaient participé.

Parmi ses 107 nations, deux avaient déjà un billet gratuit pour participer à la phase finale, l’Argentine pays organisateur et l’Allemagne Fédérale championne en titre.

CPM Allemagne CM 1974 R

Carte postale Equipe d’Allemagne Championne du Monde 1974

Pour établir le Tournoi préliminaire, la FIFA organisa à Guatemala City, le 19 novembre 1975, le tirage des groupes des différentes zones.

CPM Guatemala City

Carte postale Guatemala City

L’Europe avec 31 nations participantes (plus 3 par rapport à 1970), 9 Groupes furent constituées pour ce Tournoi préliminaire devant qualifier 8 nations; la RFA, pays organisateur, étant qualifiée d’office.

Carte Europe CM 1978

Carte des pays européens du Tour préliminaire (réalisation BF)

La France fut tête de série et affectée au Groupe 5, avec comme adversaires, la Bulgarie et encore l’Irlande. Deux équipes difficiles à manœuvrer dont la Bulgarie qui avait barré la route aux Tricolores pour la Coupe du Monde en 1962 au Chili, lors du Tournoi de qualification.

1975 Groupe 5 Bulgarie France Irlande

Elle avait une nouvelle opportunité de participer à une phase finale mais elle devait combattre deux types d’adversaires ! D’une part, les deux équipes du groupe mais aussi un adversaire irréel, le dicton ‘’Jamais deux sans trois…’’; pas une mince affaire dans les deux cas, surtout quand ils se combinent…

L’entraîneur de l’Equipe de France 

Comme l’Equipe de France avait été éliminée lors du Tournoi préliminaire pour la Coupe du Monde 1974, son entraîneur Georges Boulogne fut remercié et remplacé par le roumain Ștefan Kovácsà l’été 1973.

Livre Stephan Kovacs Football total

Livre Football total par Ștefan Kovács

Lui même, n’ayant pas plus qualifier la France pour le Championnat d’Europe 1976, son contrat ne fut pas reconduit. Elle n’avait terminé qu'à la 3e place de son groupe, lors des éliminatoires, derrière la Belgique, l’Allemagne de l’Est et devant l’Islande.

Pour remplacer Ștefan Kovács, la FFF (Fédération Française de Football) choisit, en novembre 1975, Michel Hidalgo*, son adjoint depuis 1973.

Fiche Ștefan Kovács Michel Hidalgo R

Fiche Michel Hidalgo & Ștefan Kovács

*Michel Hidalgo (et Serge, son frère jumeau) : Nés le 22 mars 1933, à Leffrinckoucke, commune du Nord. La famille s’installa dès 1935 à Mondeville, commune du Calvados. Après un passage par Evron en Mayenne entre 1940 et 1946, la famille revint s’installer dans la commune normande qu’elle avait du quitter à cause de la 2e Guerre Mondiale.

Le football dans le pied, il s’inscrit en 1946 au club de l’US Normande. Il devient professionnel au club du Havre AC en 1952, puis rejoint Reims au bout de deux ans tout en effectuant son service militaire au Bataillon de Joinville. Il y remporta le titre de Champion de France en 1955 avec 11 buts à son actif.

Carte Michel Hidalgo Miroir Sprint

Carte Miroir Sprint Michel Hidalgo

Avant le début de la saison, Reims gagna le Trophée des Champions. Il fit parti de l’équipe, battue en finale à Paris le 13 juin 1956, par le Réal de Madrid de la 1ère Coupe d’Europe des Clubs Champions où il marqua le 3ème but permettant aux rémois de mener 3-2, mais les madrilènes vont scorer par deux fois.

CPM Equipe de Reims 1956

Carte postale Equipe de Reims 1956 (croix sur Hidalgo)

Il poursuivit sa carrière à Monaco entre 1957 et 1967 en obtenant un nouveau Trophée des Champions (1957), la Coupe Drago (1961), deux Coupes de France (1960 et 1963) et deux titres de Champion de France (1961 et 1963). En 1967, il devint entraîneur de l’équipe CFA du club. 

Magazine Miroir du Football Hidalgo Oct 1961R

Extrait Magazine Miroir du Football (Hidalgo au milieu)

En 1970, il entra à la DTN (Direction Technique Nationale) aux côté de Georges Boulogne, puis son adjoint en 1972.

De 1964 à 1969, il fut à la tête du syndicat de l’UNFP (Union Nationale des Footballeurs Professionnels), succédant à Just Fontaine.

L’entraîneur Michel Hidalgo n’avait décroché qu’une seule cape en tant que joueur en Equipe de France, match contre l’Italie à Florence, perdu 2-1, le 5 mai 1962.

Revenons à la compétition de l’Equipe de France.

Bulgarie-France, match aller

1976 10 09 Bulgarie France

Pour son premier match, dont l’enjeu était sinon crucial, très important, l’Equipe de France se déplaçait en Bulgarie à Sofia !

Pendant le stage de préparation à Saint-Germain-en-Laye, peu avant le départ, Michel Hidalgo dut faire face aux forfaits, après celui de Patrick Revelli (blessure), vinrent ceux de Farison (blessure), Jean-Michel Larqué (fils malade) et Dominique Rocheteau (infection oreille) !

CPM St Germain en Laye Multivues

Carte postale Saint-Germain-en-Laye

De faite, la sélection au départ de 17 joueurs se réduisait à 15 unités; en réalité, elle fut de 16 grâce à l’accord de la FIFA, d’accepter la qualification d’Olivier Rouyer.

En cette après-midi du samedi 9 octobre 1976, La Bulgarie attendait de pied ferme l’Equipe de France dans son stade Wassilev Levski à Sofia où avait pris place environ 45000 spectateurs.

CPM Sofia Stade Wassil Levski

Carte postale Stade Wassilev Levski à Sofia

Michel Hidalgo avait composé son équipe en s'appuyant sur une ossature stéphanoise. Un petit mois plutôt, Saint-Etienne était venu faire un nul (0-0) contre le CSK Sofia, un bon présage ?

L’Equipe de France : Dominique Baratelli, Gérard Janvion, Christian Lopez, Marius Trésor (Cap), Maxime Bossis, Jean Gallice, Christian Synaeghel, Michel Platini, Dominique Bathenay, Bernard Lacombe et Didier Six.

1976 10 09a Bulgarie vs Equipe France

L’Equipe de France à Sofia (Miroir Sprint)

Les bulgares vont dominer la première demi-heure sans toutefois faire trembler les filets de Dominique Baratelli. Mais peu à peu, le jeu tricolore va s’organiser et mettre en difficulté la défense locale. A la 37’, une faute de Georgi Denev provoqua un coup-franc aux 25 mètres, plein axe. Dominique Bathenay décala le ballon à Michel Platini qui d’une belle frappe va trouver la lucarne gauche de Toshko Krastev. Contre toute attente, les français menaient 0-1 !

CPM Michel Platini adidas

Carte postale Michel Platini

Trois minutes plus tard, ils vont doubler la mise. Dominique Bathenay servi par Michel Platini, s’infiltra dans la défense bulgare et fusilla le gardien qui relâcha le ballon reprit par Bernard Lacombe en renard des surfaces de réparation.

CPM Bernard Lacombe

Carte postale Bernard Lacombe

Avec un score de 0-2, l’Equipe de France avait réalisé une belle 1ère mi-temps, du moins le croyait-elle quand la Bulgarie va obtenir un coup-franc à l’orée de la surface à la 45’… le tir de Hristo Bonev détourné par Bernard Lacombe va prendre à contre-pied Dominique Baratelli; la Bulgarie revenait dans le match avant la mi-temps.

Image Panini Hristo Bonev

Image Panini Hristo Bonev

Le début de la 2ème mi-temps fut décousu où chaque équipe était en situation de marquer. Olivier Royer, première sélection, remplaça Didier Six à la 62e minute. Peu après, Michel Platini va être lancé par Dominique Bathenay dans la profondeur et être fauché par le gardien… pénalty, non décida l’arbitre ! L’action suivante voit Pavel Panov marquer, en étant hors-jeu, sur une passe de la tête de Hristo Bonev suite à un centre de Voïn Voynov. But refusé, non décida l’arbitre !

Image Panini Pavel Panov

Image Panini Pavel Panov

Au fait, qui était l’arbitre de ce match, un grand ami… de Thierry Roland, c'était l’écossais Ian Foote !

Il récidiva à la 87’, quand il donna un penalty à la Bulgarie suite à un plongeon de l’infatigable Hristo Bonev dans la surface de réparation ! Les français totalement outrés ne parvinrent pas à modifier la décision du référé.  Le tombeur décida d’exécuter ce tir synonyme de match gagné. Il prit à contre-pied Dominique Baratelli et le ballon flirta avec le poteau gauche… mais à l’extérieur.

1976 10 10 France Bulgarie ER 4R

Titre de L’Est Républicain le 10 octobre 1976

La France passa près de la catastrophe mais au contraire obtint un bon résultat tout de même dans des conditions difficiles et un arbitrage ‘’à la maison’’ !

France-Irlande, match aller

1976 11 17 France Irlande

Pour le deuxième match, la France accueillait l’Irlande pour à nouveau un match important où seule la victoire était acceptable vu l’enjeu de la qualification. Cette rencontre, importante, était redoutée par l’entraîneur français au regard de la rudesse du jeu Irlandais !

1977 04 01 Irlande France ER 3R

Michel Hidalgo avait reconduit en grande partie l’équipe ayant obtenu un bon résultat à Sofia, puisque que seuls deux nouveaux joueurs effectuaient leur entrée, Raymond Kéruzoré et Dominique Rocheteau.

L’Equipe de France : Dominique Baratelli, Gérard Janvion, Christian Lopez, Marius Trésor (Cap), Maxime Bossis, Dominique Bathenay, Michel Platini, Raymond Kéruzoré, Dominique Rocheteau, Bernard Lacombe et Didier Six.

1976 11 17a Eq France vs Irlande

L’Equipe de France au Parc des Princes (Miroir Sprint)

Le 17 novembre 1976, 43437 spectateurs avaient pris possession des tribunes du Parc des Princes, dont une très grande majorité était venue supporter les Tricolores.

CPM Paris Stade Parc des Princes 2

Carte postale du Parc des Princes

Si l’Equipe de France tenta d’imposer son jeu dès le début du match, elle fut confrontée au pressing des Irlandais. Ils perturbaient son organisation, voire au fil des minutes, leur emprise devenait dangereuse… Les attaques pas assez tranchantes des Tricolores butaient sur une défense solide. Le peu d’occasions de but était équilibré quand vint la mi-temps.

Le retour des vestiaires vit des joueurs français plus entreprenants avec un tir sur le poteau suite à coup franc de Michel Platini. Le nancéen va concrétiser ce début de 2e mi-temps favorable par un but réussi à la 48’ suite à la récupération d’un ballon récupéré par Didier Six dans les pieds de Johnny Giles, en plaçant le ballon hors de portée du portier Michael Kearns.

Image Michel Platini n°41

Image Michel Platini

Grâce à son leader et buteur, la France développait un beau jeu mais sans empêcher les Irlandais de se procurer des occasions, mais ils étaient souvent pris en position d’hors–jeu. A la 71e minute, Didier Six fut remplacé par Olivier Rouyer.

Il fallut attendre la 87’ pour voir le score évoluer sur une belle frappe de Dominique Bathenay suite à une passe du meilleur joueur du match, Michel Platini.

CPM Dominique Bathenay

Carte postale Dominique Bathenay

A ces deux buts, deux autres furent refusés par l’arbitre Yougoslave. Celui de Marius Trésor marqué à la 50’, pour avoir touché le ballon avec la main et celui de Frank Stapleton à la 67’, suite à un hors-jeu de position d’un autre irlandais.

A noter, une particularité dans cette équipe, le cas de Johnny Giles, 36 ans, qui assurait les postes de sélectionneur, entraîneur et joueur, un cas unique à ce niveau de compétition !

Image Johnny Giles

Image Johnny Giles

Avec bien des difficultés, l’Equipe de France avait atteint son objectif en gagnant le match 2-0, sur une Equipe Irlandaise qui avait bien résisté avec son pressing et son jeu dur sur l’homme; son fighting spirit !

Irlande-France, match retour

1977 03 30 Irlande France

Avant de partir en Irlande, les 22 sélectionnés par Michel Hidalgo s’étaient retrouvés lors du stage traditionnel à Saint-Germain-en-Laye où ils avaient possibilité d’effectuer des rencontres avec comme sparring-partner, l’équipe du Paris SG.

Si le match avait eu du mal à se décanter à Paris pour la France, le rendez-vous à Dublin serait certainement encore plus difficile avec des Irlandais jouant dans leur jardin et une revanche à prendre.

Michel Hidalgo dut réaménager son équipe suite à des forfaits et à la volonté de trouver une équipe pouvant résister en Irlande.

L’Equipe de France : André Rey, Gérard Janvion, Christian Lopez (Cap), Patrice Rio, Thierry Tusseau, Dominique Bathenay, Michel Platini, Christian Synaeghel, Dominique Rocheteau, Bernard Lacombe et Olivier Rouyer.

1977 03 30a Irlande vs Equipe France R

Equipe de France à Dublin

Le 30 mars 1977, le stade de Lansdowne Road était totalement vert, avec 45000 spectateurs, pour accueillir les deux équipes de football et non pas celles de rugby… rencontres beaucoup plus fréquentes, tous les 2 ans, avec chaque année le Tournoi des 5 nations !

CPM Dublin Stade Lansdowne Road

 Carte postale Stade Landsdowne Road à Dublin

Comme prévu dès le coup de sifflet, les Irlandais partirent à l’abordage du camp français et imposèrent leur jeu physique et direct. Dès la 10’, William Brady va ouvrir le score sur un contre piégeant la défense tricolore et André Rey ne put rien faire.

Image William Brady

Image William Brady

Ce but va paralyser les joueurs français qui eurent de grandes difficultés pour organiser leur jeu sous le pressing irlandais, mais ils arrivèrent à contenir leurs assauts sans prendre de nouveau but malgré les occasions obtenues lors de cette première mi-temps. Le score aurait pu être plus défavorable !

A la reprise, les tricolore sortirent un peu la tête de l’eau et eurent quelques occasions par Michel Platini, Olivier Rouyer et Dominique Bathenay, mais pas suffisantes pour modifier le score.

1977 03 31 Irlande France ER 1R

Titre de L’Est Républicain le 31 mars 1977

Les Irlandais avaient leur revanche et la France avait compromis ses chances de qualifications !

France-Bulgarie, match retour

1977 11 17 France Bulgarie

Avant son dernier match contre la Bulgarie, la situation était la suivante, la Bulgarie avait battue l’Irlande chez elle le 1er juin et obtenue un nul à Dublin le 12 octobre. Elle possédait donc 4 points quand la France n’en avait que trois.

La situation était relativement simple, il fallait que l’Equipe de France gagne cette rencontre pour se qualifier pour le Mondial en Argentine.

1977 11 17 France Bulgarie ER 3R

L’Equipe de France lors du stage de préparation (photo ER)

Michel Hidalgo profita du stage à Saint-Germain-en-Laye pour élaborer un plan et former une équipe permettant de battre les Bulgares qui n’avaient besoin que d’un nul pour être qualifiés…

A son équipe de base, il fit appel au niçois Jean-Marc Guillou comme demi défensif pour permettre à Michel Platini et Dominique Bathenay de s’attacher à percer le coffre-fort bulgare.

Equipe de France : André Rey, Gérard Janvion, Patrice Rio, Marius Trésor (Cap), Maxime Bossis, Dominique Bathenay, Michel Platini, Jean-Marc Guillou, Dominique Rocheteau, Bernard Lacombe et Didier Six.

CPM France Bulgarie

Carte postale Equipe de France

Parmi les joueurs sur le banc des remplaçants, il y avait le sochalien Gérard Soler qui joua au FCM les saisons 1972-1978.

CPM Gérard Soler 2

Carte postale Gérard Soler

Et vint le mercredi 16 novembre 1977, où le public du Parc des Princes, fort de 44860 spectateurs, était derrière son équipe nationale pour être le 12e homme attendu de ce match.  

Les Tricolores prirent les Bulgares à la gorge dès le début du match, eux qui avaient décidé de jouer la défense étant donné qu’ils étaient qualifiés. Ils mirent peu à contribution André Rey mais il ne fallait trop pas se découvrir tout de même. Les actions suivaient aux actions et à la 38’ suite à un corner tiré par Didier Six, la tête de Marius Trésor fut contrée mais le ballon fut récupérer par Dominique Rocheteau qui va le mettre au fond des filets.

CPM Dominique Rocheteau

Carte postale Dominique Rocheteau

A la dernière minute avant la mi-temps, Michel Platini effectua une belle frappe sur la barre transversale. A la reprise, l’Equipe de France repartit à l’assaut de la cage de Rumen Goranov. Les Bulgares, étant éliminés, ils durent jouer plus offensivement, rentrant un attaquant supplémentaire à la 54e minute après un premier changement effectué au retour des vestiaires. Le 2e but va intervenir à la 63’, sur une passe de Didier Six à Michel Platini qui va décocher un tir des 25 mètres sous la barre du gardien battu.

Image Michel Platini R

Image Michel Platini

Christian Dalger remplaça Dominique Rocheteau à la 70’ pour redonner un peu de sang neuf à l’attaque Tricolore, le stéphanois étant un peu cuit. Les actions françaises étaient toujours aussi percutantes mais manquaient d’ajustement. La fin de la mi-temps arrivant, les Français vont un peu se relâcher et les Bulgares vont en profiter pour trouver l’ouverture à la 85’ par Chavdar Cvetkov de la tête.

Carte Chavdar Tsvetkov

Carte Chavdar Cvetkov

Ce but va piquer l’amour propre des Tricolores qui vont repartir à l’attaque. Suite à un dégagement de Jean-Marc Guillou, le ballon va être récupérer par Bernard Lacombe qui va s’infiltrer dans la défense adverse et servir Christian Dalger. Après un contre favorable, il put battre le gardien Rumen Goranov.

Image Christian Dalger

Image Christian Dalger

Le résultat final de 3-1 n’était pas volé loin sans faut ! Les joueurs portèrent en triomphe Michel Hidalgo en pleurs.

Livre 100 ans football en France p299 Hidalgo

L’émotion non contenue de l’entraîneur (photo Livre 100 ans Football en France)

Le dernier entraîneur ayant conduit l'Equipe de France en phase finale de la Coupe du Monde fut Henri Guérin pour l'édition 1966 en Angleterre.

Epilogue

11 ans de souffrance et de désillusion ont été balayés par ce dernier match au Parc des Princes, voire lavés par la pluie fine de cette soirée du 16 novembre 1977 !

Michel Hildago avait su formé une Equipe de France pour aller décrocher sa participation à sa 7e Coupe du Monde, prévue en juin 1978 en Argentine.

CPM Michel Hidalgo

Carte postale Michel Hidalgo

Au passage, il avait trouvé un maître à jouer en le nancéen Michel Platini, ses coéquipiers se mettant au diapason.

JM

Liens pour accéder aux articles cités

Article sur le parcours de l’Equipe de France dans le Tournoi préliminaire pour la Coupe du Monde 1970 au Mexique : Cliquer ici

Article sur le parcours de l’Equipe de France dans le Tournoi préliminaire pour la Coupe du Monde 1974 en Allemagne : Cliquer ici

Références  Web : Wikipédia, YouTube, Divers sites Web.

Références livres : La fabuleuse histoire de la Coupe du Monde (Thierry Roland), Football en bleus (Michel Hidalgo), L’Est Républicain,

Infos pratiques  

Vous pouvez laisser des commentaires sur cette présentation via le lien "Commentaires" en fin de l'article après la liste des tags.

Les textes en gras et soulignés sont des liens vers d'autres articles... En cliquant dessus vous êtes dirigés vers ceux-ci.

En cliquant sur une photo ou un document, vous pouvez l’agrandir.

          ---o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o-----o---